7 novembre 2008

La herse

Texte inspiré par la musique de Laherse, compositeur que j’ai découvert sur Myspace il y a deux mois. Ses compositions nourries, incisives et contemporaines m’ont séduit et dès lors que j’ai su qu’il aimait mes textes, j’ai eu envie de marier mes mots à ses notes. En est ressorti le texte ci-dessous, imprégné non seulement de sa musique mais aussi de ses écrits, puisque je me suis donné pour « contrainte » d’inclure le titre de chacun des morceaux que j'écoutais dans le poème lui-même. C’est donc l'univers de Laherse dans sa globalité qui a donné sa direction à ce texte. Je vous invite donc à aller jeter une oreille à sa page Myspace, ne serait-ce que pour lire ceci en écoutant la bande son, et puisse-t-il vous inspirer comme il m’a inspiré :-D



LA HERSE

un piano s’écrase sur l’ombre
synapse dévergondée
si d’ailleurs synapse il y a
silhouette inanimée d’un possible événement
recraché par le saint journal télévisé
vissée à son cadre image d’un moine clair-obscur
entre sociétaires il n’y a nulle épouvante
qui ne soit concevable

les enfants voudraient se réfugier
en un ailleurs compulsif extensif
extension du moi cultivé en fleur
inapte à la parole donnée
les enfants gerbent nos « il ne faut pas »
(messe rock‘n’roll yeah !)
mais qui leur apprend les « tu pourrais » ?
l’échelle des possibles
est niée en cadence

mangez vos vaches en silence !
hurle la maîtresse aux enfants
la peur lyrique entretenue
(grand méchant lupus)
pour masquer l’agonie des vaches sucrées
la parole n’est que pour ne rien dire
le dogme du soi-même s’élève contre
le don de soi par les mots
si l’anse casse l’homme tombe (croit-on)

on envoie les femmes bronzer sous
un soleil paradoxal
(mais fourni avec crème solaire)
les hommes se gaussent de liquides obscènes
les enfants quant à eux
enfermés dans leurs barbies pendant que
big jim rit dans sa barbe
tic tac, l’heure tourne !
& nul ne s’éveille

mademoiselle lumière choupette chatte
love-toi entre deux pages
renie ta femme sauvage
donne-toi à l’homme poubelle, tu es si belle
(tic tac…)
objet de luxsueur
on te donnera à manger à baal
sa semence imposée à tes dieux païens
ta semence répandue pour trois fois rien

tic tac, que reste-t-il aux morts ?
un filament de l’innocence
un firmament d’existence
une chansonnette de ruelles sombres
mais qui sait ce que font les morts, pourtant
sourit à chaque incongruité
que lui suggère le bruit

5 novembre 2008

... (13)

le temps dévore les luttes
le tampura porte la vie
lorsque s’achève un cycle
les jappements s’abîment
dans l’alap


4 novembre 2008

... (12)

entre zéro et cinq
s’affiche un cryptogramme
le zéro s’éclipse
le un est apocalypse

le reste reste



3 novembre 2008

... (11)

les ambivalences étant inhérentes aux
anges & à leurs danses
noirs de monde sont leurs chapiteaux
de leurs éclats se nourrit
l’utopie



2 novembre 2008

... (10)

ces yeux qui s’allument
sont la preuve inavouable
d’électricité
en une friche déclarée
abandonnée



1 novembre 2008

... (9)

ces lèvres seraient
d’entre toutes les plus goûteuses
mais la norme iso du danseur
lui interdit d’uriner
sur la piste



31 octobre 2008

... (8)

celui qui se veut juste
erre en un labyrinthe sémantique
examine sans cesse
mais ses avancées nourrissent
autrement



30 octobre 2008

... (7)

placer l’éthique au centre de l’acte
est un labeur de funambule
épuisant, sur des œufs permanents
au cœur de cet enfer
réside la joie


29 octobre 2008

... (6)

le rose bonbon de l’œuvre
porte son intégrité
dépourvu de niaiserie
l’art radical est une âme morte

sans recul


28 octobre 2008

... (5)

celui qui ne lit dans le corps de l’autre
qu’un confortable réceptacle
sans fascination esthétique
le sens même du mot « désir »
lui échappe


27 octobre 2008

... (4)

le vrai désir est un chant liturgique
il déborde en celui que consume
des préoccupations d’ordre divin
le corps devient l’autel de cérémonies
sacrées


26 octobre 2008

... (3)

ce qui n’est pas disponible ne peut être acheté
ni par le hurleur ni par le loup blanc
ce qui est libre de droits
sera la pitance lunaire
du hurleur


25 octobre 2008

... (2)

les cryptozoologues peuvent toujours énumérer
les tares des anges
les exobiologistes savent que la lumière
provient des soleils
& c'est un fait


24 octobre 2008

... (1)

la synchronie est illusoire dans la durée
quoi que tissant la toile
elle n’est qu’au service
d’une infinité d’anachronismes
vitaux


23 octobre 2008

Nia / 1 - Jungle de toi




















1 - Jungle de toi
2 - Me perdre en toi
3 - Hiroshima en août

je vis dans une jungle de toi

je suis une fenêtre ouverte sur nos fausses notes
chaque jour
est une nouvelle
chaque jour
répétition
chaque jour
d’un opéra
chaque jour
avorté

je m’efforce de ne rien faire d’autre que des mots
je m’efforce de ne pas
à pas je tourne autour du
potiron
je me force
digne et serein comme un archange en rut !

mes dents du fond baignent dans
nos ambivalences
nos jeux secrets
nos démences imaginaires

où sont les antibiotiques ?!
qui a caché l’antirobe ?!

intuition vaine/sixième sens h.s./médiumnité déglinguée
demain est néant
dramaturgie irrévélée
trajet d’y
irrévérente
le sens est déguisé en je capte que dalle
dé où ? sexe miamachina !
juste un puits d’amour répétitif

je m’interroge en attendant la neige

& toi innocente choupette
tu ignores ton propre âge
tu te crois petite gamine
ha !
vieille âme
réchappée d’ères antiques
vers des lendemains cruciaux

un jour tu sauras !

si tu étais autre chose
je lirais tes pensées
comme je lis les autres
mais tu es un mur de briques
& moi statue
réduite au statut néant
coucou de midwich

tes coucous font mes jours
tes inconnues mes équations
mathématique(s)
je me retiens
je n’effleure que
… (!)
j’effleure quoi ?
tes yeux ?
même pas sûr !

je tourne en rond dans une flaque inflammable
combustion spontanée
tu viens et reviens et tu restes

tu parles de lui
tu es avec moi
tu parles de lui
tu es avec moi
toujours présente indifférente
d’éternelle dernière nuit grave
en éternelle dernière nuit grave
(tue) mens à la santé !

je suis là
où est-il ?

il est ton ombre
je suis ton temps

mais l’éthique m’enchaîne
à un silence enragé
l’impatience déchire mes nuits
pourrit mon sommeil de poèmes impromptus
tu m’habites
tu me hantes
fantômette

exquise

j’aime bien, en fait…

on saura quand l’eau se sera retirée

21 octobre 2008

Sensibilité

















une nuit, les loups hurleront à ta lune
une nuit, tu découvriras que l’on peut faire tomber les objets des murs à condition d’être deux
une nuit, tu regarderas ses mains transformer la cire des bougies en lettre d’amour anti-spam

tourbillon ressenti
ensemble - uni
libère ce que le multiple divise
visitant les hauteurs
tu oublieras l'absence
de sensibilité

l’esprit s'était trop enlisé
longue domination de ce qui freine
(ce qui empêche)
écoutée, la voix qui résonne
qui tape à ton carreau, qui se donne
croire
est le vrai miroir
la sensibilité

emporté
tu
souris
tes sens te guident
rien ne vaut que rien

matin enfin apparu
vérités toutes nues
(ne plus pleurer)
personne n'est assez pour personne
tout est trop pour chacun
seul celui qui abandonne
trouve
(tout ce qui est bon)
voit l’ensemble
expose l'être
la sensibilité

demain tu étais vieux
atteingnais-tu ton mieux ?
la volonté
juste
jour où tu es là-haut
non-erreur, non-fardeau
(archange)
loin de ce qui démange
(ne peux refuser cadeaux !)
tu deviens
sensibilité

un jour, le vent soufflera paisiblement sur la ville, & tu rencontreras des êtres dévoués à l’appréciation du temps
un jour, la radio t’expliquera le chant des tablas & l’odeur des épices
un jour, un bouton, un fil & une aiguille te montreront que celui qui cherche cherche mal, & que la réponse est toujours dans la question

20 octobre 2008

La tentation de l'eau / 2 - Cartographie des conséquences

1- Comme le temps qu'il fait
2- Cartographie des conséquences
3- ???








cartographie des conséquences
enfance, intense
maison douée de raison

le vide était fait
lova-lova light
les lendemains blancs comme neige

on ne sait jamais
à quelle heure
sont livrés les colis-surprise

verts comme neige
disais-je
jusqu’à la vallée multicolore (joie !)

2 perles contre
2 murs de sérénité
2 voies, cartographie : néant

imprévu, toujours
il faudrait pouvoir
se lasser des équivoques

triangle de damoclès (attention : fragile !)
glaive de braise qui s’effrite
au croisement de nos yeux, mais...

tentation du sable, si douce
fuck aux chansons populaires mélodramatiques !
étreinte de shiva

vieillir sage – peut-être
comme un ours
qui se nourrit de dieu

câliner la fée – sans doute
des bisous
exclusivité/compassion - compatibles ?

on doit bien pouvoir se frayer au milieu
il faudrait essayer, un truc comme…
bisounours ???!!!

un compromis persopolitique
un pacte peut-être
2 quêtes, côte à côte

cartographie des conséquences
un beau mariage ?
un beau carnage ?

c’est juste que quand je te vois, je…
dis-moi non, stoppe/
encore !

c’est un peu ainsi
c’est inéluctable ce tremblement
mais je ne veux plus égarer l’extase

la lumière d’en haut
le calme d’en bas
cet amour qui m’arrose

cet inconditionnel que ne valent
ni les mots ni les caresses
mais que peut-être… ?

ne m’emprisonne pas, tentation du sable, emplis-moi plutôt
ne pourrions-nous juste danser
sereinement avec l’eau ?

11 octobre 2008

Lingam
















en exil
répétitif
agonise un bilan commun
proactif, précipice

répétition 
increvable boucle 
exhibition pudique
yin et yang en triangle

toi, toi, mon toi !
illusoire
en/gluant
sournois

veuillez patienter…
déjà dupé !
soufflent
les leurres

quelle heure ?
trop tard
sur le seuil
de l’orgueil

poussif sur le dance-floor
emporté par la fontanelle
les pieds enterrés
dans le sable

la voix qui porte
qui frappe à la porte ?
shiva amoureux
justice ambiguë

ambivalente avalanche
neige qui se déploie
sans loi nulle foi
sans voix nul émoi

savoir
ce que ces mots
creusent
ocre qui se moque ? bric & broc médiocre(s) ?

tout ce verbiage
place du marché
détourné
nié le temps

rentré dans leur jeu
poussé dans le je
sorti sous des pluies acides
rentré dans la nuit lucide

dissection par la démence
âmennemi s’acharne harcèle jusqu’à la gerbe
réactions superflues mais soulevées
par le désir sensuel de transparence

la scène appelle
plus forte
se retirer vraiment ?
éjection précoce ?

en attendant
bon dos (toujours)
lire entre les instants 
aspire hors du monde (?)

lingam
linge-âme salant famille
brûle pourpoint certes
mais roseau en dedans

bref…
vivement lundi, vivement l’indice, exil 2010
exit en l’inde ivre d’humide
l’humilité, enfin !

9 octobre 2008

Crise du logement

Apparemment c'est pire que ce qu'on nous dit :

« LYON 9
Location - Appartement - 1 pièce(s) - 25 m² environ
IDEAL COLOC POUR TROIS LYON 09 AV MEZZANINE STUDIO DE 25M² EN TBE KITCH EQUIP DBLE VITRAGE PX METRO »

Hardcore ! Lol !

4 octobre 2008

So cuuuuuuuuuuuute!!!

C'est tellement mignon, mignon, MIGNON !!!

(Ben ouais, chacun ses vices ^^)



The Vels, Look My Way (1984).

1 octobre 2008

La menace fantôme

La personne avec laquelle j’ai eu une récente altercation par email - oui je sais c'était stupide de réagir comme ça mais à la fois ça fait dix ans que ces gens m'emmerdent et que j'opte pour le silence et j'ai décidé qu'à partir de maintenant ça suffit ! - cette personne, donc, m’a averti qu’il n’était pas dans mon intérêt de « me faire un ennemi supplémentaire ». Très gentil conseil qui me laisse toutefois perplexe : j’aurais des ennemis, moi ? Outre que ce concept d’ennemi me semble peu ou prou sorti d’une cour de récréation d’école primaire, je m’interroge. Parce que pour autant que je le sache, tous les gens qui me connaissent un tant soit peu n’ont peu ou prou que des choses gentilles à dire à mon sujet (la personne concernée n’a qu’à faire son petit sondage si elle tient à le vérifier, je ne fais même pas acte de présomption en affirmant cela !). Ah ben oui, mais ça, ce sont les gens qui me connaissent. Il y a aussi les gens qui ne me connaissent pas. Enfin ceux qui me connaissent de vue, de nom, de réputation, ceux qui ne m’ont jamais adressé la parole, ou au mieux deux minutes, bourrés, lors d’une soirée il y a huit ans. C’est parmi ces gens-là, qui ne me connaissent pas que se sont toujours trouvé mes supposés ennemis. Incroyable, non ?

Il se trouve en effet que, si l’on remonte à l’époque (révolue) à laquelle j’étais un acteur relativement important de la scène culturelle lyonnaise, j’ai appris qu’un certain nombre de gens, tous ou presque inconnus au bataillon, ne m’aimaient pas. J’entendais des rumeurs, des amis m’avertissaient que tel ou tel daubait sur ma gueule et l’on me rapportait des propos totalement ahurissants à mon égard, qui ne manquaient jamais de me choquer et de choquer mes proches. Et puis les années ont passé, j’ai pris du recul et j’aurais bien aimé oublier tout ça mais de temps en temps je croise quelqu’un que je ne connais pas, où bien on me contacte via Myspace, et j’ai droit à des sous-entendus malveillants, des remarques ambivalentes, voire carrément à des « insultes polies » comme ce fut le cas de la part du destinataire du mail évoqué ci-dessus, qui s’étonne que je réagisse grossièrement à ses propos si courtois. Je lui ai quand même présenté mes excuses pour mon vocabulaire, puisque elle me l’a demandé… Mais nous savons elle et moi ce qui a été dit et par qui !

J’ai quand même observé quelque chose : ces gens qui ne m’aiment pas, ces ennemis inconnus avec lesquels je n’ai jamais eu l’honneur de discuter, je sais quand même à peu près qui ils sont. Et ils appartiennent systématiquement à l’un ou l’autre de ces deux milieux : les gauchistes anarchistes ou les artistes vraiment underground. Pourtant, on peut difficilement me reprocher d’être un ultralibéral ou un fasciste dans l’âme, et j’ai assez fait dans l’artistique underground pour partager les galères de la deuxième catégorie. Alors quoi ? Et bien, j’ai fini par comprendre : ces deux milieux socioculturels (si j’ose dire) ne supportent pas la joie de vivre. Les premiers parce qu’il est indécent d’être heureux dans un monde gouverné par les méchants, les seconds parce qu’il est indécent de ne pas être dépressif quand on est un vrai artiste et que si l’on a le culot de s’amuser, l’on ne peut être qu’un imposteur. Ou alors il faut être cynique, ne rire qu’à travers l’ironie la plus grinçante. Enfin je dis ça, je peux me tromper : mais j’ai assez fréquenté ces deux milieux pour ne trouver aucune autre explication. Ah oui, il y a aussi le fait que dans ces deux milieux il faut absolument être humble. Pas humble vis-à-vis des autres car il est de bon ton de les critiquer et de leur signifier son mépris, mais humble dans le sens de s’habiller en noir avec des fringues bien usées, de faire semblant de ne pas s’aimer soi-même pour justifier son manque d’amour pour les autres, de raser les murs, de baisser la tête en marchant, de ne surtout jamais se la ramener. En tout cas jamais d’une manière glamour, mais toujours en douce, avec cynisme et froideur. Et puis il y a aussi le crime suprême, qui est de se vouloir fédérateur, d’organiser du culturel, parce que ça c’est forcément vouloir être au centre de tout, tout ramener à soi et essayer de faire de la récupération. Enfin ça dépend du degré d’underground de la programmation, bien sûr. Si l’on ne fait que dans l’underground glauque (suivez mon regard), c’est différent, c’est pas pareil. Il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur, vous connaissez la chanson…

Je suis désolé les mecs mais il se trouve que oui, il y a des gens qui s’amusent dans la vie (ce qui ne les empêche pas d’avoir leurs bonnes phases dépressives comme tout-un-chacun, d’ailleurs) et oui, il y a des gens qui aiment la vie et d’ailleurs elle n'est pas si moche que ça ! Et oui, il y a des gens qui aiment les entreprises fédératrices et qui trouvent en toute spontanéité que c’est chouette de faire des trucs ensemble entre artistes (seulement il faut bien que quelqu’un les organise, ces trucs ensemble). Il se trouve aussi, c’est vrai, que certaines personnes aiment parader en soirée, être la plus belle pour aller danser parce que, pris comme un jeu, l’ego-trip a quelque chose de délicieux en terme de mise en scène. À condition que cela ne reste qu’un jeu et ça n’a jamais été autre chose pour moi. Mais il est vrai que si j’étais un gothique ou un punk, et que j’arrivais en soirée avec des piercings et des colliers à pointe ou un nain en laisse, ce serait parfaitement acceptable pour ces gens-là. Je préfère le pourpre, je n’y peux rien si je suis disco dans l’âme et si j’écoute du funk. Je suis une star dans ma salle de bain, baby !

Et puis au bout du compte, peut-être que cela se limite à une inversion de valeur : si les gens pourris daubent sur les gens qui s’efforcent d’être bienveillants et respectueux, c’est peut-être parce qu’ils espèrent faire croire que, si les gens biens sont pourris, eux sont les vrais gens biens. Raisonnement pervers s’il en est mais l’humanité ne manque pas de perversités de ce type et je crois bien qu’il s’agit beaucoup de cela. Mais peut-être que j’exagère, peut-être que c’est juste la légèreté, la désinvolture, qui exaspèrent ceux qui sont plein de morgue et de sérieux. De tout temps, la désinvolture et la légèreté ont toujours attisé la suspicion la plus vive. Avant c’était les bons cathos qui les détestaient parce que Dieu avait dit qu’il fallait souffrir. Maintenant, c’est les anars et les underground qui font ce sale boulot pour le compte d’un Dieu indéterminé mais, c’est certain, païen.

Alors quoi, on daube sur moi dans les soirées branchouilles artistrucs ? Ça tombe bien parce que ça fait des années que je ne les fréquente plus, ces soirées-là ! Alors quoi, j’aurais des ennemis ? Vu que ce sont des gens que je ne connais pas, avec lesquels je n’ai jamais eu la moindre interaction, qu’y puis-je si eux n’ont rien de mieux à faire que de me faire des procès d’intention. Qu’ils daubent sur moi entre eux si ça les amuse : maintenant je sais pourquoi j’ai un acouphène lol ! Mais de grâce, que dorénavant ils me foutent la paix ! Je n’ai qu’une chose à leur dire : Il est tellement dommage que les gens qui dansent exaspèrent les gens qui sont assis !

Qu’ils restent assis s’ils aiment ça mais en ce qui me concerne, je n’ai pas fini de danser !

Et je ne suis pas seul sur la piste. Ou comme dirait Yelle : « Tu es bien plus forte que moi mais nous sommes nombreux » !

28 septembre 2008

Une belle initiative, pour les amoureux d'electro

Hum… Bon, ce blog va finir par être envahi de mauvaises ondes et je commence à me fatiguer moi-même à m’insurger en tous sens, voire à flirter avec des contradictions qui ne me plaisent qu’à moitié (ceci est-il compatible avec cela ? Ai-je dérapé dans l'expression d'une légitime colère, ou pas ? Comment se révolter contre l'irrespect injustifié d'autrui sans faire soi-même preuve d'irrespect à son égard ? Mmmh… c’est difficile de garder l’équilibre sur ce genre de fils…).

Bref, je vais faire une petite pause dans mes articles incendiaires et pour une fois parler de ceux qui font des belles choses et non de ceux qui m’énervent.

J’entends souvent dire que Myspace ça ne sert à rien, que c’est totalement superficiel, etc. Pourtant j’y vis et y vois de beaux échanges artistiques et même parfois quelques initiatives fédératrices admirables. La compilation Masters Of The Universe, initiée par le musicien SaKura NighT, est de celles-ci : une compilation electro offerte en téléchargement libre et gratuit, qui réunit cinquante-trois artistes internationaux à travers cinquante-trois titres !

Alors je vous annonce tout de suite la couleur : si vous n’aimez pas la musique des années 80, passez votre chemin ! Parce que ce qui unit les cinquante-trois artistes de MOTU c’est précisément une passion sans borne pour les sonorités de cette époque. Des sons très vintages, donc, bien que d’une modernité indéniable. On est ici dans quelque chose de plus soft, de plus pacifique aussi que l’electroclash, qui avait brillamment initié ce retour aux 80’s il y a quelques années. La pilule (difficile à avaler pour beaucoup) est passée : plus besoin de légitimer la niaiserie par un côté punk, la fin de la décennie peut enfin assumer pleinement ses envies de naïveté, de glamour, de kitsch, de romantique et de légèreté !

Voilà sur quelle corde vibre MOTU. À la première écoute, l’ensemble peut sembler un peu monotone, ce qui témoigne néanmoins de l’étonnante cohérence artistique de ce mouvement encore dépourvu de nom. Mais ne vous y laissez pas tromper : petit à petit, l’oreille fait son chemin et l’on peut s’émerveiller de la diversité qui se cache derrière l’unité.

Beaucoup d’instrumentaux et quelques chansons guimauves mais dansantes aux mélodies magnifiques (sans rire, elles sont vraiment belles !) se mélangent dans un improbable et savoureux métissage de disco, de funk, de hip-hop, de pop, de new wave, de génériques de séries télé et d'electro contemporaine. Et puis il y a aussi cette sublime reprise du classique Feel The Drive de Doctor’s Cat par Keenhouse, qui tourne en boucle chez moi depuis quelques semaines ! MOTU nous invite à découvrir une facette fraiche, neuve et encore peu connue de la musique électronique. L’effort, fédérateur et généreux, est en lui-même louable. La musique est juste adorable. Jetez-y une oreille, ça se télécharge ici. Et si après écoute, vous kiffez autant que moi, prenez le temps de leur faire à tous le retour qu’ils méritent, qu’ils sachent que le cadeau qu’il nous font est apprécié à sa juste valeur.

Et si le « son MOTU » vous convainc, je vous invite enfin à aller découvrir le son vintage de mon ami 2080, qui aurait été parfaitement à sa place sur cette compil’ !

Ouf ! De nouveau un peu de douceur dans ce blog de brutes, lol !

27 septembre 2008

You call me a whore, but you always come back for more!

Tu m'as de nouveau viré de tes amis sur Myspace, en vérité je m'en tape, mais je tiens quand même à te faire remarquer que quand il s'agissait de se faire publier par une certaine revue, qui il y a un an était LA revue en vogue à Lyon, tu faisais moins le difficile. Un peu comme (puisque tu tiens tant à évoquer cette époque) quand tes potes du Point Moc chiaient sur la gueule de notre association et tenaient en même temps un stand à la soirée de clôture de notre festival en 2000.

Tu t'es fait publier par une revue dont j'ai proposé le concept, le titre et le format, mais tu me vires de tes amis. Si j'étais LE galeriste en vogue à Lyon, tu viendrais me soumettre ton travail sans te soucier de mon intégrité ! Et ne viens pas me la jouer « Ah mais comme je n'ai pas traité directement avec toi, je ne savais pas que tu étais membre du projet, tu n'étais même pas sur Lyon à l'époque », tu savais très bien quelle association l'éditait, et qui avait créé cette association !

Tu es une pute.

Moi aussi je suis une pute quand ça m'arrange, mais je l'assume. Je serais prêt à écrire des textes pour une major de l'édition ou du disque demain s'ils me le demandaient mais je continuerais à chier sur eux du matin au soir sur mon blog.

Toi, tu ne chies sur personne en public, mais tu me chies dessus par mail en privé, alors que tu ne me connais même pas, mais quand ça t'arrange tu te fais publier dans une revue dont je suis membre et co-créateur !!!

Je ne t'en veux pas. Si je te croise un jour, je serai respectueux à ton égard comme je m'efforce de l'être et me suis toujours efforcé de l'être avec tout le monde, quoi que tu en dises... Peux-tu en dire autant ?

Je m'attends à un nouveau message incendiaire en retour de ce mail et je ne le lirai probablement même pas : je ne veux pas revivre la surenchère pénible de mails du mois dernier.

Mais saches-le, tu as publié ton travail (qui est de qualité d'ailleurs) dans la revue de quelqu'un que tu exècres ouvertement.

Donc tu ES une pute.

« You call me a whore, but you always come back for more! » (Avenue D.) Comme tant d'autres avant toi, fichus hypocrites ! Vous feriez mieux de cultiver l'amour et la tolérance et d'être un peu plus frimeurs pour le fun plutôt que de faire la morale à tout le monde, de vous la jouer underground intègres et de nourrir les autres de votre mépris tout en prétendant « oeuvrer pour un monde meilleur » !

Shaomi qui ne baissera plus les yeux parce qu'il a compris entre temps que Shiva nous aime tous !

25 septembre 2008

J'ai honte d'être français !

Je m’apprêtais à poster un article (que, du coup, vous aurez un autre jour) lorsque j’ai reçu un email de mon ami le peintre Eric Benetto m’expliquant pourquoi le voyage en France de notre ami commun indien, Sivalingam, était annulé.

Petits détails à connaître avant de lire :

- Sivalingam est un homme de soixante-quatre ans, marié et père de deux filles, fonctionnaire de la Poste indienne à la retraite, musicien semi professionnel et fondateur d’une œuvre caritative en faveur des orphelins du Tamil-Nadu.
- Gardez en tête que nous ne sommes pas dans un cas de demande d’immigration mais de voyage touristique ! Sivalingam n’a jamais imaginé une seconde de rester vivre en France, il voulait juste réaliser son rêve : sortir d’Inde et voir l’Europe une fois dans sa vie.
- Un citoyen français, pour obtenir un visa touriste indien, n’a besoin que de débourser soixante euros et remplir un formulaire. Un citoyen indien, pour obtenir un visa touriste français, a également besoin des soixante euros (un salaire mensuel pour beaucoup d’indiens !) et du formulaire, ainsi que d’un billet d’avion aller-retour, un certificat d’hébergement signé par un citoyen français gagnant au moins mille euros par mois et un contrat d’assurance santé valable (pour ne pas pomper notre CMU, vous comprenez).

Je passe maintenant la parole à Eric :
« Plusieurs facteurs ont empêché l'obtention de son visa et donc sa venue en France :
A) J'ai fait l'erreur de commander son billet d'avion APRÈS avoir expédié le certificat d'hébergement ; aussi, le voyage ayant été décalé de quelques mois, les dates ne correspondaient pas (dates d'hébergement prévues en avril et billet d'avion en septembre). Après avoir essayé de négocier avec le consulat, ils ont exigé : soit que l'on refasse un autre certificat d'hébergement, soit que la mairie de destination (Mayenne) change les dates sur le document ORIGINAL. Aussi, il a fallu que Sivalingam renvoie le certificat d'hébergement chez mes amis et que ceux-ci aillent à leur mairie pour faire changer les dates ! Le temps de l'aller-retour du courrier, et il ne restait que deux jours ouvrés : « Délai trop court pour vous faire le visa ! ».
B) Et quand bien même ils auraient boosté la demande pour la faire en deux jours, ils disent à Sivalingam : « Ah, de toutes façons, ça ne pourrait pas aller, le contrat d'assurance santé que vous avez contracté sur les deux mois va du 14 Septembre au 13 Novembre, alors que votre billet d'avion va du 14 Septembre au 14 Novembre, il manque un jour ! » (Les chiens !)
C) Et quand bien même ils auraient boosté et auraient fait l'impasse sur la date manquante de l'assurance, ils demandaient à Sivalingam des certificats de revenus rigoureux (genre relevés de banque des trois derniers mois et dernier avis d'imposition) qu'il n'avait pas ; le préposé au visa du consulat de France à Pondichéry me confirmant au téléphone : « Nous n'accordons pas de visa aux personnes dont les revenus sont inférieurs à la moitié des revenus de l'hébergeant. Vous n'avez pas à lui payer ses frais de voyage : s'il n'a pas assez d'argent, il ne part pas ! ».

Sur ce dernier point, totalement ahurissant, il faut savoir qu’un cadre supérieur ou un bon médecin indien gagnent dans les trois ou quatre-cent euros par mois à tout casser (un salaire très honorable en Inde !) donc, ce règlement signifie que, à l'exception d'une minorité fortunée, la plupart des Indiens ne peuvent pas prétendre à la moitié des mille euros que doit gagner leur « hébergeur » français ! C’est donc au moins 95% de la population indienne qui n’a même pas le droit ni de se faire offrir le voyage, ni même d’économiser des années durant pour se l’offrir ! Le tourisme en France est tout simplement inaccessible aux Indiens, même à ceux qui ont des revenus confortables : c’est la loi !

Quand je pense au fait que je désire, d’ici deux ans au maximum, m’installer et possiblement passer le restant de mes jours en Inde, et que je vois comment nous traitons (entre autres peuples) les Indiens, j’ai honte d’être français ! Cette phrase, tant galvaudée, est tellement cliché que je n'aurais jamais cru l'employer un jour mais là, je ne vois pas comment exprimer autrement mon indignation !

Je veux bien entendre qu’en termes économiques, la France doive réguler son immigration, qu’on ne puisse pas « accueillir toute la misère du monde », etc. L’Inde ne rigole d’ailleurs pas non plus avec ça, protégeant à juste titre sa fragile économie, et je sais que je vais avoir les plus grandes difficultés à obtenir et à renouveler un visa de travail en Inde, quand bien même j’y trouverai un emploi de professeur de français ou d’anglais comme je le souhaite. Migrer en Inde est un parcours du combattant.

Mais nous ne parlons pas ici d'immigration, et interdire à 95% des ressortissants d’un pays dont la culture, magnifique, est de deux-mille ans plus ancienne que la nôtre, un pays pacifique, démocratique, qui aurait tant de leçons à nous donner sur le plan humain, interdire à la population entière de ce pays de faire du tourisme en France !

Sur ce coup-là, oui, j’ai honte d’être français ! J’ai honte devant mon ami Sivalingam qui ne pourra jamais réaliser son rêve, et devant toute cette Inde qui a changé ma vie, que j’aime et respecte tant !

14 septembre 2008

De la saine colère et de la compassion

Plusieurs personnes se sont récemment étonnées du ton pour le moins agressif de mes derniers articles et m’ont demandé si je me laissais aller à la haine ou quoi… Je reconnais bien volontiers que les mots que j’ai employés sont a priori incompatibles avec l’amour et la compassion que je prône, par ailleurs, au quotidien…

La colère n’est pas la haine ! Une colère peut être saine et dépourvue de haine, tout en exigeant un vocabulaire quelque peu incisif !

Si j’insulte avec allégresse certains organismes politiquement corrects ou les majors de l’industrie du disque (parmi d’autres), c’est parce que, en tant qu’entités intellectuelles, ils me semblent dignes des opprobres les plus virulents. C’est parce que leurs actes sont d’une telle bassesse qu’ils incitent aux insultes les plus basses et à la colère la plus noire. Ils sont nuisibles et c’est la responsabilité de qui s’en rend compte que d’ouvrir sa (grande) gueule !

Si j’avais en face de moi un représentant de la LICRA ou un cadre d’une major du disque, je lui dirais certes ce que je pense mais sans pour autant me permettre de l’insulter de la sorte. Non par lâcheté mais parce que la compassion, telle que la dicte (avec pertinence) le bouddhisme, démontre que chaque être possède en lui au moins une qualité, et ce quels que soient ses défauts. Je m’attaque à des groupes d’individus, à des ensembles, et ceux qui se sentiront personnellement insultés par mes propos ne le seront sans doute que parce que leur conscience leur dictera que ces insultes sont fondées de quelque manière. Pour autant, je m’oppose aux totalitarismes intellectuels que je dénonce. C’est justement cela qui me hérisse le poil chez mes « ennemis » : cet oubli de « l’individu » qui n’est plus qu’un « être idéologique ». Pourtant, (et ce sans vouloir faire de comparaison grossière), Staline, Mao, Pol Pot et même Hitler étaient des êtres humains capables de compassion et de gentillesse à leurs heures. Le film La Chute montre cela très bien : il décrit Hitler à la fois comme un fou meurtrier et comme un être d’une grande gentillesse au quotidien. Les dictateurs de la « pensée unique » de gauche ont reproché au film de donner une image « sympathique » de Hitler. Pourtant La Chute est historiquement véridique : on ne crée pas des allégeances telles que Hitler en a créées en étant odieux du matin au soir. Adolf Hitler était, par moments du moins, un être sympathique. C’est précisément grâce à cela qu’il a su se faire aimer et obéir à ce point de son peuple comme de ses subalternes. Mais cela est inacceptable pour les gens de gauche tout comme il est inacceptable pour ceux de droite que Staline ait pu, lui aussi, avoir de bons côtés. À ce sujet, l’article de Wikipedia sur le concept de « pensée unique » illustre bien l’absurdité à laquelle nous mène l’oubli de la personne humaine. Il n’y a plus que le « camp adverse », qui domine et doit être exterminé sans pitié. Selon les gauchistes, nous sommes dominés par les libéraux et les fachos. Selon ces derniers, nous sommes dominés par les gauchistes. Selon les gens, les gens sont cons, mais qui sont « les gens » ?

Pascal Nègre (PDG de Universal Music France et président du Syndicat National de l’Edition Phonographique) représente par exemple tout ce que je vomis, exècre et dénonce en terme d’hypocrisie intellectuelle, de détournement de la vocation artistique à des fins lucratives, d’ultralibéralisme sauvage et de persécution des citoyens (en l’occurrence les téléchargeurs de musique, qu’il voulait pendre haut et court ou presque). Pour autant, je ne connais pas personnellement Pascal Nègre. Il est indiscutablement mon « ennemi » du point de vue du système qu’il défend. Mais peut-être est-il par ailleurs un père aimant pour ses enfants, un ami fiable pour ceux qui l’entourent, peut-être déverse-t-il une part importante des millions qu’il se fait sur notre dos à des ONG caritatives… Si j’avais Pascal Nègre en face de moi, je ne me priverais pas de lui dire ce que je pense du système insupportable qu’il défend et cautionne (et dont il profite honteusement), mais je chercherais avant tout à instaurer un dialogue avec l’être humain que j’aurais en face de moi. Je chercherais à comprendre si ses actes sont le fait du cynisme le plus inhumain ou de l’aveuglement idéologique le plus total. Je chercherais même à m’assurer que ce n’est pas lui qui a raison et moi tort : on ne sait jamais…

J’en parlais tout à l’heure avec mon ami Christian B. : c’est la responsabilité d’un artiste que de se servir parfois (et je dis bien « parfois »), de son art et de la diffusion de celui-ci pour s’élever contre ce qui lui parait injuste, contre ceux qui lui semblent exercer un pouvoir excessif ou corrompre la logique pour leurs propres intérêts. Plus jeune, j’ai du subir ce choix et passer par des affrontements verbaux dont ma nature pacifique ne se satisfaisait pas. Par la suite, fatigué, je me suis écrasé et j’ai passé quelques années à apprendre l’humilité, au détriment parfois de mes engagements. Internet, en tant qu’outil de diffusion, m’offre aujourd’hui une alternative : je laisse à la toile, à mon métier d’écrivain, la vanité et les débats (auxquels je reste ouvert) de mes combats anti-idéologiques. Dans la « vraie vie », je préfère me vouer à des échanges amicaux et autrement enrichissants, avec d’autres agneaux, loin de toute joute verbale stérile…

Agneau pourpre, dragon blanc, telle est ma binoculaire. L’agneau et le blanc, inoffensifs, s’expriment dans le réel. Le pourpre impertinent et le dragon s’expriment à travers mes textes. J’ai en quelque sorte trouvé un agréable équilibre. Enfin !

Donc, disais-je, ces pourris de gauchistes pseudo-humanistes, ces salopards de majors et autres « industriels » de la culture, ces minables d’extrême droite et ces pouilleux pseudo-rebelles d’antistes anars n’ont qu’à bien se tenir : j’en ai encore beaucoup à dire sur leur gueules de parasites intellectuels et je ne vais dorénavant pas m’en priver !

Oops…

Je suis fichu !

Cet article contient par trois fois le mot « nègre. »

Cette fois, c’est sûr : la LICRA va m’attaquer en justice pour incitation à la haine raciale !

10 septembre 2008

La France a touché le fond, la culture française est morte, R.I.P.

Ben oui...

La preuve ici (mettez le son de votre ordi en route avant de cliquer sur le lien, et prévoyez du valium ensuite).

Merci aux merveilleux cadres et directeurs artistiques de nos majors bien aimées (Sony-BMG, Universal, Warner et EMI avec la complicité bienveillante de la SACEM, des chaînes de télévision et des radios, ces pourris) pour la manière dont ils abrutissent enfants et électeurs avec ce genre d'ordures, tout en exploitant les artistes authentiques d'une manière légalement criminelle (si vous connaissiez les dessous de table de l'industrie musicale, contrats-tiroirs et autres, vous tomberiez des nues !).

Qu'ils en profitent, ces bâtards, de ce marché juteux, parce que la cyber-révolution est en marche et que d'ici une vingtaine d'années au plus, leurs fils iront faire la manche pendant que les vrais musiciens vendront directement leur musique aux gens.

Acheter un disque distribué par une major est un crime contre l'intelligence ! Téléchargez-les gratuitement : les peer-2-peer sont vos amis ! Et si la loi vous fait peur, sachez que l'ancienne loi n'est plus appliquée et que la future loi Olivienne ne menacera plus que ceux qui partagent et non ceux qui téléchargent !

La guerre continue... et ce n'est que le début ! (Pour ceux d'entre vous qui se demandent si l'agneau pourpre n'est pas en train de sombrer du côté obscur : non, non, rassurez-vous lol ! Je vous expliquerai une autre fois ;-D).

6 septembre 2008

Tarés d'intégristes !

Mon article précédent m'a rappelé deux anecdotes sinistres, liées au texte La vérité sur le Christ (je vous invite à suivre le lien et à lire ce très court texte avant de poursuivre, ça vous prendra une minute et ça vous permettra de goûter pleinement à ce qui suit).

C’est bon, vous l’avez lu ? Vous l’aurez compris, le texte en question fut écrit sous pétard, un soir de 2003, alors que j'avais envie de coucher sur le papier toutes les absurdités qui me passaient par la tête, dans un de ces délires à la Ionesco qui me prennent de temps à autre. Bref, une énorme blague qui vous fera rire ou non mais qui en tout cas, moi, m'amusa beaucoup. Pas un mot dans ce texte n’a été voulu par son auteur comme une allusion, une métaphore ou un symbole de quoi que ce soit. C’est juste un tissu de non-sens, un premier jet écrit au fil de la plume et presque pas retravaillé (que voudrait-on retravailler, dans un cas pareil, de toute façon ?!)

Et bien figurez-vous que La vérité sur le Christ, tout ramassis d'énormités délirantes qu'il soit, a pris pour certains une portée politique que je n'aurais jamais soupçonnée !

La première anecdote remonte à la première « parution » du texte (collé sur les murs lors d'une journée porte ouverte à la Friche RVI, dont j'étais alors membre). Un peintre du cru s'offusqua de la phrase « Ce panda géant de la rivière Kwaï va dévorer Médor ». Et bien croyez-le ou pas mais le type me balance que mon texte est une insulte à la mémoire de tous les pauvres soldats qui sont morts sur la rivière Kwaï durant la Seconde Guerre Mondiale, qu’il est scandaleux de plaisanter sur ça, etc.

No comment…

Le pire advint pourtant lors de la parution réelle du texte, dans le premier numéro de Mercure Liquide, en septembre 2004. Cette fois-ci, personne ne vint rien me dire à moi, mais Marion (directrice de publication de la revue), vint un jour me voir, très embarrassée :
- Il faut quand même que je te dise, il y a plusieurs personnes qui sont venues me voir pour se plaindre que ton texte a des relents antisémites.
Je vous dis pas ma tête.
- Hein, quoi ?
- Ben oui, poursuit-elle, c’est à cause de la dernière phrase.

La dernière phrase : « En 2009, Brandon se fait prêtre. Il est crucifiée par les Juifs en 2011 » (La faute de genre est volontaire, Brandon changeant de sexe à chaque scène du texte ou presque).

- Attends un peu, je dis à Marion, tu sais comme moi que j’ai écris la première connerie qui m’est passée par la tête et que le titre a été ajouté a posteriori, justement à cause de cette dernière phrase !
- Je sais, mais on t’accuse de vouloir salir les Juifs en faisant perdurer l’idée que ce sont les Juifs et non les Romains qui ont assassiné Jésus.
- Mais enfin ! J’ai écris ça comme ça ! J’aurais aussi bien pu écrire « les Babyloniens » ou « les Chinois » !
Et Marion de m’expliquer que oui mais bon même si c’est involontaire de ma part je colporte un vieux préjugé contre les Juifs et qu’elle sait bien que je ne suis pas du tout antisémite mais que je devrais comprendre que certaines personnes, etc.

Je n’en veux pas à Marion. Nous venions de publier notre premier numéro, elle était encore toute débutante dans sa fonction de directrice de publication, encore assez jeune, et de fait vulnérable aux opinions de nos tous premiers lecteurs. Ce n’est que parce que j’avais sept ans de métier de plus qu’elle que j’avais appris à ne pas prendre en compte tout ce que tout le monde dit sur tout ce que l’on fait, et Marion l’a appris depuis. Peut-être ce jour-là d’ailleurs, car elle a fini par admettre que tout cela n’avait pas grande importance et que nous n’avions qu’à laisser cancaner les cancaneurs.

Mais quand même, ça m’a laissé matière à réfléchir.

Déjà, mettons les pendules à l’heure : je ne suis pas un spécialiste de la question mais pour autant que je le sache, d’après les Évangiles comme d’après L’homme qui devint Dieu (une biographie historique du Christ, écrite par Gérald Messadié, un écrivain que l’on pourrait difficilement qualifier d’antisémite sans faire preuve de la mauvaise fois la plus délirante), Jésus a certes été arrêté et crucifié par les Romains mais ceci à la demande insistante du clergé Juif, exaspéré par cet agitateur qui remettait en cause leurs institutions. Ceci est un fait à peu près historique (je dis « à peu près » à cause du flou qui persiste inévitablement quant à l’historicité de la vie du Christ). Et ce n’est tout de même pas davantage être antisémite de le dire qu’il n’est antieuropéen d’admettre que nous avons massacré les Amérindiens et réduit les Noirs en esclavage, ou antiallemand que de reconnaître que les Nazis ont assassiné je ne sais combien de millions de Juifs. Ce d’autant qu’il faudrait être sacrément dégénéré pour se servir d’un acte vieux de deux-mille ans, commandité par un petit groupe d’individus, pour incriminer un peuple tout entier (oui, je sais, les dégénérés existent, mais on ne les publie pas dans Mercure Liquide !).

Alors voilà où on en est : à cause d’un innocent délire sous pétard, à cause d’un innocent mot de travers, on se retrouve accusé de mépriser les combattants américains de la rivière Kwai ou d’être un odieux antisémite. La HALDE, la LICRA ou une autre de ces institutions pourraient même m’attaquer en justice pour « incitation à la haine raciale » à cause de La vérité sur le Christ, et compte tenus des excès délirants qu’ils font de leur (pourtant précieuse et nécessaire) mission, je m’y attends d’un jour à l’autre ! Et puis le CFCM pourrait aussi m’attaquer parce que, après tout, Jésus est un prophète reconnu par les Musulmans et que mon texte est presque aussi outrancier que les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Et tant qu’à faire j’encourage quand même une quelconque ligue Catholique à m’attaquer aussi, histoire de ne pas être en reste (parce que, après avoir tyrannisé le monde pendant mille ans, les cathos sont un peu mous ces derniers temps, vous ne trouvez pas ?). Et aussi les associations d’anciens combattants de 39-45 pour l’insulte faite à leurs collègues. Et puis le WWF doit bien pouvoir trouver quelque chose à dire sur l’image que je donne des pandas dans mon texte, et la SPA m’accuser de traiter les chiens comme un bien de consommation et non des êtres vivants… Et puis les féministes parce que l’image que je donne de la femme à travers le personnage de la mère est celle d’une femme soumise… Et aussi l’Ordre National des Pharmaciens à cause de la phrase « saleté d’apothicaire !».

...

Vous viendrez m’apporter des oranges en prison, dites ?

4 septembre 2008

Tout un sinéma !!!

Après que Costes se soit fait attaquer, il y a une dizaine d'années, par Dieu sait quelle ligue anti-raciste pour avoir... dénoncé le Front National en décrivant sur un disque les camps de concentration d'une France post-Le Pen (!) et que la HALDE ait dénoncé le muselage des chiens dits dangereux comme une « discrimination raciale » parce que tous les chiens doivent être muselés ou aucun sinon c'est raciste (!!), voilà que la LICRA, insatisfaite du tollé déjà fait autour de cette affaire, décide d'attaquer Siné en justice pour « incitation à la haine raciale (!!!) ».

Le fait est que la HALDE, la LICRA et leurs comparses sont une bande de trous de balles hypocrites et paranoïaques qui ne comprennent rien ni à l’humour noir, ni au second degré, ni au bon sens d'ailleurs, et que ces dégénérés mentaux foutent en l’air toutes les valeurs qu’ils sont censé défendre et leurs méthodes me font penser aux plus obscurs procès du stalinisme. Et qu’ils m’attaquent en justice pour propos homophobes (« trous de balles ») ou fascisants (« stalinisme ») si ça les amuse : je les emmerde, eux et tous ces pourris minables qui veulent nous vendre un totalitarisme idéologique au nom de la défense des droits de l’homme !

3 septembre 2008

Plus t'es splendide, plus t'es lucide !

Il est totalement glamour de tartiner son nutella sur du pain avec un couteau à poisson en argent !

(Méthode testée et approuvée par Shaomi, star dans sa salle de bain - dans sa cuisine en l'occurrence - qui garde ses lunettes de soleil pour dormir !)
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