15 octobre 2013

Pour un militantisme passif

En tant que végétarien, j'entends souvent les carnivores se plaindre que nombre des végétariens qui les entourent sont d'une intolérance totale, d'une agressivité verbale insupportable et proche du harcèlement moral. Il est bien évident que, face à l'ampleur des crimes commis à l'encontre des animaux, je comprends la colère de mes congénères. Pour autant, si l'on s'accorde sur le fait qu'un végétarien souhaite faire avancer la « cause », je ne puis m'accorder sur la méthode.

Une amie végétarienne me disait hier que si l'on a le droit de se mettre dans une colère noire contre un homme qui bat sa femme, pourquoi n'aurait-on pas le droit de se mettre dans une même colère face au carnivore, qui contribue à tant de souffrance animale ? Bonne question.

La différence que je fais entre un mangeur de viande et, disons, un homme qui bat sa femme (ou un violeur, ou un pédophile, ou un meurtrier), se situe au niveau de son environnement sociétal. Sur le fond l'homme qui bat sa femme n'est pas pire que le mangeur de viande si l'on parle purement en termes de souffrance provoquée chez d'autres êtres vivants. Le mangeur de viande, de ce point de vue-là, génère en fait bien davantage de souffrances. Pourtant, je ne puis les mettre sur le même plan, et ce n'est certainement pas parce que je fais une hiérarchie entre la souffrance humaine et la souffrance animale (je n'en fais aucune).

Pour moi, la différence se situe dans le fait que la société dans la quelle nous vivons admet que la violence sur les femmes (sur les humains en général) est un acte criminel et condamnable. Quelques dégénérés çà et là mis à part, la loi et l'opinion s'accordent à ce sujet et les gens sont élevés dans l'idée que nuire à l'intégrité corporelle d'un autre être humain est un acte inacceptable. Pour la viande, c'est tout à fait différent : les gens sont élevés dans l'idée que tuer les animaux pour les manger est quelque chose de moral, d'acceptable et de bien. La loi le permet, et l'opinion s'accorde à la loi sur ce constat. C'est la raison pour laquelle mon militantisme végétarien n'implique pas de condamner les carnivores avec la même virulence que les violeurs, les pédophiles ou les hommes qui battent leurs femmes. De même que je ne m'y prendrais pas de la même manière avec un jeune Français qui me dit qu'il est naturel de battre sa femme et un jeune Afghan d'un village reculé, qui aurait grandi sous l'influence des Talibans et qui me tiendrait le même discours. Le second doit d'abord passer par tout un processus psychologique qui lui permettra de comprendre que, contrairement à ce qu'on lui a toujours appris, la femme est un être sensible au même titre que lui, qui a les mêmes droits que lui. On oublie trop souvent que même les philosophes grecs les plus éclairés n'ont jamais songé à remettre une seule seconde en cause l'esclavage, parce qu'à l'époque l'esclavage était une institution universelle. Il ne viendrait à personne l'idée de traiter Aristote ou Platon de la même manière que l'on traiterait un trafiquant d'êtres humains en 2013. C'est à peu près le même problème avec les carnivores : ils n'ont pas réellement conscience de ce qu'ils font. Ils savent bien quelque part que ce n'est pas très gentil pour les animaux, qu'ils souffrent, mais ils ne mesurent absolument pas la portée de cette souffrance, sa réalité, l'horreur absolue qu'elle représente pour les êtres qui la vivent. On leur a toujours appris que c'était comme ça et nous savons combien la croyance que les choses sont comme ça suffit à conditionner un être humain, puis à le conduire à justifier son aveuglement par tout un tas de raisonnements pseudo-rationnels. On a tous eu des parents, non ? Pas besoin de chercher plus loin ^^

Les êtres humains ont une capacité malheureusement assez limitée à l'empathie. Notre empathie est davantage acquise que naturelle. Les jeunes Cambodgiens élevés par les Khmers Rouges, dans l'idée que les ennemis de la cause n'avaient aucun droit, ne développaient aucune compassion envers leurs victimes, y compris parfois lorsqu'il s'agissait de leurs propres parents. Le sort de cent Roms ramenés à la frontière avec trois-cents euros en poche choque davantage le Français moyen de 2013 que celui de treize-mille Juifs déportés vers les chambres à gaz ne choquait le Français moyen de 1942 (point Godwin, je sais, désolé ^^). Le Français de 2013 est-il un homme meilleur que son grand père ? Non, c'est juste qu'on ne leur a pas enseigné la même compassion. Il y a aussi la question de la distance. Pour prendre un exemple plus récent, il suffit de voir les réactions viscérales que l'on a pu lire sur internet autour de l'affaire Fiona, et l'indifférence généralisée vis à vis des centaines de milliers d'enfants qui naissent, vivent une vie de souffrance et meurent prématurément dans les camps de concentration Nord-Coréens, où l'on autorise les esclaves à se reproduire. L'enfant français est proche et concevable, l'enfant coréen est lointain et abstrait. L'humain est proche et concevable, l'animal est lointain et abstrait.

Du coup, je ne vois pas en quoi je servirais la cause du végétarisme en agressant les carnivores. De même, je suppose que l'on ne serait pas arrivé à grand chose en agressant un esclavagiste il y a trois-cents ans si le but de la manœuvre était de le raisonner sur la cruauté de ses actes et sur l'égalité des droits de l'homme noir et de l'homme blanc. On ne fait que braquer les gens dans leurs convictions en les agressant, on ne fait que les fermer à leur capacité de compassion et d'empathie alors que c'est justement dans la compassion et dans l'empathie que se trouve la clé du problème. C'est la compassion et l'empathie qui font les végétariens. C'est la compassion et l'empathie qui feront, je n'en doute pas une seule seconde, que l'humanité sera végétarienne dans cinq-cents ou mille ans. On ne fait pas réfléchir les gens en les condamnant lorsqu'ils n'ont pas conscience de la gravité de leurs actes, et que la société dans laquelle il vivent approuve, encourage et autorise ces actes. On ne peut éveiller chez eux la compassion pour leurs victimes en n'ayant aucune compassion pour leur ignorance. J'oserai même dire pour leur « innocence » (c'est vrai : ils ne les mangent pas dans le but de les faire souffrir, ces animaux, ils ne matent non plus pas des vidéos d'abattage entre potes pour se marrer).

On ne peut éveiller la compassion et l'empathie chez l'autre en ne faisant preuve d'aucune compassion ni d'aucune empathie à son égard. C'est un contresens.

Voilà pourquoi je me contente d'un « militantisme passif », de montrer par l'exemple que c'est possible d'être végétarien et qu'on n'est pas plus malheureux, pas en moins bonne santé, et de temps en temps quand même je vais balancer des photos d'abattoirs sur mon blog ou un petit article sur mes convictions éthiques à propos de tout ça, et je crois que je fais réfléchir davantage de gens comme ça, depuis douze ans, que les hystériques du végétarisme qui harcèlent et acculent sans arrêt les carnivores. On peut faire avancer la cause de manière bien plus active que moi, je ne dis pas : en rejoignant des associations, en faisant des raids en caméra cachée dans les abattoirs, en faisant du lobbying, etc. Mais certainement pas en agressant au quotidien les carnivores qui nous entourent. Ça ne marchera jamais cette stratégie-là, on ne convertira jamais un seul carnivore de cette façon. Et le but, je le redis, ce n'est pas de crier son indignation ou de briller socialement dans les squats antistes. Le but, c'est de faire en sorte que moins d'animaux meurent dans les abattoirs. Il ne faut pas laisser la colère étouffer l'efficacité.

Et surtout, il ne faut pas mettre de côté l'empathie et la compassion. Jamais.

Alors voilà...

40 commentaires:

Nurserie Mon Berceau Enchanté a dit…

et sinon mes voisins ont tué le mouton ce matin a 5 h ! la fete de l'Aïd... le petit bruit était assez.. euh.. eurkkk

Nadege Rene a dit…

Idem , et je me contente de partager les plats que je fais lorsqu'on me sort la phrase ultime : "mais alors, qu'est ce que tu mange???!!!!! " ben goute....

Josh Rules a dit…

Je partage totalement tes propos. Je vais donc le partager sur mon mur

Livani a dit…

Entièrement d'accord... je suis moi aussi, depuis de nombreuses années, un végétarien qui n'embête pas les autres. Je montre l'exemple... réponds aux questions que l'on me pose... quelques amis ont adopté depuis le végétarisme.

Laura Aphraelle a dit…

les animaux ne souffrent pas forcemment, tout depend des conditions d'elevage et d'abatage. clairement je prefere manger un boeuf que j'ai connu, que je sais comment et par qui il a été elevé, et dans quelles conditons il a été abbatu que dla viande de supermarché dont on ne sait rien.

Ivan Rosel a dit…

C'est une promesse dans les Écrits Bahá'ís que l'humanité, en éduquant ses enfants génération après génération vers plus d'empathie et de "kindness to animals" dès leur plus jeune âge, deviendra végétarienne dans le futur.
Pas de date donnée mais bon, on y travaille ;)
Amitiés de Chine :)

Marie Dhollande a dit…

C'est vrai ... Mais moi j'ai été élevée dans une famille rurale, là où chaque ferme a son cochon, dont on gratouille le groin à longueur d'année tout en sachant qu'à Noël, ben ...-. Du coup, cette relation de l'homme (rudimentaire ?) à l'animal utilitaire est ancrée. D'autant que, de leur vivant, ces animaux -poules, lapins- étaient respectés et heureux. Mais ils étaient là pour nous nourrir. Sinon, eux mêmes n'auraient tout simplement pas été là non plus !!
Ce que tu dis là est beaucoup adapté à l'élevage -et à l'abattage- industriel qu'au fait, en soi, d'être carnivore ...

Cassandra ßetty Léana a dit…

certains se l'inventent eux meme l'intolerence (parle en connaissance de cause)

Fleur Pech a dit…

Je n'ai pas le temps de tout lire, je réagirai plus tard sur le reste, mais je trouve qu'on entend beaucoup parler de ces végétariens agressifs sans jamais avoir le contexte. Or dans mon expérience, je vois surtout des omnivores se sentir vexés (culpabilisés ?) lorsqu'on répond à LEURS questions sur la cause de notre végétarisme. Dès qu'on va plus loin que des réponses vagues, on est soit agressif soit idiot. Combien d'omnivores voient comme agressives des affirmations comme "je ne souhaite pas manger d'animaux morts" "je refuse de participer à la torture animale" "la consommation de la viande est à l'origine de catastrophe écologique" etc. ? Finalement, quelle part réelle de végétariens agressifs dans tous ceux vécus comme tels par des omnivores ?

Nyl Personne a dit…

Je crois, malheureusement, que si l'agressivité n'est pas efficace (c'est un fait), le "militantisme passif" ne l'est pas plus. J'ai fait 15 ans de "militantisme passif" silencieux et auto-censuré, à simplement répondre aux sarcasmes, puis 1 an et demi de "militantisme moins passif" à amener moi-même, ponctuellement, les autres à y réfléchir ou s'informer, et j'ai très largement vu la différence, l'évolution des mentalités et des habitudes alimentaires... en cent fois mieux.

L'intérêt d'être un peu "proactif", c'est de stimuler la réflexion chez les autres, d'amener à l'échange. Au lieu d'être simplement dans la défensive, fermé, par peur des conflits. La passivité pure, en croyant que notre simple exemple va suffir à les faire bouger, ça n'amène à rien. Ca laisse l'inertie s'entretenir. Alors que "taquiner", "titiller", profiter des occasions pour aborder le sujet, questionner, informer, sans mentir sur ses convictions, mais sans pour autant aller au conflit ou fermer le débat par la colère (parce que quand la colère apparaît, on se trouve dans un conflit entre deux egos, et plus aucune idée ne peut être échangée, plus personne n'est réceptif à l'autre), en usant de psychologie, en sachant aussi doser, en sachant écouter l'autre, c'est beaucoup beaucoup beaucoup plus productif...

Donc le "militantisme agressif", non. Mais le "militantisme passif" non plus...

Et une petite réflexion qui pourrait peut-être t'intéresser : http://grenier.veggiepride.fr/2011/livret_v%C3%A9g%C3%A9phobie_pour_lecture.pdf

Et je ne crois pas, moi, à une humanité majoritairement végétarienne "dans 500 ou 1000 ans" :
http://www.lepoint.fr/science/en-2050-tous-vegetariens-05-09-2012-1502842_25.php
http://www.theguardian.com/environment/2010/jun/02/un-report-meat-free-diet

Samy Rite a dit…

La passivité marchera chez certains, pour d'autres il faudra stimuler un échange. Mais quoi qu'il arrive il ne faut pas perdre espoir, une personne qui aura réagi violemment aujourd'hui peut potentiellement devenir végétarienne le lendemain, faut pas croire que la réflexion s'est arrêtée net!

Samy Rite a dit…

(mais ça peut aller dans l'autre sens aussi, les gens qui se sentent effectivement jugés par le simple comportement peuvent devenir agressifs sans raison, l'hystérisme n'appartient pas qu'aux végés :( )

Émilie René-Véronneau a dit…

Bravo!

Douce Satine a dit…

ma phrase préférer de ce pamphlet ; (c'est vrai : ils ne les mangent pas dans le but de les faire souffrir, ces animaux, ils ne matent non plus pas des vidéos d'abattage entre potes pour se marrer).

David Serbac a dit…

tu peux aussi manger une bête en fin de vie a qui t'as donné un nom, de l'attention, voir de l'amour.....je ne vois pas en quoi il ni a pas de valeur ni de respect..... t'aime le chocolat, t'es pas obligé de t'en gaver..............rien a voir avec l’élevage en batterie et toute les derives....ça s'appel juste respecter le vivant.....sinon arreter de manger des fleurs elles ont certainement une vie social les unes envers les autres, unbe vie, peut etre une forme de pensée qui nous depasse....

Land Reveur a dit…

ce souvenir des ces peuples primitif (avancé) qui chassent pour se nourrir, mais demandent pardon a leur proie, notion de respect une fois encore

Veronica Ridens a dit…

et moi ma phrase préférée est : Le but, c'est de faire en sorte que moins d'animaux meurent dans les abattoirs. Il ne faut pas laisser la colère étouffer l'efficacité. merci Shao Mi.

Marianne Sombresotte a dit…

Ta sagesse me manque mon madichou, mais même loin, elle m'aide à devenir meilleure. A grandir.

Cycy Anne Foyle a dit…

OO .... désolée, ce que je vais dire n'engage strictement que moi et je n'ai nullement l'intention de convaincre qui que ce soit ni de sous-entendre que mon impression est la meilleure, ce serait complètement con et prétentieux, mais j'avoue, j'ai décroché à l'amalgame du début "on a le droit de se mettre en colère contre un homme qui bat une femme et pas contre les carnivores" que je trouve horrible....d'ailleurs je ne m'en remets toujours pas...d'habitude je suis plus open mais là je m'en suis décrochée la mâchoire de juriste et de femme....en général dans ce genre d'amalgame, le régime nazi arrive assez vite dans la conversation ..comme ça avec autant de logique et comme un horrible joker qu'on sortirait dans un débat pour expliquer à quel point un truc est mal Oo parce que l'idée de mal n'importe quel mal d'ailleurs, est objective et universelle du coup faut bien que tout le monde comprenne à coup d'amalgame sulfureux...

Chris Land a dit…

je ne sais pas qui a utilisé le mort "respect" mais c'est le bon mot, mais non pour une cause animal venus de pays remplis de bien dodus ou pour la premiere fois dans l'histoire l on y meure de trop manger....... juste plus de respect et d'ecoute pour ceux de sa propre espece. rase le cul des exaltés, des donneur de leçons ou de ceux qui vois un élitisme dans un acte d'engagement personnelle , pauvre logique, pauvre raison, et si je les suivant, si je jugeais les autres comme ils le font, je peut vous assurez que nous ne serions pas nombreux sur terre...... au oui j'en suis sur "respect" est le bon mot.......

Alyciane Cendredeau a dit…

Désolée, j'ai pas tout lu.

Je me suis arrêté un peu après le mec qui bat sa femme et les pédophiles, j'ai sauté jusqu'à l'homme et sa présumé non-empathie ( chose pourtant typiquement humaine en fait...)

Et je me suis dis que je n'aurais même pas le courage d'expliquer en quoi ce message me semble ubuesque. Je respecte ceci-dit ton avis.

Pourtant j'adore les animaux, mais moi je suis une "carnivore" (en fait, omnivore). Et je divise l'aspect souffrance et nourriture, puisque si on doit parler crûment avec une pointe d'ironie noire: si l'animal souffre, c'est pas bon...

L'itinérante a dit…

Je ne suis pas végétarienne, j'aime la viande. J'ai élevé des animaux de ferme pour les manger. Mais à partir du moment où je les élevais pour ça, il me paraissait primordial de les élever de manière à ce qu'ils ne souffrent jamais. Je crois qu'ils avaient une belle vie. Et il était hors de question de les faire souffrir ni de leur faire peur jusqu'à la dernière seconde de leur vie.
A part ça je faisais surtout des légumes (l'élevage c'était pour une consommation familiale) et j'avais de quoi nourrir tous les copains végétariens ;-)

Nijidt a dit…

comment ne pas être végétarien quand on connait la manière dont on fabrique la viande qu'on nous vend au super-marché?
Mais je connais aussi des vaches élevées avec beaucoup de soins, d'attention et même de tendresse..........
L'intolérance, c'est contreproductif!

Labanda Fabienne a dit…

C'est un débat très important. On, mange 40/100 de viande en plus que dans les années 70. Perso, je n'en éprouve pas les besoin MAIS mon corps est habitué à la malbouffe des Leader de grandes surfaces. On est intoxiqué avec. Notre corps crée des manques si on n'a pas notre dose. Empathie et compassion ne sont pas des sens qui régissent la grande distribution animale humaine. Qui bouffe qui? Anthropophagie économique.

Anonyme a dit…

Merci et bravo pour cet éclairage d'une "minorité" prête pour les prochains enjeux, en avance quoi, avec toute l'incompréhension qu´elle doit supporter. Je n'ai pas encore franchi ce cap.

Pascal Rastacail a dit…

Les végétariens sont des salauds ! Ils ne mangent même pas de viande ! ;)

Pascal Rastacail a dit…

Et oui on en est la mon pote, si tu fais pas comme tout le monde, t,es un criminel !

Nadege Rene a dit…

1 partout, balle au centre, la plupart des VG sont intolérants et chiants et la plupart des omnis aussi ... perso, je m'en tiens à chacun fait ce qu'il veut du moment qu'on m'emmerde pas sur mes choix, le changement se fait plus par l'application personnelle de ses convictions, ou par l'exemple serein que par ce qui est toujours ressenti comme de la propagande de " l'autre coté ". En revanche, militer en son nom pour le respect animal et contre les usines de mort et de souffrance inutiles est du bon sens bénéfique à tous...

Véronica Ridens a dit…

ouais enfin le bashing anti vegan en ce moment me soule au plus au point.

Jean-Claude Leroy a dit…

Tout dépend aussi de la façon dont l'animal est tué ! Et les abattoirs de chez nous sont souvent pire qu'un abattage rituel. Quoi qu'il en soit, les bouffeurs de viande ne sont pas des carnivores mais des charognards. Puisqu'il mange du cadavre. Attention ! je ne suis pas végétarien, donc j'en fait partie mais je suis conscient de la chose et j'essaie d'y remédier. Pour ce qui est de l'abattage rituel, je suis totalement contre, comme je suis contre tout ce qui est "rituel'". Quelle que soit d'ailleurs la religion. Chrétiens : hypocrites ! Il y a longtemps qu'ils ne pratiquent plus le Carême. Muslumans : hypocrites : ils jeunent la journée mais bouffent à s'en faire péter la panse une fois le soleil couché. Sans parler de la "fête du mouton". C'est pas sa fête à lui en tout cas. Et les juifs avec leur Cachère, n'en parlons même pas. Ne parlons pas non plus des fins "gastronomes" qui bouffent des cuisses de grenouilles et du foie gras. Ceci n'a pas d'autre nom que "perversité alimentaire". Parce qu'ils vous disent : "il faut bien manger". N'importe quoi !

Jean Lupant a dit…

je ne suis pas entièrement d' accord avec toi quant à la différence entre carnivore et charognard ! de fait nous mangeons presque tjs des animaux morts ( à quelques exceptions près, comme les huitres ... ) ,mais c' est le fait de tous les carnivores, comme par exemple les lions, qui tuent leurs proies, puis les mangent ! ( même si c' est tout de suite après ) comme nous aussi ( dans les faits précis, il faut légèrement '' maturer '' la viande ) tandis que les charognards, eux, ne mangent que des animaux tués par d' autres animaux qu' eux et parfois longtemps après leur mort ! Nous sommes bien des carnivores ( des omnivores pour être précis ) car nous tuons et mangeons certains animaux ( et nous mangeons en plus aussi des végétaux et des graines ...voir du lait fermenté, appelé fromage !! et du jus de raison tout aussi fermenté : le vin ! ) Mais je suis tout-à-fait d' accord avec toi, pour avoir le plus grand respect pour les animaux, d' autant plus que nous les sacrifions pour notre nourriture , et là, il y a encore énormément à faire, alors que pourtant il est facile d' élever et même d' abattre dans le plus grand respect et sans cruauté ! même si cela coûte plus cher .

Jean-Pierre Lamon a dit…

je suis navré : je ne suis pas du tout d'accord avec cette vision des choses ... hélas : ce medium est totalement inadapté pour un exposé autre que simpliste, simplificateur à outrance et manichéen ... stéréotypes et clichés foisonnent dans un débat où sont absentes la physiologie, l'anatomie, l'éthologie, la biochimie enzymologique, l'énergétique métabolique, l'évolution darwinienne, pour ne me limiter qu'aux sciences exactes (l'écologie scientifique a été transformée, soit en politique par des statistiques économiques inadaptées, soit en religion par un dogmatisme aussi rigide que mièvre et pleurnichard)"SUTOR : NE SUPRA CREPIDAM !!!"

Jean-Claude Leroy a dit…

Amen ! Tu as oublié la physique quantique et la relativité générale ! Sans parler de la propulsion inertielle et les univers parallèles !

Jean-Pierre Lamon a dit…

en effet : pourquoi pas ? hormis cependant les univers parallèles qui relèvent d'une phantasmatique proche de ce que je dénonce : nous avons - en effet - une mathématique dépendant étroitement de nos perceptions qui sont en relation avec nos structures anatomiques : par exemple notre vision binoculaire, nos vertèbres "axis" et "atlas" ... la station debout, et la forme du pharynx et du larynx ... de parlons pas de latéralisation ... etc. Je n'ai ni la place ni le temps de faire une critique philosophique du platonisme qui imprègne jusqu'à des concepts réputés novateurs et révolutionnaires ... Un peu de Nietzsche ferait du bien à certains esprits forts pour les aider à sortir de leurs ornières ... VIVE ASIMOV !

Lola Lamb a dit…

Le problème, c'est la manière dont mange la majorité de la population. Je ne suis pas végétarienne, j'adore la viande, mais j'en mange peu et la personne à qui j'en achète une bonne partie élève, tue et découpe ses propres bêtes. C'est une personne formidable !

Astrid Bührle a dit…

non désolée tuer n'est jamais "formidable". et tuer un être que tu as élevé et qui te fait confiance l'est encore moins.

Karine Dodet a dit…

Tu as raison...

Celine Paul a dit…

Moi je ne mange pas de viande et je n'ai aucune explication à donner concernant ce goût, tout simplement parce que le goûts et les couleurs ne se disputent pas ;)

Bérénice Meinsohn a dit…

2 choses pour moi:
1/ on n'a pas à harceler quiconque, quoi qu'on fasse, quoi qu'on pense faire, parce la nourriture que l'on consomme n'affiche pas son bilan (carbone, humain, social, éthique...) sur l'emballage. On peut être végétarien et se gaver d'huile de palme qui est très nuisible pour l'environnement, et être un carnivore raisonné qui va acheter de temps à autre un bout de viande, élevée et abattue localement par de petits éleveurs.
On peut être un végétarien qui mange du bio de supermarché, ou un carnivore qui ne met pas les pieds chez carrefour et ainsi contribue au tissu d'agriculture locale en faisant son marché chez des agriculteurs qui n'utilisent pas de pesticide et qui n'ont tout simplement pas fait la démarche d'obtenir un label bio qui coûte des sous et rend leur production plus chère, donc socialement moins accessible à des personnes moins fortunées... C'est quasi social.

Bérénice Meinsohn a dit…

2/ La loi est souvent (pour ne pas dire toujours) en retard fasse à l'évidence. Ainsi j'évoque la notion de libre arbitre: ce n'est pas parce quelque chose n'est pas puni par la loi que c'est forcément sain. La condition des animaux d'élevage est un vrai problème de société, et le fait d'acheter de la viande, c'est créditer un fléau là où ne pas en acheter c'est lutter pour que ça cesse.
Maintenant il y a différents degrés de nuisance: manger un saucisson lorsqu'on sait que le porc qui a permis de le faire s'appelait Sophie, a eu une vie douce et heureuse et que cet animal a été abattu à la main, ça ne me choque pas, (je me répète...) Acheter de la viande en barquette au supermarché, ça n'a pas le même impact.

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