9 novembre 2011

The India Experience - 10/ The Desert Experience (Pt. 1)

Premier voyage en Inde, février-mars 2001.

Décollage ici.
Expérience précédente : The Jaisalmer Experience (Pt. 1).


27 février 2001 - 9 mars 2001 : The Desert Experience, Désert du Thar (Rajasthan)

Nous partons à l’aube avec un groupe de touristes. Nous chevauchons toute la journée en direction des dunes de Kuri. Peut-on d'ailleurs « chevaucher » un chameau ? Ne devrait-on pas plutôt dire « chameller » ? Je constate en tout cas que chameller huit heures d'affilée est fort douloureux pour le postérieur. Les chameaux sont en outre des personnages bien étranges, qui font toutes sortes de bruits et de grimaces bizarres. Le mien s'éprend d'une femelle dont nous croisons le troupeau : Thomas Cook aura le plus grand mal à l'entraîner au loin de la demoiselle. À l'heure du déjeuner, le même Thomas m’épate : alors que le sable s'infiltre sans cesse et partout, il réalise sous nos yeux une pâte à chapati immaculée. Un drôle de petit insecte, tel que je n'en ai jamais vu, me grimpe sur le bras. Thomas s'en empare, affirme que la créature pique jusqu'au sang et, avant que je n'aie le temps d'intervenir, transperce la bestiole avec l'épine d'un buisson. Ainsi empalé, l'arthropode repart comme si de rien était, pas décidé à mourir pour si peu.

Nous traversons évidemment des paysages enchanteurs. Au crépuscule, nous installons notre camp sur les fameuses dunes de Kuri. Fameuses parce que comparables au Sahara. Imaginez la Dune du Pyla, transformez en désert semi-aride la mer et la forêt qui la cernent, vous obtiendrez peu ou prou les dunes de Kuri. En guise de berceuse, Thomas plie une patte à chaque chameau et attache ainsi ladite patte (il n'y a rien à quoi attacher les bêtes tout entières). Je trouve cela cruel mais il m'assure que les chameaux, contrairement à nous, n'ont pas de crampes. Force est de constater qu'en tout cas ils ne protestent pas. Les chameaux ne sont pas les seuls en Inde qui en bavent sans se plaindre. La vie des femmes, elle aussi, est rude. Il faut dire que le divorce, en Inde, c'est la mort sociale d'une femme. Cela tend à changer dans les grandes villes, mais pour 90% des femmes indiennes, divorcer équivaut à se faire rejeter par sa propre famille en plus de celle de l'époux. Inutile évidemment de songer à refaire sa vie. Et si la femme n'a, en outre, pas de situation, il ne lui reste plus que la mendicité ou le tapin pour s'en sortir. Tout ceci m'est raconté par Tasleem, une jeune Canadienne d’origine indienne. Elle travaille sur des projets sociaux. Elle a vu l'Inde profonde. Elle a rencontré, dans des villages reculés, des fillettes de neuf ans mariées à des adultes. Des mariages consommés. Moins grave mais très chiant : ses collègues de travail, pourtant « modernes », qui ne comprennent pas pourquoi elle refuse de coucher avec eux. Il se trouve qu'elle a un petit ami : si elle couche avec un homme hors-mariage, c'est donc bien qu'elle couche avec tout le monde ! Ils ne sont pas méchants quand ils disent ça, précise-t-elle : ils sont juste incapables de comprendre. Au terme de cette conversation, nous dormons à la belle étoile sans être dérangés par les bousiers, qui vaquent à leurs occupations tout autour de nous.

Le lendemain, vers treize heures, Thomas me conduit à quelques kilomètres de là. On fait un dernier débriefing. Je ne dois pas vagabonder la nuit, à cause des serpents : leur morsure vous terrasse en une heure. Si on m'attaque pour me voler, je ne risque rien à essayer de me défendre et dans tous les cas, il est inimaginable qu'on m'assassine : au pire, je risque une raclée. Si j'ai vraiment un problème, je trouverai sans doute des touristes et leurs camel drivers sur les dunes de Kuri. Si je n'en trouve pas, il y a un village à dix kilomètres de là, en marchant tout droit (il m'indique une direction). Cette solution est inapplicable en cas de morsure de serpent, parce que je serai mort bien avant d'y parvenir. Et enfin, last but not least, Thomas aimerait beaucoup qu'on baise tous les deux. J'évoque mon hétérosexualité, l'argument lui convient et nous n'en parlons plus. Là-dessus, il repart avec ses chameaux sous le bras. Il reviendra me chercher dans dix ou onze jours...

Je plante ma tente au pied d’un arbre. Rien alentour, sinon quelques végétaux desséchés et une mer de sable. L’arbre abrite également un nid d'oiseaux, un genre de faucons. Les petits piaillent pendant que les parents planent dans le ciel bleu, en quête de rongeurs sans doute. Le bruit du vent qui les porte sera la bande son de ces dix jours en solitaire. Inévitablement, mon crâne et mes vêtements servent de réceptacles aux excréments de toute la famille mais, passée la première contrariété, je m’habitue. N’ayant assez d’eau que pour boire, faire bouillir mes repas et me raser la tête (rituel reconduit tous les cinq jours tout au long du voyage), je dois de toute manière renoncer à toute forme de toilette et de vaisselle, alors un peu plus ou un peu moins… Je consacre tout de même la première demi-heure à débarrasser mon environnement immédiat de quantité de bouses de chameaux séchées. L’arbre quant à lui m’est indispensable : il m’offre l’ombre (je passerai mes journées à tourner autour avec le soleil), un support sur lequel m’adosser, et ses branches font office d’étagères pour ma vaisselle. Puisque il m’est impossible de laver celle-ci, je laisse aux fourmis le soin de récurer chaque jour le riz et le dahl séchés, gratte un peu ce qu’elles laissent et réutilise le tout en l’état d'un repas à l'autre. Mon régime strict (une assiette à midi et une assiette le soir, ni plus ni moins), implique de temps à autre des envies furieuses de chocolat ou de pizza, mais ces vaines pulsions ne durent jamais longtemps. N’en étant plus à une privation près, j’ai aussi décidé d’arrêter de fumer et après deux ou trois jours, l’envie m’en passe totalement. Le désert est un lieu idéal pour le sevrage : quelle que soit votre envie d’en griller une, vous pouvez toujours courir après les bureaux de tabac ! Une mauvaise surprise par contre : l'eau ! Nous avons rempli les bidons au puits du dernier village. L'eau à un goût infect ! Je ne crains pas pour ma santé (j'ai mes pastilles purifiantes) mais, étant donné que je n'ai guère d'autre saveur à portée de langue, c'est vraiment déprimant ! Je m'habituerai pourtant, jour après jour…

Dès la première heure, un troupeau de chèvres vient me saluer. Il en viendra quotidiennement, ainsi que d’autres de vaches et de chameaux. Les chèvres seules acceptent d’être caressées. Les gazelles, quant à elles, se laissent à peine apercevoir et n’approchent jamais à moins de cinq-cents mètres.

Je m’endors chaque soir vers minuit, et m’éveille chaque matin vers huit heures et demie, dans ma tente devenue fournaise. Au crépuscule, j’entends invariablement résonner au loin les clochettes de quelque bétail invisible, et je contemple le ciel qui s’empourpre. La nuit, ce sont de nouvelles étoiles filantes, et les bousiers qui grattent pacifiquement tout autour de la tente. Régulièrement, je grimpe sur la dune la plus proche et m’émerveille de la pureté du paysage. Une autre activité quotidienne consiste à regarder les faucons planer au-dessus de moi. Leurs glissades sur l'air m'apaisent, font corps avec le bruit du vent. Ce même vent m'oblige un jour à courir après ma tente sur vingt mètres : on est à la limite de la tempête de sable, le poids de mes affaires ne suffit plus à l'ancrer au sol.

À Jaisalmer, j’ai acheté le roman La Grève, d’Ayn Rand. Je l’ai essentiellement choisi pour sa densité (mille pages que je rationnerai en raison de cent par jours, heureux de constater que je lis un peu moins vite en anglais qu’en français). Le livre comprend, outre le roman, un essai sur les œuvres et la pensée de Rand. Comme je n'avais jamais entendu parler d'elle auparavant, je découvre avec surprise qu'elle a connu un succès phénoménal aux États-Unis. Mais mon ignorance n'est pas tout à fait crasse : sans doute à cause de sa pensée ultra-libérale, Rand n'a quasiment pas été traduite en France. Le roman, passionnant, se veut une illustration de la philosophie « objectiviste » de son auteur. C'est assez drôle comme ce livre résonne pour moi ici et maintenant. Rand prône le rationalisme d’Aristote (« a est a, ni b ni c mais seulement a »). Dans ce rationalisme, je retrouve quelques principes fondamentaux du bouddhisme : cesser de réinterpréter les faits à notre convenance, faire avec ce qui est et non avec ce que l'on aimerait qui soit. Tout ceci trouve sa place dans ma quête spirituelle, me donne de nouvelles pistes à suivre. 

Ma cure de sérénité est régulièrement interrompue par les mouches, qui du matin au soir me harcèlent. Je finis par en tuer quelques-unes, un peu honteux de me laisser ainsi aller au crime. Les fourmis, elles, sont ravies, se précipitent sur les mouches tombées au sol et les dévorent avec avidité. Un matin, c'est au tour de mon doigt d'être dévoré. Je caresse un petit chevreau et il se met à téter mon index. Amusé, je le laisse faire et d'un coup, il me mord de toutes ses forces ! Le doigt restera bleu plusieurs jours ! Mon karma, sans doute…

Les journées sont longues. Je kiffe vraiment d'être ici, mais je ne peux nier qu’il y a parfois des moments d’ennui entre ma lecture d’Ayn Rand, ma contemplation et mes temps d’écriture. Pourtant, mon cerveau bouillonne de mille et un projets. Je poursuis mon travail sur Small City ; j'entame un scénario de BD de super-héros que j'abandonnerai peu après ; j'explore des pistes quant aux directions à donner à L’incident Œdipe (inédit), mon premier roman alors en cours de rédaction ; j'écris Adieu, princesse (inédit), un poème à la mémoire de ma mère qui figurera un temps au sommaire de Fragments nocturnes… J'ébauche également nombre d'idées plus ou moins idiotes, comme ce conte surréaliste où le gouvernement créerait un « permis de conduire bourré ». Le 28 février, je prends aussi des notes pour un projet de revue littéraire et graphique, héritière du fanzine Scrach que j'ai récemment enterré. Cela fait déjà plusieurs mois que je cherche à quel projet associer le nom Mercure Liquide. Ce titre m'inspire, je souhaite le réserver à quelque chose de spécial. Il me semble que cette revue pourrait être quelque chose de spécial. Je suis loin d’imaginer qu’il faudra trois ans et demi avant que ne paraisse le numéro un. Je suis tout aussi loin d'imaginer que Mercure Liquide obtiendra un succès d’estime d'ampleur nationale au cours de ses cinq années d’existence. Ce même jour, je compose aussi l’introduction du poème Agneau pourpre, dont le corpus avait été conçu en décembre. Une coïncidence voudra que ce texte soit lu précisément en ouverture de la toute première soirée de lancement de Mercure Liquide, aux Subsistances.

Ce projet de revue me ramène inévitablement à mes réflexions sur Neweden, parce que si je veux créer Mercure Liquide, j'ai besoin de Neweden. Je replonge dans mes souvenirs là où je les ai laissés à Pushkar : retour en septembre 2000. Non ! Il y a quelque chose qui est arrivé entre temps, de très important, dont je n'ai pas parlé : la Casa Okupada. Retour en mars 2000, alors. La Neweden Party 7 : une soirée mémorable, le moment où nous réalisons que nous créons un buzz et qu'il est considérable. Tout le monde et son cousin est venu voir ça de plus près, l'ambiance est complètement électrique ! Au milieu de la foule, une vieille connaissance m'explique qu'il est en train de transformer un grand squat d'habitation en squat artistique. Il aimerait beaucoup que nous venions voir, que Neweden s'associe au projet. Rendez-vous est pris. Là-bas, nous rencontrons une douzaine d'autres artistes, déjà impliqués. C'est une occasion unique, parce que c'est exactement ce qui nous manque : un lieu. Un lieu de travail et de représentations stable. Le coup de cœur est réciproque : la Casa devient notre base d'opération.

Septembre 2000, donc. C'est justement à la Casa Okupada que se tient la réunion de rentrée de Neweden. Tout le monde partage un peu mon sentiment : trop d'événementiel, pas assez de temps pour l'aspect purement artistique. Nous convenons de nous recentrer sur notre créativité : il sera bien temps d'organiser de nouvelles soirées ou un nouveau festival au printemps. C'est là que je décide de mettre un terme à Scrach : avec dix numéros en cinq ans, le fanzine a bien vécu. On voudrait bien poursuivre Légendes, le fanzine BD, mais cela s'avère impossible : les dessinateurs manquent de temps. Florence Bordarier annonce qu'elle quitte le collectif et elle emporte avec elle sa compagnie de théâtre et de danse. Les plasticiens décident quant à eux d'un workshop hebdomadaire à la Casa. Tout le reste se met en stand-by. Je sens bien, pourtant, que je n'ai qu'un mot à dire pour relancer la machine, pour poursuivre l'ascension folle de ces deux dernières années. La plupart d'entre eux seraient prêts à me suivre. Mais avec ces quelques mois de recul, je comprends que j'ai volontairement tué le bébé dans l'œuf au cours de cette réunion de rentrée. Neweden, au départ collectif d'artistes, avait ce qu'il fallait pour devenir une grosse structure événementielle. Tout était en place pour cela. Mais je n'ai pas voulu ça, parce que ça n'était pas le but. Nous étions un collectif d'artistes, pas une boite d’évènementiel ! J'avais également été déçu par les démissionnaires du mois de juin (je ne parle pas de Florence, ses raisons étaient différentes et légitimes). Je sais qui ils fréquentaient, les démissionnaires du mois de juin. Je sais qu'ils voulaient se couvrir, parce qu'il y avait autour d'eux des gens qui ne nous aimaient pas. Ils pourraient donc dire « j'y étais » aux gens qui leurs diraient combien la Neweden Week était grandiose, et dire « je n'y suis plus » à nos détracteurs. Cette attitude m'a écœuré. Je n'ai plus envie que l'on profite ainsi de mon travail, alors je veux m'assurer à l'avenir de pouvoir faire confiance à mes collaborateurs, et quoi de mieux pour cela que de soumettre le collectif à l'épreuve d'une période d'inactivité. J'ai peut-être tort d'appuyer sur la touche « pause » : il faudrait peut-être battre le buzz pendant qu'il est chaud. Je sais que c'est une décision qui m'interrogera longtemps. Mais entre le succès et l'intégrité, je choisis ce jour-là l'intégrité. Et puis, déjà, j'ai des tas d'autres envies. Amen.

Une intégrité en amène une autre : un de ces nouveaux projets est de mener une véritable guerre idéologique contre les gens du Point Moc. Pas par plaisir, par nécessité. Le Point Moc est un squat politique, fondé au printemps par des étudiants aux Beaux-Arts en mal de révolution. Il en résulte que tout ce que Lyon compte d'anti-capitali-, sexi-, mondiali-, fasci-, spéci- et autres trucs pas très biens en « -iste » s'est retrouvé amassé là-bas. Étant entendu que, sur le fond, Neweden, la Casa Okupada et le Point Moc partageaient les mêmes utopies, nous aurions dû être les meilleurs amis du monde. Les choses, malheureusement et bien malgré moi, se sont déroulées autrement... Mais il faut bien admettre que j'aime l'adversité : La « croisade » qui s'annonce, en cette rentrée 2000, promet d'être amusante...

Prochaine expérience : The Desert Experience (Pt. 2).

22 commentaires:

Élaine Germain a dit…

Aaah.. Enfin, quelle joie incommensurable de te retrouver..!

Manoé a dit…

j'aime beaucoup Sha! oui, tu devrais en faire un livre....C'est passionnant d'un bout à l'autre. j'ai souvenir de ces pastilles qui purifient l'eau...un goût de chiotes! mais bon...Donc, à suivre! bises à toi...

Papy38 a dit…

Bon voyage p'tite Mari.

Nella Ella a dit…

Joliment dis!

Claude Curutchet a dit…

Du bonheur dans un après-midi maussade + coeur qui chavire ! une chose est sûre : pas de séjour dans le désert pour moi...

Elsa Colnot a dit…

La traverse d un desert nous fais voir la vie autrement ! Et nous fais prendre enormement de recule sur la vie ! C toute une aventure ;)

Nella Ella a dit…

Vs avez fais quel désert?

Elsa Colnot a dit…

Salinas grande dans le nord argentin ma le plus marque sinon il y en a u d autre sur ma route mais suivant l etat d esprit ou tu te trouve a ce moment la tu ne le vie pas dutout parelle

Pierre Bouvier a dit…

Salinas grande un desert ?? pas vraiment

Sabrina Boukhalfa a dit…

C'est un désert de sel, il n'y a pas que des déserts de sable :)

Franciele Batista a dit…

Le salar n etant pas tres loin... c'est une belle region et oui... les deserts de sel sont si blancs et si beaux...

Pierre Bouvier a dit…

Juste pour entretenir la polémique amicale .On definit comme desert une region avec moins de 200 mm d'eau par an.Hors sur ce SALAR il pleut et il est souvant recouvert d'eau (voir la photo) .

Pierre Bouvier a dit…

C'est juste pour encore parler de merveilleux endroit (souvent ake un e lol)

Odette Guay a dit…

Est-ce que Shaomi a rencontré un Maître en Inde?

Cachou a dit…

Il me semble (mais c'est pure théorie !!) que le désert m'aurait rendue léthargique. Physiquement et intellectuellement ... Par osmose avec l'immobilité et le silence du lieu et au-delà de l'ennui -largement dépassé !-.
Mais peut-être ai-je tout faux : pour le savoir, faudrait que j'essaie !
En tous cas, le bouillonnement de tes pensées m'étonne. C'est comme si, décidément, tu ne pouvais accéder à ton propre désert intime !

nidjitt a dit…

mais tu sembles aussi frénétique qu'à Lyon.......

Mauron a dit…

Comme quoi, c'est toujours sous un arbre que naissent les projets littéraires les plus féconds... Des sortes de fruits, sans doute? Et qui n'auraient rien de "défendu".

Claude Hersant a dit…

D'accord avec Nidjitt... Ça va avec ce que je te dis à l'épisode suivant.

Claude Curutchet a dit…

Sinon les mouches, au désert, ça a été une découverte pénible pour moi aussi. Tu es seul loin de tout et elles arrivent de nulle part pour te persécuter, je ne comprends pas ce qu'elles foutent la et comment elles nous repèrent ! :/

Patatartiner a dit…

Et de toutes les interrogations que ton exil a suscité en moi, il n'y en a qu'une que je te soumet (la plus terre à terre, enfin presque ^^)... Pourquoi n'as tu pas fait ta vaisselle avec le sable qui t'entourait ??? Hein ?

Patatartiner a dit…

Bizarre ce voyage dans tes liens qui ne sont que des souvenirs fermés de ton passé...
Un seul a débouché sur quelque chose qui m'a semblé familier à la lecture : small city et ces mots un peu paumés qui ne veulent pas rester seuls...
L'ironie c'est qu'ils le sont un peu, au milieu de ces autres liens qui ne marchent plus avec elle ^^

Stéphanie Pata a dit…

Ah ben oui, j'étais déjà venue dans ce lien là (qui marche, LUI !)

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