24 juillet 2005

Fantômes

Notes chargées de convictions
Sacrées
Me portent & m’emportent près des souvenirs
De rêves indésirés
Hantés
Par les visages de mes amoureuses croisades
Écartées, fuies & bannies
Mes épouses
Me pourchassent
Jusque dans mon sommeil
Jusque dans ces interprétations déformées de réalités
Lointaines & pourtant si intérieures
Amer est le goût d’aujourd’hui
Car amer est le goût d’hier
En moi résonnent les prières
D’envoûtantes apsaras
Loin de moi, tout de moi
Le mercure m’a brûlé
Chaque bille en fusion
Loin de ces parfums sucrés, de ces baisers hypnotiques
Trouvée, la vraie mystique
Reste la légèreté d’un café tchèque en Chine
Maison de pierre entre deux canaux
Où j’ai connu la saveur d’un présent-détachement
Cette mémoire-là, quoique liée à l’Aura
Me rappelle que ce qui fut sera
& qu’entre deux brosses à dents mâchées
Existent des oasis
De paix

Je me serais bien passé des rêves de cette nuit. Sortira-t-elle de ma tête ? Demain départ pour quinze jours loin de Babylone en feu, loin du théâtre de ces interminables mois d'apprentissage.
J'avais besoin de vacances...

9 juillet 2005

Nouvelles du monde

Trois délicieuses dépêches récupérées sur Yahoo News :

MONTBÉLIARD (AFP) - Un habitant de Montbéliard qui poursuit en justice un journal ayant publié un horoscope jugé diffamatoire à son égard a affirmé devant le tribunal d'instance que cette interprétation du langage des astres pouvait lui nuire au niveau personnel et professionnel.
Le lecteur, natif du bélier, n'avait pas apprécié que ce signe soit, dans les pages du journal, associé à la prédiction suivante : "certains retrouveront les émois de l'adolescence, surtout dans le domaine sentimental où l'envie de s'amuser prend le pas sur le besoin de construire du solide".
Devant le tribunal d'instance de Montbéliard mardi, cet homme de 31 ans s'est présenté comme "un père de famille sérieux" et a estimé, "qu'en tant que bélier", il pouvait être considéré par un employeur, au regard de cette prévision, comme "un coureur de filles", peu fiable professionnellement.
Au cours de l'audience d'une demi-heure, la juge a notamment tenté de lui expliquer qu'en droit, la diffamation vise un individu nommément, ce qui n'était pas le cas de l'horoscope.
Le Montbéliardais - au chômage depuis deux ans - réclame 51 euros d'indemnités au journal qui a diffusé l'horoscope et un avertissement contre l'astrologue à laquelle il recommande "d'aller voir un médecin".
La décision a été mise en délibéré au 20 septembre prochain.

PARIS (AP) - "Enculé de ta race!", n'est pas une insulte à caractère racial, a estimé le tribunal correctionnel de Paris dans un jugement rendu public mardi déboutant un homme qui poursuivait l'auteur de ce nom d'oiseau.
Dans ce jugement -essai linguistique?- la 17e chambre du tribunal correctionnel considère cette expression, "pour extrêmement grossière et fruste qu'elle soit", mais "assez largement répandue dans certains milieux, notamment chez beaucoup de jeunes gens", quelle que soit leur origine.
Cette expression devenue aussi courante que "ta race!", "fils de ta race!" ou "putain de ta race!", ne stigmatise "pas l'origine particulière ou identitaire réelle ou supposée de l'autre mais entend l'outrager (...) en le renvoyant à la "race" imaginaire de tous ceux que le locuteur entend, à cet instant, distinguer de lui", note le tribunal.
"Enculé de ta race!", poursuit le tribunal, est un propos qui fait "naître sur l'instant la 'race' métaphorique et indistincte des gêneurs et des fâcheux à maudire".En conclusion de son jugement, le tribunal précise que "ni la légitimité, ni la nécessaire vigueur de la répression du racisme et de l'antisémitisme ne sauraient s'accommoder de tenir pour raciste ou antisémite une injure publique qui ne l'est ni intrinsèquement, ni au regard des circonstances dans lesquelles elle a été proférée".
Le parquet de Paris a fait appel de ce jugement, a-t-on appris de source judiciaire.
En mars dernier, David Chekroun, président de l'Association des commerçants du marché des puces de Paris, avait déposé plainte contre Omar Hatem. Ce dernier, un commerçant ne disposant pas d'un emplacement permanent sur le marché, en pleine discussion avec un placier, s'en était pris à M. Chekroun.

LONDRES (AFP) - Louise Casey, chargée par le Premier ministre britannique Tony Blair de la lutte contre les comportements anti-sociaux, a défendu le fait de "travailler bourré" lors d'un récent discours devant des policiers, a affirmé le journal Daily Mail, enregistrement à l'appui.
"Travailler en étant sobre n'est pas une façon de travailler", a affirmé Louise Casey, chef de l'unité chargée de la lutte contre les comportements anti-sociaux au sein de Downing Street, lors d'un discours prononcé le 7 juin à l'occasion d'un dîner organisé par le ministère de l'Intérieur et l'Association des commissaires de police.
"J'essaye régulièrement de l'expliquer aux ministres, mais ils ne veulent rien entendre. Arrivez bourrés le matin, et peut-être que ça irait mieux, mes amours", a ajouté Louise Casey, dans des propos corroborés par l'enregistrement fourni au quotidien, enregistrement diffusé mercredi matin par la BBC radio.
"Je suppose qu'il n'est plus possible de se +bourrer la gueule+ parce que plein de gens disent que c'est mal. Mais franchement, je ne sais pas qui a inventé ça. C'est débile. Particulièrement quand vous avez 40 ans. On devrait pouvoir se +bourrer la gueule+ quand on veut", a encore ajouté Louise Casey, 38 ans.
Visiblement choqués par ce discours, lors duquel Mme Casey a régulièrement ironisé sur "Charlie Boy" ("mon petit Charlie"), alias Charles Clarke, le ministre de l'Intérieur, son ministre de tutelle, plusieurs représentants des forces de l'ordre ont quitté la salle, a affirmé le Daily Mail.
Le ministère de l'Intérieur a promis mercredi matin d'ouvrir une enquête sur les propos supposés de Mme Casey.

Éphémère éternité





















Dans l’attente d’improbables moments glissés entre les journuits
Se glisse l’illusion d’improbables moments de productivité
Entraperçues telles la plainte sacrée d’un jazzman solitaire
Les répétitives aubes se succèdent dans le refus du sommeil
Tel l’aigre-doux de l’habitude
Reste qu’il n’en restera goutte
Dans les océans verts qui attendent celui qui saura s’éclipser
Océans verts & moites
Sous le voile glissé d’une épicée peau mate
Substitut de l’Aura qui lui avait jadis glissé entre les doigts

Dans les rêves dissous de celui qui se remémore l’avenir
Résonne au loin le mythique opéra du chant des tablas
Les buildings du chaos certes poussent & éclosent
Telles les fleurs mensongères d’un artificiel paradis
Mais, noyé dans les pétales de son éternelle orchidée
Le tabuki ignore les artifices de son insignifiant passé
Pris de feu sous les questions des faiseurs d’images
Il n’a que son rire à leur offrir en guise de réponse
Eloigné du gâteau du samsara
Il peut alors goûter les véritables & inattendues friandises de la vie

Sans attendre rien de l’extérieur carnivore
Le vieillard qui repose en l’enfant épouse le sourire du chat
Sans équivoque, il ne condamne plus l’agitation – il l’ignore
Invisible est celui qui n’a plus rien à prouver
& pourtant sa lumière brille davantage qu'une explosion nucléaire
Sous les yeux effarés de la foule aveugle
Il joue à éteindre ce qu’il n’est pas, sans jouer à être ce qu’il est
Car alors, sa maison en miettes
Amuse son inaltérable nature dévoilée
Ce à quoi il s’était toujours accroché disparaît

Souffle le vent, à travers les symphonies de l’histoire
A travers les ruines hantées du désert de Gobi
Au delà des steppes glacées d’humanités oubliées
Sans arrêt coule la rivière de ce qui est le plus vrai des mirages
L’être qui enfin règne est la svelte jambe enrobée dans le bas de la culture
Fragment de la Mère Eternelle mêlée d’un Dieu Soleil
Qui à eux deux forment l’étonnante équation : 1 + 1 = 1
Ebahis par l’éblouissante découverte
Nous refermons nos lèvres sur ce secret muet
Si bien enfoui, si bien révélé

D&li&













cordes déliées
en symphoniques délices
corps fatigué
de platoniques supplices

écoute & vois
le soi de soie matin
matins d’émoi
où sont les lapins ?

son tout doux
blanc perdu dans le néant
tordu, le cou
de ces jours dissidents

opéra rien
nourrit mes insomnies
bleuet fin
ne comprend journuits

incapable
de structurer le temps
juste aimable
blanc & pas amant

que puis-je ?
attendre & tendre vers
où suis-je ?
oubliés les hivers

Révolution sexuelle

La révolution sexuelle, c'est comme le communisme :
Sur le papier, ça a l'air génial...
En pratique, c'est une catastrophe !

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