17 avril 2013

Hampi amputé


Hampi compte parmi les plus beaux sites d'Inde sinon peut-être du monde, comme en témoignent humblement les photos de Nia (ici et ). En plus de ses paysages surréalistes, Hampi possède une valeur historique inestimable : mentionné dans le Rāmāyana, le village mythologique d'Hanuman devint une capitale de cinq-cent-mille âmes, mise à sac et laissée à l'abandon par les Sultanats du Nord en 1565. Redécouvert au vingtième siècle, Hampi est un lieu de pèlerinage important pour les hindous et, depuis une vingtaine d'années, un hot spot touristique de premier ordre. Le cœur de cet endroit inoubliable est un petit hameau que l'on surnomme affectueusement Hampi Bazaar. C'est un véritable paradis pour backpackers : on y trouve pêle-mêle des hôtels propres et bon marché, des restaurants lounge, des cyber-cafés et quantité de boutiques de souvenirs. Mon histoire d'amour avec Hampi remonte à mon premier voyage en Inde en 2001, j'y suis retourné au cours du second et depuis, je n'ai de cesse d'y revenir. Pour moi aussi, Hampi est devenu une sorte de pèlerinage : un lieu d'apaisement et d'émerveillement sans cesse renouvelé. Je m'y suis rendu le mois dernier, pour deux semaines, sans me douter que ce serait peut-être mon dernier séjour là-bas...

À peine sorti du bus, je constate avec épouvante que plus des deux tiers de Hampi Bazaar ont tout simplement... disparu ! Perdu au milieu d'un champ de gravas, il ne reste plus qu'un tout petit ensemble de bâtiments : une dizaine de restaurants et de guest-houses, quelques dizaines de magasins et d'habitations... La grande rue qui mène au temple, jadis débordante de vie, n'affiche plus qu'une rangée de monuments vides, aseptisés, dégagés des ruines des maisons abattues. Disparu, le mythique restaurant Mango Tree et sa vue sur la rivière ! Disparue, la douce terrasse du Paradise Garden où j'aimais tant écrire ! Disparu, le petit boui-boui familial où j'avais avalé tant de paneer butter masala ! Je me précipite vers la chambre d'hôtes où j'ai logé la dernière fois : ouf ! Cette famille, au moins, a conservé son logis. Passée la première journée, partagé entre la joie de retrouver mon jardin d'Éden et la douleur de le voir mutilé de la sorte, je me décide à comprendre ce qui a bien pu se passer.

La première vague de destruction, me dit-on, a lieu en juillet 2011. Elle ne concerne alors que les bâtiments de la rue principale. Un soir, vers vingt heures, plusieurs centaines de familles reçoivent un avis d'expulsion. Dès le lendemain à l'aube, des bulldozers accompagnés d'un important dispositif policier rasent maisons et commerces. La population paniquée, impuissante et incrédule est délogée brutalement, sans aucun ménagement. Ceux qui ne sont pas parvenus à évacuer leurs biens les voient enterrés sous les décombres. Ceux qui protestent sont arrêtés et conduits en garde à vue à Hospet, la grande ville la plus proche. Sans recevoir aucune compensation financière, deux-cent-cinquante familles sont déportées vers un campement minable, à quatre kilomètres de là. Pas d'eau courante, pas d'électricité, des tentes et des huttes pour seuls logis et surtout, pas de touristes alors que l'activité économique de ces familles en dépend tout entière.

Chaque matin, Nia et moi prenons notre petit déjeuner dans le petit restaurant de Shiva, un accueillant père de famille. Là, nous nous lions d'amitié avec Ranjith, un jeune chauffeur de rickshaw. Il nous explique de quelle manière les évictions ont bouleversé son existence : « Nous avions un petit magasin, qui nourrissait toute la famille depuis deux décennies. À présent, je suis chauffeur de rickshaw, ma mère vend des fruits dans la rue et mon vieux père a du partir loin d'ici, travailler dans une usine. Le cumul de ces trois activités ne nous rapporte pas autant d'argent que notre ancien commerce mais elles sont beaucoup plus pénibles. Le problème, c'est que nous sommes nombreux à nous être rabattus sur les rickshaws : la concurrence est beaucoup plus rude qu'autrefois. Mais il faut bien continuer à vivre, alors on fait ce qu'on peut pour s'en sortir ». Nous devenons également amis avec Amma, une femme d'une cinquantaine d'années qui a été touchée de manière similaire. Mère de deux enfants, Amma est sourde-muette mais elle sait très bien se faire comprendre : « J'avais une jolie boutique de couture sur la grande rue. À présent, je loue une petite pièce minable, adjacente à un restaurant. Il n'y a pas de fenêtre et comme les coupures d'électricité sont fréquentes, j'étouffe là-dedans et je suis contrainte de coudre à la lumière d'une lampe de poche, pour finalement vendre beaucoup moins faute de vitrine pour exposer mes produits. »

Les autorités ne sont pas décidées à en rester là : en février 2013, la moitié de ce qui reste est rasée. Le patron du prospère Mango Tree raconte : « Ils sont arrivés un matin sans prévenir ni fournir d'explication, ils m'ont juste dit de dégager parce qu'ils allaient tout démolir. Je n'ai rien pu faire ». Il suffit de voir ce qui reste du Paradise Garden ou du Laughing Buddha, de l'autre côté de la rivière, pour comprendre : au milieu des décombres, on trouve en vrac des morceaux de chaises et de tables broyées, des objets abandonnés au sol : ils n'ont rien eu le temps de sauver ! Le patron du Mango Tree ne baisse pas les bras : il veut tout recommencer l'année prochaine, à quelques kilomètres de là, où « on ne l'embêtera pas », mais les touristes suivront-ils ? Shiva, lui aussi affecté par cette deuxième vague, me fait part de son dépit : « J'avais trois autres restaurants en plus de celui que tu vois, les affaires étaient bonnes. Beaucoup de commerçants n'avaient pas de bail ou de licence : ceux-là ont été dégagés sans dédommagement. Moi j'avais toutes les autorisations, j'étais propriétaire, alors ils m'ont donné un peu d'argent. Le problème c'est qu'ils ont annexé la valeur de chaque bâtiment sur celle de la plus petite maison du village : ce que j'ai reçu est dérisoire, mes maisons valaient bien plus que cela ». Shiva a de la chance, il lui reste un commerce, un restaurant et une guest-house, mais pour combien de temps ? « Je ne sais pas, personne ne sait. Je pense que je vais pouvoir conserver ce qu'il me reste, qu'ils vont s'arrêter là mais je n'en suis pas sûr. » La famille qui nous loge nourrit elle aussi quelques espoirs : « Ils ont dit qu'ils allaient détruire notre maison, nous allons devoir quitter le village. Mais les deux chambres que nous louons aux touristes [qui se trouvent à deux mètres, de l'autre côté de leur cour intérieur], ils ont dit qu'on pourrait les garder ». Ranjith est moins optimiste : « Ils vont tout détruire, c'est sûr : ils font ça petit à petit mais je pense que si tu reviens l'année prochaine, il n'y aura plus rien, plus de village du tout ».

Comment en est-on arrivé là ? Quel est le but de cette campagne de destruction ? Quel est le projet des autorités indiennes ? C'est là que le problème se corse car nul n'a de certitude à ce sujet. Il semble que tout a commencé par une plainte formelle de l'Unesco, qui a classé le site au patrimoine mondial de l'humanité en 1986. L'institution aurait estimé que le village porte atteinte aux monuments sur lesquels il a été bâti, que les habitants sont des « squatteurs » illégitimes et qu'en outre, on s'y livre au trafic de drogue le plus sauvage. À présent, l'Unesco prétend n'avoir jamais réclamé d'évictions mais se refuse pourtant à condamner ouvertement ce qui, au yeux des lois internationales comme de la loi indienne, constitue une violation flagrante des droits de l'homme. Du côté indien c'est encore plus confus : juridiquement parlant, la répartition des responsabilités et la légalité des évictions constituent un imbroglio indémêlable ! Les administrations se renvoient la balle. Les uns prétendent agir sur des ordres venus des autres et les autres nient avoir jamais donné de tels ordres. Les arguments de la préservation du patrimoine, de l'occupation illégale et de la drogue reviennent toutefois, en dépit d'ailleurs du bon sens.

En ce qui concerne le respect des monuments, il est vrai que quelques menus temples et bâtiments antiques ont été dégagés : les villageois s'en étaient servis de supports pour construire leurs foyers. Mais enfin, sur un site qui compte plusieurs milliers de temples, on peut se demander si l'excavation de trois ruines supplémentaires valait un tel carnage. On peut aussi s'interroger sur la nature même du « patrimoine mondial de l'humanité » : s'agit-il seulement d'un patrimoine mort, incompatible avec les activités de ses habitants vivants ? Et d'ailleurs, ces habitants ne font-ils pas eux aussi partie de « l'humanité », n'est-ce pas leur prérogative que de jouir des lieux classés ? Shiva résume très bien la situation : « Les gens de Bangalore [capitale de l'état du Karnataka] viennent ici et nous disent que nous ne pouvons pas rester parce que Hampi est un monument. C'est grotesque ! Hampi n'est pas un monument, c'est un village ! ». L'argument de la drogue est tout aussi aberrant : il est vrai que, comme partout en Inde, les touristes se voient proposer de l'herbe à Hampi mais le phénomène reste marginal et il ne s'agit jamais d'autre chose que de cannabis. L'alcool étant prohibé pour raisons religieuses, les Occidentaux ne viennent pas ici pour faire la fête ! Quant à la question du squattage, c'est Naguesh, un proche de Amma, qui m'en explique le contexte : « Mon grand-père s'est installé à Hampi il y a environ soixante-dix ans. Lorsqu'il est arrivé ici tout était à l'état sauvage, les ruines étaient envahies par la jungle, il n'y avait que deux ou trois familles qui vivaient dans des huttes. Peu à peu, d'autres gens sont venus et le village est né de leurs efforts. Au début des années 1990, le guide Lonely Planet en a parlé et c'est seulement à ce moment-là que les touristes ont commencé d'affluer. Lorsqu'on a détruit notre maison, on nous a accusés de ne pas posséder de titre de propriété. Comment pourrions-nous en posséder un ? Lorsque mon grand-père est arrivé il n'y avait pas d'autorité pour en délivrer : le pays était encore occupé par les Anglais ! Par la suite, on ne nous a jamais offert de régulariser notre situation. Nous habitions la même maison depuis soixante-dix ans, nous l'avions bâtie nous-mêmes, sur un terrain qui n'appartenait à personne. Les choses se passaient comme ça à l'époque ! Alors comment peuvent-ils nous réclamer des titres de propriété ? Ce sont eux qui les délivrent, ces titres ! On leur a demandé de nous en fournir un mais ils ont refusé ! Ils nous ont dit qu'il fallait tout abandonner et déguerpir. C'est inacceptable ! ».

À quoi ressemblera Hampi dans quelques années ? Là encore, personne ne détient la moindre certitude. Beaucoup murmurent que les autorités vont boucler les sites les plus importants, faire payer un prix d'entrée aux visiteurs et faire de Hampi le Angkor de l'Inde. Mais Hampi est un dédale de montagnes, de rochers, de rivières et de bananeraies : à moins de bousiller le paysage et l'agriculture locale en plus du reste, c'est difficilement concevable. « Cela va faire rentrer beaucoup d'argent dans les caisses de l'état du Karnataka, donc de ses hauts-fonctionnaires », m'explique Ranjith. Shiva, toutefois, a une autre théorie : « Je suis convaincu que de riches entrepreneurs hôteliers de Hospet ont graissé la patte des officiels pour que tombe Hampi. Je ne serais pas surpris si, à la place de nos maisons, on voyait bientôt pousser quelques grands hôtels de luxe ». Lorsque l'on sait la corruption qui règne en Inde, c'est tout à fait plausible. Si Ranjith s'efforce de prendre les choses avec philosophie, Shiva ne cache pas sa colère : « Ils font tout pour nous décourager de rester, de toute manière ! Parmi les restaurants qui sont encore sur pieds, plusieurs ont été fermés parce qu'ils n'avaient pas la bonne licence. Et tu as remarqué les coupures d'électricité ? Il y en avait très peu autrefois mais maintenant c'est tous les jours, plusieurs fois dans la journée et systématiquement le soir. C'est délibéré, c'est pour qu'on s'en aille ». Ranjith ajoute, dépité : « Depuis quelques mois, on ne capte même plus le réseau 3G sur nos téléphones ». 

La colère de Naguesh est plus vive encore que celle de Shiva : « J'ai ma propre agence de voyage. Je travaille très dur quatre mois par ans : quatorze heures par jour, sept jours sur sept, pendant la haute saison. Puis les huit autres mois, je ferme boutique et je n'ai rien d'autre à faire que manger et dormir. Ce mode de vie me plait, je ne veux pas en changer ! Si ils détruisent mon commerce en plus de ma maison, je perds non seulement mon revenu mais aussi mon mode de vie : je n'ai plus qu'à aller trouver un job ailleurs, à bosser toute l'année pour gagner peut-être moins d'argent. Recommencer ailleurs ? Où pourrais-je recommencer ? Ici j'ai ma place mais les autres sites touristiques du pays sont saturés de business comme le mien. La concurrence est trop rude, je ne pourrai jamais faire ailleurs ce que je fais ici. Nous formons une communauté heureuse et soudée : on traite bien les touristes, on prend soin d'eux parce qu'on sait qu'on en a besoin, il n'y a pas de violence ni de vols. Mais quand tu jettes des familles entières à la rue comme ils l'ont fait, que plus personne n'a de quoi gagner son pain, que crois-tu qu'il se passe ? Certains vont se tourner vers la criminalité, c'est inévitable, c'est ce qui arrive quand tu n'as aucun autre recours ». Mais le désastre va bien au-delà des questions financières : c'est l'âme et le cœur qui sont le plus touchés. « Je déteste mon dieu », gémit Naguesh. « Avant, j'allais souvent au temple faire des pūjās mais à présent, je me sens trahi : à quoi sert que ce village soit sacré, à quoi sert que nous honorions Dieu si c'est pour être traités de cette façon ? Je suis né ici, j'y ai vécu toute ma vie, c'est mon home. Tous les gens que je connais sont ici et déjà, aujourd'hui, beaucoup ont du partir chercher du travail au loin. Nous perdons nos amis, les membres de notre propre famille. Que deviendrons-nous si nous sommes tous éparpillés, que nous restera-t-il ? Je suis né ici et je veux mourir ici, nulle part ailleurs ! Mais ils vont me forcer à partir ». Par on ne sait quel miracle, l'école primaire de Hampi n'a pas encore été démolie : le village résonne encore du rire des enfants. Mais jusqu'à quand ?

Le ressentiment de la population est particulièrement tangible au soir du festival hindou de Holî. Chaque année, dans tout le pays, on allume à minuit de grands buchers qui, symboliquement, consument les péchés et les vices de chacun. Le lendemain, c'est la renaissance : on célèbre la vie en s'aspergeant de poudres colorées et on va finalement se purifier dans les eaux de la rivière ou du lac le plus proche (photos ici). Amma désigne le petit bucher de Hampi d'un air malheureux : en quelques signes, elle nous signifie qu'autrefois, ce bucher était colossal, nourri par toute une population. Ce soir, nous sommes à peine une centaine autour du feu et celui-ci n'est pas encore éteint que plusieurs agents de police nous ordonnent sèchement de nous disperser et de rentrer chez nous. Quelques jeunes hommes laissent éclater leur fureur, veulent en découdre avec les policiers. Leurs amis les retiennent : en Inde, une échauffourée avec les forces de l'ordre ne peut que se terminer en drame. Ranjith, cynique, évoque les attentats islamistes qui frappent régulièrement l'Inde : « Ici, les terroristes pakistanais ne nous causent pas de problèmes. Le véritable terroriste, à Hampi, c'est l’État indien ». Saccagé par les musulmans au seizième siècle, c'est par une amère ironie que Hampi se voit de nouveau anéanti mais cette fois-ci, l'ennemi vient de l'intérieur.

Sur internet, on ne trouve que quelques articles pour faire état de ce qui se passe ici, la plupart rédigés en anglais par des Occidentaux. Lorsque je demande à Ranjith si les habitants de Hampi ont reçu quelque soutien de leurs concitoyens, il hausse les épaules : « Les gens ne savent pas. Lorsque les touristes indiens viennent ici, ils sont aussi étonnés que toi et ils se disent profondément choqués. Mais trop peu de gens sont au courant : personne ne nous viendra en aide ». Et les médias, dans tout ça ? « Les autorités du Karnataka ont demandé aux chaines de télé, aux radios et aux journaux locaux de se taire, ils ne veulent pas que l'affaire s'ébruite. » La liberté de la presse existe pourtant bien en Inde mais il n'est pas rare que des pressions soient exercées. Quelques grand journaux nationaux, assez puissants pour faire à peu près ce qu'ils veulent, ont brièvement évoqué le drame de Hampi mais, dans l'ensemble, l'affaire est ignorée. Une pétition en ligne, désormais close, n'a obtenue que cent-trente signatures ! Ce qui se passe ici, pourtant, jette un voile de honte sur les autorités indiennes et sur l'Unesco mais, dans l'indifférence générale, l'un des plus accueillants villages de l'Inde se meurt en silence.

C'est avec douleur que, notre séjour touchant à sa fin, nous avons du abandonner Ranjith, Shiva, Amma, Naguesh et notre famille d'accueil à leurs incertitudes. Les reverrons-nous jamais ? Pourrai-je de nouveau séjourner à Hampi Bazaar ? C'est improbable. Mon petit coin de paradis est en train de disparaître : Hampi ne sera plus jamais ce lieu magique, qui a fait la joie de milliers de voyageurs et, par dessus tout, de ses occupants. Il n'est pas exclu pourtant qu'à terme, à quelques kilomètres de distance, toujours au cœur de paysages idylliques mais un peu plus loin des monuments, un autre village vienne à naître ou à s'agrandir pour accueillir les touristes et rendre leur vie aux autochtones. Les derniers mots de Ranjith, en tout cas, se veulent encourageants : « On se reverra, j'en suis sûr. Peut-être que Hampi change mais nous, les habitants, nous ne changerons pas ».

(Merci à Nia pour les photographies et ses contributions à la rédaction de cet article.)

8 commentaires:

Aurore Vannier a dit…

Merci les voyageurs de vous faire porte parole et échos de ses voix opprimées et de témoigner hors discours officiels de ces bouts de monde paradisiaques que l'on n'arrive pas à protéger des lobbyings, et ben ça fait chier, je fais tourner. des bises

marie-cécile m rosnay a dit…

Parfois on marche sur la tête !

séjour inde a dit…

On ne se rend pas trop compte sur les photos, on voit surtout des ruines mais le site a l'air d'être très sympas. Certaines photos me rappelle les ruines de Pompei, ce genre de monument sont unique car on s'imagine vraiment comment vivait la population à l'époque...

Mandy a dit…

c'est inadmissible de casser ce qui est pour un projet bidon...la véritable identité d'un peuple, d'un quartier disparaît ainsi pour toujours! quel dommage....merci à toi, le voyageur!

Margaux Giganon a dit…

J'aime pas ....

Chris Land a dit…

thank you man, et que dire....... la je suis a berlin!!!!! et tres heureux d etre ic. et toi tu bouge quand?

Samuel Champagne a dit…

C'est triste qu'on expulse des gens qui vivent là depuis des décennies pour faire de la place à des hotels de luxe.

Anonyme a dit…

Merci beaucoup Shaomi pour ton témoignage!
Je partage de ton mon coeur ton ressenti, je connais bien Hampi, y retourne dans 3 semaines pour retourner voir les enfants de l'association HCT Hampi Children Trust. Il y a 2 ans j'y ai séjournée 1 mois et demi,j'ai crée des liens forts avec des familles et enfants de Hampi. J'étais présente lorsque les 250 familles ont réçu cette "lettre"...c'était terrifiant de les voir anéantis.
Je suis heureuse de revenir et en même temps j'ai peur de voir Hampi bazaar complètement dévastée , en Mars 2012 la moitié du bazar était déjà détruit . Hampi est tellement magique, unique :)
Je te tiendrais au courant de l'évolution de la situation

Take care
Claire

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