8 janvier 2010

La Compagnizz, la série : épisode 10 - Le nouveau spectacle de lalaBolduc

Explications et épisode 1 ici.
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Vous avez peut-être déjà entendu les rumeurs : lalaBolduc prépare un nouveau spectacle, avec plein de nouveaux morceaux et tout ! La grande nouveauté c'est aussi qu'elles sont parvenues à se cloner !!!

Ainsi donc, en exclusivité mondiale, voici le morceau d'introduction du nouveau spectacle des lalaBolduc !!! Les habitué(e)s du précédent reconnaitront sans doutes quelques allusions ^^

La Compagnizz, la série : épisode 10 - Le nouveau spectacle de lalaBolduc

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A la semaine prochaine pour un nouvel épisode !

10 décembre 2009

Amnésie

Le maire d'Amnéville a été condamné pour faux et usage de faux mais ce n'est pas grave puisque tous les habitants d'Amnéville sont, par définition, amnésiques. Ils auront donc bientôt tout oublié et le maire sera réélu ^^


7 décembre 2009

... (32)

les poissons rouges tournent de rage
boivent leur urine en corps
frustrés par la vitre
ils nous menacent
sans bruit


4 décembre 2009

La Compagnizz, la série : épisode 9 - Sainthomas traumatisé par Denis Lecarme

Explications et épisode 1 ici.
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Il y a quinze jours, vous avez pu entendre les doléances de Sainthomas par rapport à ce qu'il attendait de sa carrière de musicien. Aujourd'hui, vous allez voir que Thomas a parfois... des soucis de confiance en lui ! Ou comment le nouveau gimmick de Denis Lecarme le plonge dans une panique irraisonnée !

La Compagnizz, la série : épisode 9 - Sainthomas traumatisé par Denis Lecarme

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A la semaine prochaine pour un nouvel épisode !

3 décembre 2009

Toutes ces histoires...

C'est drôle, parce que je n'ai pas du tout peur de mourir. J'ai peur de la souffrance qui peut précéder la mort mais je n'ai pas du tout peur de mourir. D'une part cela me rapprochera de ma prochaine incarnation (dans un monde sans arthropodes, j'espère), mais même si je me trompe et qu'il n'y a rien, je suis d'accord avec Socrate qui explique que de toute façon, puisque nous ignorons ce qu'est la mort il est absurde de la craindre puisque si il y a quelque chose, ça ne peut pas être pire qu'ici et, s'il n'y a rien, nous ne serons plus en état de nous plaindre de notre propre néant...

Pourtant, il m'arrive parfois d'avoir peur de mourir jeune, non pas à cause de ce que je ne vivrai pas (j'en ai déjà tant vécu) mais à cause de toutes ces histoires que je n'aurai pas eu le temps d'écrire !

Non que je n'en ai pas déjà écrit beaucoup. J'en ai écrit un paquet pendant toutes ces années, dont quelques unes sont disponibles en ligne. Mais il reste toutes celles qui attendent, qui sont là en train d'être conçues ou finalisées dans ma tête : les plus importantes puisqu'il faut si longtemps pour acquérir une maturité dans sa pratique artistique... Concrètement, à trente-trois ans, ma bibliographie officielle (donc aboutie), si l'on en ôte tout ce qui n'est pas publié (y compris un roman complet), ne compte que Fragments nocturnes, Tabloïde, et les deux tomes de Homo Superior qui paraitront l'an prochain chez Ankama Editions. C'est très peu au regard de toutes les histoires que j'ai commencées, que j'ai en tête, que je n'ai pas finalisées... Ce n'est qu'un tout petit début...

Sauf que pour le moment j'ai besoin de me consacrer à mon taf de chargé de diffusion, certes culturel mais point littéraire, pour vivre. Et à ma formation en FLE, pour préparer mon exil en Asie, et tout ça prend du temps sur ma création, et même si je suis en train de préparer une demi-douzaine de projets de BD avec autant de dessinateurs, que je vais tâcher de vendre au prochain festival d'Angoulême, j'ai la sensation de ne pas faire ce qui est la chose la plus importante de ma vie : écrire.

C'est étrange, pourtant, parce que le monde n'a pas besoin de ces histoires. Enfin, je ne crois pas. Même si je suis certain de ne pas être le plus mauvais du lot, loin s'en faut, il existe des tonnes de romanciers et de scénaristes plus talentueux que moi, dont le travail marquera l'histoire de l'art, bouleversera la vie de milliers de gens et d'artistes. Je n'ai pas cette prétention. Mais l'enjeu n'est pas là. L'enjeu existe en soi : c'est celui de toutes ces histoires qui veulent être écrites, qui hurlent chaque jour leur besoin d'être écrites dans ma tête, qui ont besoin de l'être, et qui ne le sont pas toujours... Leur succès commercial, leur impact historique, n'a en réalité aucune importance. Ce qui a de l'importance c'est que je puisse les écrire, c'est qu'elles existent, quand bien même il n'y aurait personne pour les lire. Je ne sais foutrement pas pourquoi. C'est comme ça. C'est tout.

Alors voilà, j'ai toute confiance en ce Shiva que vous appelez Dieu pour me rappeler quand le moment sera venu, mais je suis navré d'avance si je n'ai pas eu le temps d'écrire toutes les histoires qu'il me fallait écrire. Vraiment navré pour ces orphelines, qui n'attendaient que moi. Je fais comme je peux, autant que je peux. Si un jour je peux de nouveau me consacrer totalement à elles, comme je l'ai fait à certaines périodes de ma vie, je le ferai, promis juré.

27 novembre 2009

Warp

Warp est un projet de bande dessinée de science-fiction, qui fut d'abord monté en 2001-2002 avec le dessinateur Arden. Nous étions sur le point de signer avec l'éditeur Pointe Noire lorsque celui-ci fit faillite, après quoi Arden renonça à la BD pour se consacrer à son métier d'infographiste.

Après un faux départ avec l'artiste Alexandra Rouvet-Duvernoy en 2004 (on a fini par s'engueuler comme du poisson pourri, j'espère qu'elle ne m'en tient plus rigueur), le projet fut finalisé en 2005 avec le duo dessinateur/coloriste C.M.H. & A. et c'est cette version que vous allez découvrir aujourd'hui (il ne me reste malheureusement rien des deux précédentes, hormis quelques croquis d'Arden dans mes cartons, qu'il me faudrait scanner un jour). Le projet fut soumis aux éditeurs en 2006, sans succès (il y en eut bien un pour manifester un vague intérêt, mais rien n'aboutit). Ainsi donc, Warp termina dans un warp ^^

Humainement et artistiquement, la collaboration avec C.H.M. & A. fut un réel plaisir ! Tout autant d'ailleurs que celle avec Arden. Mais au bout du compte, indépendamment de la qualité de leur travail et de nos échanges, je suis plutôt content qu'aucune des deux versions n'ait été publiée : ce scénario était exactement le contraire de ce qu'il aurait dû être. Les artistes n'y étaient pour rien : c'était ma faute, purement de ma faute.

Lorsque j'eus l'idée première de Warp, il devait s'agir d'une espèce de Aguirre, la colère de Dieu de la science-fiction, une réflexion sur la notion de civilisation, une épopée violente, déjantée, hystérique, dans laquelle des êtres prétendument évolués étaient plongés dans la barbarie la plus noire, jusqu'à eux-même sombrer dans les ténèbres. Mais bizarrement, j'ai écrit tout autre chose ! Était-ce la peur de ne pas parvenir à vendre un projet trop « littéraire » ? Était-ce une volonté inconsciente de rester « pop » ? Je ne sais pas ce qui s'est passé, juste que dès les premières lignes, Warp prit la forme d'un truc de SF au ton léger, complètement mainstream : précisément l'inverse de ce que je voulais !!! Évidemment, je n'étais jamais vraiment satisfait du scénario, que je retravaillais sans arrêt, m'efforçant d'en étoffer la dramaturgie pour compenser cette « dérive ». Au bout du compte, je crois que la dernière version n'était pas si mauvaise, pas pire en tout cas que nombre d'autres trucs « tous publics » que l'on trouve en librairies. Mais quelles qu'aient pu être ses qualités, mon script restait consensuel, convenu, formaté : tout ce que je déteste ! Mon seul pari un tantinet osé fut que, de la douzaine de personnages, un seul était humain... et mourrait avant la fin du premier tome ! Était-il possible de susciter l'intérêt du lecteur pour des personnages étant tous extra-terrestres, appartenant tous à des cultures différentes de la nôtre ?

C'est en tout cas bizarre, parfois, comme les histoires que l'on veut raconter ont leur propre vie, leur propre existence et nous échappent pour devenir ce qu'elles veulent devenir ! Peut-être finirai-je un jour par reprendre ce concept de zéro et en faire ce truc tordu que j'avais en tête. Peut-être... ou pas.

Quant à C.M.H. & A., ils écrivent désormais leurs propres scénarios, et je leur souhaite le plus vif succès dans leurs projets. Qui sait si nos chemins artistiques ne se recroiseront pas un jour ? Ce serait pour moi un plaisir... Dans tous les cas, je reste très amoureux de leur coup de crayon et du travail qu'ils ont fourni sur Warp...

Voici donc les planches, suivies de recherches sur les personnages.



























































































































































21 novembre 2009

La Compagnizz, la série : épisode 8 - La Compagnizz fait dans les mondanités

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De temps à autres, lalaBolduc, Denis Lecarme et Sainthomas se réunissent en co-plateau, histoire de faire un peu de buzz, de motiver les programmateurs à venir découvrir les trois artistes d'un coup, de rameuter les spectateurs récalcitrants en leur offrant trois concerts pour le prix d'un...


Mais bon... Comme vous allez le voir, Carole Jacques de lalaBolduc est timide, donc pas toujours à l'aise lorsqu'il s'agit de présenter une soirée... Et depuis que Sainthomas est passé de sa formule quatuor à sa formule solo, Carole trouve ça encore plus compliqué à expliquer (ce que Thomas comprend bien, à en croire son hochement de tête) !


Et puis disons-le franchement : le vrai problème c'est que le public lyonnais est très... mondain...

La preuve en images !

La Compagnizz, la série : épisode 8 - La Compagnizz fait dans les mondanités

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A la semaine prochaine pour un nouvel épisode !

18 novembre 2009

La Compagnizz, la série : épisode 7 - Sainthomas n'est pas content

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La plupart des musiciens le savent : le jour où vous annoncez à vos parents que vous allez plaquer votre carrière d'architecte pour vous consacrer à la musique, la réaction est assez violente ! Sainthomas a eu de la chance : son père a compris que son fils devait réaliser ses rêves. Ainsi, il l'a encouragé sans réserve !

Quelques années plus tard, c'est l'heure des bilans... et là : Sainthomas n'est pas content, mais alors pas content du tout !

La Compagnizz, la série : épisode 6 - Sainthomas n'est pas content

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A la semaine prochaine pour un nouvel épisode !

17 novembre 2009

Insoluble

Comment dire aux gens qui nous ont blessé qu'ils nous ont blessé sans les blesser si le fait de leur dire qu'ils nous ont blessé les blesse ?


16 novembre 2009

Shaomi est complètement has-been

Ben oui : ce week-end j'étais malade, alors je me suis dit que ça devait être la grippe A !

Comme je suis un être totalement superficiel qui ne se soucie que de son image, j'étais super content, genre : « Wow ! La classe ! Je suis méga-tendance sur ce coup-là ! ».

Et ben non : c'était juste une grippe à la con, banale et bénigne...

Déjà que j'étais passé à côté de la vache folle dans les années 90 et de la grippe aviaire en 2003, et bien entendu j'étais trop jeune pour choper le sida en 1985 (j'aurais pu par la suite, mais c'était plus du tout avant-gardiste après 1990...).

Putain les mecs je suis complètement has-been...

15 novembre 2009

La réhabilitation de Thomas Dolby

Totalement oublié en France, Thomas Dolby fut, aux côtés de Gary Numan, The Human League, Heaven 17 et Depeche Mode, l'un des pionniers les plus remarquables de la synthpop anglaise. Si sa discographie s'est considérablement ralentie après 1988, Dolby reste l'auteur de l'un des disques les plus intelligents des années 80 avec son premier album autoproduit, The Golden Age Of Wireless. Empruntant (comme Numan avant lui) à David Bowie son sens de la mélodie à la fois élégante et envoûtante, Dolby s'imposa immédiatement comme un « savant fou » de la pop. Superposant avec allégresse nappes de synthétiseurs et bruitages incongrus, invitant la star japonaise (elle-même ô combien visionnaire) Akiko Yano à pousser la chansonnette sur un titre, mélangeant habilement instrumentation « traditionnelle » et bidouillages avant-gardistes, Dolby suscita immédiatement l'enthousiasme en cette année 1982. 

The Golden Age Of Wireless est un disque rien moins qu'essentiel, en ce sens qu'il parvient à synthétiser avec brio l'essence même de la pop music dans ce qu'elle a de plus intemporel, tout en cristallisant les innovations d'une époque. D'ailleurs, contrairement aux artistes cités plus haut, Dolby s'obstina ne jamais sombrer dans la froideur synthétique qui caractérisait ses contemporains : le son reste très « chaud », se refuse radicalement au minimalisme, de sorte que les savoureuses textures sonores sont ornées en permanence d'une panoplie d'arrangements fournis. Et, comme souvent avec les œuvres de jeunesse, l'ensemble respire un enthousiasme débordant de vie, contagieux ! Ces mots, tirés du single She Blinded Me With Science, pourraient s'appliquer au disque tout entier : « it's poetry in motion ».


Depuis que nous nous sommes rencontrés en 2002, The Golden Age Of Wireless ne m'a jamais ni déçu ni lassé : il restera probablement à jamais l'un de mes disques de chevet. À noter qu'il en existe plusieurs rééditions, avec des tracklists différentes d'une version à l'autre. Le mieux est donc de mettre la main sur la version remasterisée qui vient de paraître chez EMI, et qui contient l'intégralité des sessions. Cette version est disponible en digital à un prix dérisoire (9,99€ pour dix-neuf titres, sur Amazon).


Quelques extraits sur Youtube :

13 novembre 2009

Interdire la burqa ? Oui, mais...

Je ne suis pas spécialement excité par la burqa (je lui préfère le sari ou la mini-jupe) mais tout féministe que je sois, je serais bien en peine de juger à quel point elle participe d'une tradition et à quel point elle participe d'une oppression de la femme. Ce que je me demande, par contre, c'est à quel point son interdiction a le moindre sens. D'abord, comment l'appliquer ? Qui condamner en cas d'infraction ? La femme qui la porte ? Et en ce cas n'est-ce pas l'oppresser doublement ? Son époux, son père ? Et en ce cas qu'en est-il si la burqa est un choix de la femme et non des hommes qui l'entourent ? Condamnera-t-on des innocents ?

Mais au delà de ça, mon inquiétude concerne surtout le préjudice, plus grand encore, qui risque d'en découler pour les femmes des familles les plus radicales. Je suis certain que certains pères ou époux décrèteront que, si une femme ne peut plus porter la burqa dans la rue, la femme ne sortira plus de chez elle. Qui le saura ? Qui ira vérifier, et comment ? Des dizaines, des centaines, des milliers peut-être, de femmes musulmanes françaises pourraient alors se retrouver confinées dans leur appartement jusqu'à la fin de leurs jours, avec interdiction totale de mettre un pied dehors sous peine de graves représailles. On me dira que depuis l'interdiction du voile à l'école, les gamines y vont tout de même. Oui, car la scolarisation est obligatoire. Le travail, lui, ne l'est pas (pas encore en tout cas) : comment alors saurons-nous ? Qui les tirera de là, toutes ces femmes séquestrées ? Personne, j'en ai bien peur.

De fait, peut-être vaut-il mieux un combat idéologique contre un phénomène identifié, qu'une loi générant une dissimulation du phénomène davantage que sa disparition. J'ajouterai enfin que, à ma connaissance, il n'est pas un seul passage du Coran qui prescrive le port de la burqa. C'est une invention du clergé musulman et c'est peut-être plutôt cela qu'il faudrait répéter inlassablement aux communautés musulmanes, ça plutôt qu'une loi.

11 novembre 2009

... (31)

écumes voraces
insatisfaites par les lignes droites
déchirent la route en fourches
impromptus prédestinés au chaos
intérieur


10 novembre 2009

... (30)

le silence est improbable
sur l'incessante autoroute
l'ego sollicité peut se nourrir de plantes
mais le jeûne est un mirage
visionnaire


9 novembre 2009

Délicieuse charogne...

Après mon dernier article, je parie qu'en lisant le titre vous avez pensé « oh putain le salaud, il va encore nous faire chier avec son végétarisme, à nous faire encore culpabiliser et tout ».

Et ben non ! Même pas ! (Ceci dit, vous ne perdez rien pour attendre !)

Non : la charogne en question n'est pas celle que vous bouffez tous les jours mais une jeune écrivain ou plutôt -c'est elle qui le dit- une « putasse d'artiste » qui a choisi le pseudonyme de « Charogne de Doberman ».

Pour ceux qui trouvent ça vulgaire, je ferai remarquer que c'est un nom à particule, donc assez distingué en fait.

Coline Honoré, puisque c'est son vrai nom, est en train de manger le monde sur son blog. Et elle fait bien, parce qu'elle le fait dans les règles de l'art (l'art avec un grand « a ») ! Avec cynisme et intelligence, elle démonte, déchiquète et crucifie le marasme ambiant, l'échec flagrant de la civilisation occidentale, la morbidité de la société qui nous entoure, et c'est un vrai régal !

Alors je vous vois déjà en train de ruminer comme des vaches sacrées : « oh non, merde, y'en a marre de ces écrivains amers qui crachent dans la soupe ! »

Certes...

Sauf que Coline Honoré crache son venin avec une telle jubilation, avec tant d'élégance et de flegme, et surtout avec tellement d'humour, qu'il serait vraiment dommage de s'en priver ! Il n'est pas un de ses textes qui ne m'arrache au moins deux ou trois fous-rires, et c'est alors que la noirceur se fait lumière !

Et puis aussi, Coline écrit sans fautes d'orthographe et se souvient de l'existence de ces choses exotiques nommées « conjugaison » et « accords ». Vous me direz que c'est quand même la moindre des choses pour un auteur. Je vous répondrai que vous avez raison mais qu'internet a malheureusement atteint le degré de déchéance où cela mérite d'être noté, considérant que nombre de blogueurs -indépendamment de leur éventuel talent littéraire- ont décidé de se passer de ces encombrants concepts.

Mais ce qui est vraiment bluffant, ce qui témoigne d'un talent monstrueux et (je le lui souhaite sincèrement) d'un avenir brillant dans le métier : c'est son âge ! Coline a dix-neuf ans et sa plume a la maturité, la verve d'un écrivain accompli ! À chaque lecture de ses textes, je me dis : « la $£%ù¤& !!! », parce qu'à son âge j'étais loin d'une telle qualité d'écriture. Parce que ce putain de style, cette foutue précision du langage, ce satané regard critique qu'il m'a fallu tant d'années de boulot acharné à développer, que nombre de romanciers publiés n'ont pas et n'auront jamais, Coline les a déjà acquis, à un âge où l'on fait normalement ses premières armes littéraires ! Il lui reste certes à franchir l'étape la plus difficile : celle qui consiste à passer du texte court à une véritable dramaturgie, de l'article à la nouvelle, jusqu'au roman (ou à la pièce de théâtre, ou au scénario). Mais je crois savoir qu'elle y travaille déjà et son talent est déjà tellement flagrant, saute déjà tant à la gueule du lecteur, que je ne m'inquiète pas pour elle.

Alors je vous le dis tout net : il faut la lire ! C'est radical, sans concession, étonnamment bien écrit et hilarant ! Il faut la lire et il faut l'encourager, parce que si une plume aussi prometteuse se perdait dans l'obscur marécage des putasses-d'artistes-qui-finissent-par-renoncer-à-faire-le-tapin-faute-de-clients, ce serait juste trop triste.

Son blog est accessible sur son profil Myspace, c'est à dire ici.

Allez ! Vite ! Cliquez sur le lien et cassez-vous de mon blog pour aller lire le sien, sinon c'est moi qui vous mange !

7 novembre 2009

Elle est pas belle la vie ?

Le slogan de la marque de charcuterie Fleury Michon, « elle est pas belle la vie ? », me laisse rêveur...
















































Alors, elle est pas belle la vie ?

6 novembre 2009

La Compagnizz, la série : épisode 6 - lalaBolduc ne sont pas des filles faciles

Explications et épisode 1 ici.
Episode 2 ici.
Episode 3 ici.
Episode 4 ici.
Episode 5 ici.




Tout d'abord, veuillez accepter nos plus plates excuses pour ces deux semaines sans nouvel épisode. Comme vous le savez, notre série est produite à Bollywood (question de budget), et une grève des techniciens a paralysé la production dans tout Bombay, pendant deux semaines ! Figurez-vous qu'ils réclamaient un statut d'intermittent en Inde, ces cons-là. Heureusement, le patronat local les a matés vite fait (ils en ont même immolé deux ou trois pour l'exemple) !

Bref, ce nouvel épisode a pour but de laver la réputation de Carole et Lucile de lalaBolduc, vaguement entachée par notre épisode 3. Il se trouve en effet que Lucile a invité un mec à prendre un verre, l'autre jour, et voilà que le gars lui répond : « Merci pour l'invitation, que j'accepte bien sûr (même si la vidéo de la Compagnizz n'est pas tout à fait rassurante !). »

Ne vous y méprenez pas : si les lalaBolduc ont des techniques de dragues très efficaces, elles refusent régulièrement de donner leurs corps aux hommes, y compris aux plus grandes stars de la chanson française. La preuve par l'exemple !

La Compagnizz, la série : épisode 6 - lalaBolduc ne sont pas des filles faciles

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(Note : cet épisode a été réalisé par Lucile Brisset.)

A la semaine prochaine pour un nouvel épisode !
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