21 août 2011

The India Experience - 7/ The Pushkar Experience (Pt. 2)

Premier voyage en Inde, février-mars 2001.

Décollage ici.
Expérience précédente : The Pushkar Experience (Pt.1).


12 février 2001 - 23 février 2001 : The Pushkar Experience, Pushkar et ses environs (Rajasthan)

Presque chaque nuit, je fais des cauchemars concernant ma mère qui m’attaque de toutes les façons imaginables, parfois vivante et parfois sous la forme d'un zombie. Je sais que les pilules antipaludiques que je gobe quotidiennement provoquent des rêves bizarres, alors je ne m’en inquiète pas outre-mesure, mais vient un moment où je commence à me demander à quoi bon qu’elle soit morte si c'est pour me hanter ainsi… Je voudrais bien rêver d’elle douce et gentille, histoire de rester sur une meilleure impression, mais ça serait tricher par rapport à la femme qu’elle était. C'est ici, dans le désert, qu'il va me falloir faire le deuil de ma mère. J'aime autant faire ça ici qu'à Lyon… Je suis encore touché de près par son décès mais je ne suis pas triste. Je l'ai été sur le moment, dans les heures qui ont suivi. Ça n'a pas duré longtemps. J'ai tout de même pleuré une dernière fois à la crémation. La semaine d'après, j'étais complètement paumé : c'est une expérience étrange que d'être à demi orphelin, que de perdre l'une des deux personnes qui ont tapissé notre enfance. Après, tout dépend de quoi elles l'ont tapissée… Je me demande, entre les dunes, ce que je lui dois à cette femme. Mon amour des livres, de la musique, du cinéma, de la connaissance… Mon père proteste que je me consacre à la création artistique, que je n'ai pas un « vrai métier ». Mais enfin il faudrait qu'il se rappelle que ma mère et lui m'ont élevé dans cette idée qu'il n'est rien de plus grand que l'art. Alors finalement, mes choix professionnels ne font que se conformer à mon éducation ! Mais mon père est en vie, et ma mère est morte. Cette garce persiste à me poursuivre dans mes rêves mais elle est bien morte. Je me demande ce que je lui dois, à cette femme. Des nuits entières à me faire rouer de coups, insulter, humilier, cracher dessus… Voilà ce que je lui dois surtout : une vie entière à guérir de sa violence, de sa haine, des blessures affectives qu'elle m'a léguées… Cette femme que j'ai tant aimée, je l'ai vue basculer dans la folie et l'alcoolisme depuis mes six ans. Je l'ai vue essayer d'entraîner tout le monde avec elle dans le gouffre sans fond de sa démence. Cette femme que j'ai tant aimée m'a poussé à la haïr, mais ma haine n'a jamais pu se départir tout à fait de l'amour d'un enfant pour sa mère. C'est pour ça que j'ai pleuré. Non pas en mémoire du monstre qu'elle était devenue, mais en mémoire de la mère aimante qu'elle avait brièvement été. Cette femme là, en 2001, était morte depuis bien longtemps… Lorsque, en 1991, quatre ans après le divorce, je me suis réfugié chez mon père pour échapper à cette folle, ma mère s'est installée chez ma grand-mère. Celle-ci coulait des jours heureux à Cannes, auprès d'un amant retrouvé lorsque tous deux se trouvèrent veufs. Ma mère ne travaillant pas, elle n'avait plus qu'à se laisser aller complètement. Paranoïaque, alcoolique, ressassant inlassablement les mêmes histoires, avec ses livres, ses films et sa musique pour seule compagnie… Tout alla ainsi jusqu'à ce que le compagnon de ma grand-mère décède en 1998. Ma grand-mère fut bien forcée alors de réintégrer son domicile, mais ma mère s'en trouva indélogeable. Ma tante et moi lui proposèrent mille fois de l'aider à déménager, ma grand-mère de payer le loyer d'un autre appartement. Rien n'y fit. J'ai d'abord mis ça sur le compte de l'immobilisme. J'ai compris finalement qu'elle se délectait d'avoir enfin, de nouveau, une victime. Elle n'osait certes pas lever la main sur sa propre mère. Mais cette vieille femme de quatre-vingt-dix ans n'avait plus le tempérament qu'elle avait jadis. Ainsi ma mère put-elle se livrer à des scènes qui duraient des nuits entière, empêchant ma grand-mère de dormir, la traitant de tout, lui hurlant dessus, l'accablant de reproches plus insensés les uns que les autres… La vieille femme tint bon : elle survécut à sa fille. Moi je n'y tint plus : je cessai d'entretenir toute relation avec ma mère. J'étais bien forcé de la voir, puisqu'il fallait bien que je voie ma grand-mère et que l'un n'allait sans l'autre. Mais je lui parlais le moins possible. Ce qu'elle m'avait fait à moi, je pouvais encore concevoir de parvenir à le lui pardonner un jour. Ce qu'elle faisait subir à ma vieille grand-mère, que j'aimais tant, j'en serai à jamais incapable.

Par une belle journée de septembre 2000, ma mère m'annonça qu'elle souffrait d'un mal étrange et qu'elle allait subir des analyses. J'allai la voir : elle fut infecte comme à son habitude. Deux semaines plus tard, elle me téléphona de nouveau : on lui avait diagnostiqué un cancer du pancréas. Il n'y avait aucun espoir. Il lui restait, au plus, six mois à vivre. Elle s'empressa d'ajouter qu'avec la vie qu'elle menait, vivre ou mourir la laissait indifférente. Ça tombait bien, je n'avais pas envie de m'en émouvoir. Je savais bien, pourtant, que ce qu'elle venait de m'annoncer était d'une importance capitale, que je n'en sortirai pas indifférent. Elle fut hospitalisée peu après. Fin octobre, je décidai de lui donner une dernière chance. Peut-être, la mort approchant, elle allait souhaiter une réconciliation, un rapprochement, quelque chose d'un peu constructif entre nous. Elle n'avait jamais reconnu la gravité des atrocités qu'elle m'avait fait subir : ce n'est pas à la victime de supplier son bourreau. Je lui donnerais une chance de faire le premier pas mais je ne proposerais rien moi-même. Fumant comme un pompier dans sa chambre d'hôpital au grand effroi des infirmières, elle ne trouva à me dire que des choses désagréables. Lorsque je lui dis au-revoir, je sus qu'on ne se reverrait plus, en tout cas pas avant la toute fin. J'étais en train de tomber fou amoureux de la jeune fille aux yeux de miel, j'étais embarqué dans toutes sortes de projets artistiques passionnants, je devais co-gérer deux structures culturelles, je devais bosser tous les week-ends car mon père était sur le point de cesser toute contribution financière, j'étais empêtré dans une guerre pseudo-idéologique avec des intégristes débiles. Bref, j'avais des chats à fouetter sur tous les fronts. Je n'allais pas en plus m'imposer l'agonie d'une mère qui me méprisait. On me dit cent fois que c'était ma dernière chance de partager des choses avec elle, que je devrais y aller, que j'allais le regretter ensuite… Je répondais que c'était un risque à courir, que j'assumais. Mi-décembre, j'avais pris la décision de ce voyage en Inde. Ma mère était censée survivre jusqu'au jour de mon départ, et je me demandais si j'allais la retrouver en rentrant. Tant pis, ce voyage s'imposait à moi et il s'imposait en février. Il y a des intuitions que la raison ignore…

Pour Noël, ma mère fut autorisée à sortir de l'hôpital. Son état s'était considérablement dégradé. Un repas de famille eut lieu chez ma grand-mère, avec ma tante et mon cousin. Je n'y allai pas. Ma tante et mon cousin me firent ensuite le récit d'une journée sordide, d'une mère plus cinglée et cinglante que jamais, me dirent que j'avais bien fait de m'épargner ça. Cinq jours plus tard, on m'annonçait que cette fois c'était la fin. Pour de vrai. Une question de jours. Une semaine, tout au plus. Le 31 décembre, je pris mon courage à deux mains et un train pour Vienne. Ma mère était dans la chambre 319. Elle y est morte. 319 : le titre d'une chanson de O(+>. Je baignais dans les synchronismes. Je la trouvai inconsciente, complètement shootée à la morphine. On m'assura qu'elle n'avait pas souffert, que les doses avaient été augmentées progressivement, qu'on ne la laisserait pas reprendre conscience sous peine de douleurs inimaginables. Amen. Je passai l'après-midi à son chevet, un peu scotché à vrai dire. J'allais de temps à autre me ressourcer dans le parc, me sortir de cette chambre morbide. Je passai le réveillon chez moi, en « famille », avec Florence Bordarier, Fred G., Ben T., Céline R…. Ce soir-là, je rencontrai pour la première fois la poète et photographe Caroline eRre, qui deviendrait une amie. J'étais dans un état bizarre, un peu déconnecté, mais heureux d'être avec des proches. Ce fut, somme toute, un réveillon bien meilleur que nombre des habituelles grosses fêtes… Le lendemain, j'y retournai, et le jour d'après encore. Ma mère ressemblait exactement à un zombie, comme dans les films de Romero. Sa peau était jaune, non pas jaunâtre mais jaune. Ses traits étaient creusés. Dieu sait quelle expression aurait eu son regard si ses yeux n'avaient été clos. J'y passai les deux après-midi, suffoqué par la glauquitude de la situation. J'étais relayé à son chevet par ma grand-mère et un cousin éloigné, que je n'avais jamais rencontré avant. Parfois, je parlais à ma mère. Je ne sais plus trop ce que je lui racontais, juste que je l'aimais (c'était vrai) et que je la pardonnais pour tout ce qu'elle m'avait fait (c'était faux, mais je voulais qu'elle parte en paix : on ne maudit pas un ennemi à terre). Il arrivait qu'elle fasse des petits bruits, ou qu'elle bouge un peu. Comprenait-elle ? N'était-ce que les réactions de quelqu'un qui sommeille au son d'une voix familière ? Je ne le saurai jamais et à vrai dire je m'en fiche. C'était difficile de lui parler pourtant, parce qu'à chaque fois je me mettais à chialer comme une madeleine, et j'avais du mal à prononcer. À la fin de cette troisième journée, donc, il devait être je sais pas, dix-sept ou dix-huit heures, nous décidâmes qu'il était temps de partir, ma grand-mère, le cousin et moi. Nous reviendrions le lendemain, bien-sûr. Alors que nous étions sur le pas de la porte, ma mère commença d'avoir des spasmes. Rien de spectaculaire, mais c'était suffisamment anormal pour que nous appelions l'infirmière. Celle-ci jeta un coup d'œil à tous les bordelocardiogrammes, prit le pouls de ma mère, se tourna vers nous et nous dit d'une voix calme : « C'est la fin ». Je me suis assis à son chevet, je lui ai doucement caressé les cheveux. Ma grand-mère et le cousin étaient debout, au pied du lit. J'étais seul à la toucher. Je lui ai peut-être pris la main aussi, je ne me souviens plus. Je me souviens juste que je lui caressais les cheveux. Elle a continué de spasmer un peu, pendant peut-être une minute ou deux, puis elle a eu comme un grand soupir, et c'était fini. Elle ne bougeait plus. Elle ne respirait plus. Elle était morte. Ma maman était morte.

J'avais déjà vu des morts, mais je n'avais jamais vu quelqu'un mourir. J'ai beaucoup pleuré dans la chambre. Nous sommes partis et j'ai dis à ma grand-mère que je dormais chez elle, parce que je ne voulais pas la laisser seule. J'y ai dormi deux nuits. Lorsqu'on est arrivé dans son appartement, j'ai longuement pleuré dans ses bras. Ma grand-mère, cette femme forte, qui m'avait dit quand j'étais petit qu'elle ne pleurait jamais devant autrui, qu'elle ne le faisait que seule, cachée. Elle a tenu bon, la bourrique : sa fille aînée venait de passer l'arme à gauche, et elle n'a pas versé une larme. Et puis elle m'a posé cette question, cette question absurde, la question la plus idiote qu'on m'aie jamais posé en vingt-quatre ans : « Pourquoi tu pleures ? ». Je l'ai regardé dans les yeux, gentiment, et je lui ai dit : « Parce que tu ne pleures pas ». Je crois, en fait, que cette réplique provient d'un film, je ne me souviens plus lequel et peu importe : j'avais vu quelqu'un faire cette réponse à la même question dans un film et j'ai refourgué la réplique à ma grand-mère, c'est sorti tout seul. On s'est regardé dans les yeux. Un océan de tendresse entre nous. On a souri, on a même un peu ri, je crois. Après, quand ma grand-mère s'est couchée, je suis resté seul dans le salon jusqu'à très tard, et j'ai écris, et j'ai pleuré, et j'ai regardé Créatures féroces pour me vider la tête avant de dormir. Une VHS enregistrée par ma mère. Il est nul ce film. Je me souviens avec précision de ce sentiment d'incrédulité. Elle avait toujours été là. Chronologiquement, elle avait été la première personne importante dans ma vie. C'était vraiment un fondamental qui s'éteignait, une présence que j'avais toujours tenue pour acquise, que ça me plaise ou non d'ailleurs. J'étais triste certes, mais j'étais surtout stupéfait. J'étais quand même content d'un truc : elle n'était pas morte seule dans une chambre d'hôpital. Crever tout seul chez soi passe encore, mais la plupart des gens crèvent seuls dans une putain de chambre d'hôpital. Je prie pour que ça ne m'arrive pas. J'étais content d'avoir été là pour elle, à ses côtés, à l'instant « t », en train de lui caresser les cheveux. Peu importe ce qu'elle était, ce qu'elle avait fait : personne ne mérite de crever seul dans un putain d'hôpital ! Et puis tout ça était dans ma logique d'extrême. Être là au moment précis où… C'était encore un truc dingue et improbable qui m'arrivait. Au point où j'en étais dans les trucs extrêmes, dingues et improbables, c'était logique que ça se passe comme ça. Dieu m'aimait. Ma vie était, décidément, une aventure extraordinaire…

Ensuite il y a eu les funérailles, tout un bordel… À la levée du corps, j'ai voulu la voir. J'aurais pas dû, mais je pouvais pas savoir. Déjà qu'elle ressemblait à un zombie lorsqu'elle vivait encore, mais là ça dépassait l'imagination. En trois jours, son visage, outre qu'il était encore plus jaune, s'était complètement affaissé sur lui-même. Elle ne ressemblait plus à rien. Ça ne ressemblait plus à rien. Un machin de film d'horreur. Je suis ressorti aussi sec. J'avais déjà vu deux de mes grands-parents morts, mais ils étaient maquillés et ça n'avait rien d'effrayant. Là, je crois qu'ils ne s'étaient même pas donné la peine de la maquiller, parce que ça n'avait plus aucun sens à ce stade de désagrégation. L'été d'avant, juste avant de savoir qu'elle allait mourir, je bossais dans un hôpital, un mouroir pour cancéreux. J'étais « agent de sécurité ». En gros on me payait à ne rien foutre douze heures d'affilée, et je devais en outre faire des rondes de temps à autre. Boulot d'étudiant… J'avais les clés du royaume, le trousseau complet. On ne m'avait pas formellement interdit d'aller à la morgue, mais elle ne figurait pas non plus sur mon itinéraire. Deux fois, alors que je taffais de nuit et que les sous-sols étaient déserts, j'y suis allé. Je sais pas, j'étais curieux, j'ai eu une sorte d'intuition, comme quoi c'était bien de me confronter à la mort. Il y avait des vieux sur des brancards. Dieu merci il n'y avait pas d'enfants, que des vieux. Ils n'avaient pas l'air très morts à vrai dire… Mais ils l'étaient tout de même un peu, et je crois que j'ai été bien inspiré d'y aller parce que ça m'a un peu préparé. Pour la petite histoire, un jour on m'a envoyé apporter Dieu sait quoi aux types de la morgue. Un infirmier a entrouvert la porte pour prendre le truc et il avait l'air très pressé de la fermer. Malgré sa hâte, un gros nuage de fumée a eu le temps de s'échapper. De la fumée d'herbe. Alors je me suis dit que si ils se mettaient des gros joints de beuh là en bas, ça n'était pas un grand sacrilège d'aller juste y jeter un coup d'œil… Bref, un gros bordel, disais-je. Une infirmière a paniqué parce qu'elle s'est rendu compte qu'on allait cramer ma mère sans soutien-gorge. Pour nous ça ne faisait pas grande différence. Pour elle non plus je suppose. Mais pour l'infirmière c'était le drame de tous les temps, alors on l'a laissée s'amuser. Et au vu de l'odeur de putréfaction qui nous est parvenue, à travers la porte, quand elle a remué ma mère pour la rhabiller, elle a dû s'amuser en effet… Et puis le merdier avant la crémation, avec une grue qui fait un speech complètement impersonnel devant la famille, et moi qui pleure en chœur avec deux ou trois autres. Et on a cramé un cercueil qui valait bien deux-mille euros avec. C'est ma grand-mère qui payait bien-sûr, mais c'est vraiment une arnaque colossale ces histoires de pompes funèbres. Et puis j'ai hérité des cendres mêlées de ma mère et du cercueil. Elle n'avait rien dit à personne sur rien, mais quand j'étais gosse elle m'avait répété qu'elle voulait être incinérée et répandue dans la Méditerranée. Alors j'ai expliqué ça et on s'en est tenu à ça. Pas le temps d'aller à la mer avant de partir en Inde, j'ai laissé l'urne à la maison… Et puis la semaine a passé, comme je disais plus tôt, comme un tourbillon. J'ai erré à droite à gauche, sans trop savoir ce que je faisais, à travers Lyon. J'avais un tas d'amis dévoués mais comme je n'étais pas triste, je n'avais pas besoin d'être consolé, alors ils ne servaient pas à grand chose les pauvres. J'étais juste perdu. Et puis j'ai réalisé que trois semaines plus tard, je prenais un avion pour l'Inde et que j'avais un milliard de trucs à faire rapport à ça, alors j'ai complètement arrêté de penser à cette histoire de décès et j'ai foncé tête baissée. De sorte que c'est ici, dans le désert du Thar, que je prends le temps d'y songer, de faire le point… Ma mère est morte.

Tous ces souvenirs m'emportent jusqu'au cinquième jour de cet exil. Je suis à cours d'eau et de Laxmi Bread. Je dois me ravitailler. Je marche quatre heures pour regagner Pushkar. Là, je m'accorde une nuit d'hôtel et une douche, avant de rempiler pour cinq jours.


Prochaine expérience : The Pushkar Experience (Pt. 3).

36 commentaires:

Élaine Germain a dit…

Quelle force dans ce récit! Savoir écrire sur tout et le transmettre avec autant de justesse est une qualité d'écrivain. Ce que je t'aime.

Manoé a dit…

dans mon blog un clin d'oeil à la mienne de maman...merci pour le partage Sha'

Manoé a dit…

Compassion au petit enfant en souffrance qui est en toi....Oui, faire le deuil...le désert est un bon endroit, malgré les fantômes...

petite tete perdue a dit…

j ai lu avec beaucoup d attention..et me suis reconnu, avec mon pere.. reconnu aussi cette haine et incomprehension de toute une vie et ce desir pourtant feroce et hardu d etre la au dernier moment..et tout ca pour quoi, pour entendre un je t aime qui ne viendra jamais...ca laisse des traces...
tres belle ecriture ...merci

Nadir Dadi a dit…

tout cela est profond,ce qui me tracasse c'est la sincerité que degage ce texte ce qui est une qualité de plus en plus rare de nos jours...
hate de l'ire la suite



bye:)

Mandy RUkwa a dit…

Il est difficile de faire le deuil de sa mère quelque soit la qualité des relations que l'on a eu avec elle...Elle laisse une trace indélébile dans le coeur. Kisss Shaomi

mizele a dit…

hello!
j'ai parcouru ton blog avec beaucoup d'intérêt.
J'aimerais bien en connaître davantage..@ +
Fleur Mizele

nalex a dit…

Je viens te souhaiter une douce et belle semaine...Nous temps trés chaud dans le Sud reprise du boulot aujourd'hui aprés quelques jours de vacances...Dur dur mais bon pas le choix...J'espere que tu vas bien ? continue d'ecrire pour nous faire rêver...Merci de ton partage...Gros bisous Nath ;)

Fabienne Labanda a dit…

ce serait bien que dans ton écriture tu différencies "la femme" de "la mère". I love You, Brother. Fa.

Nadir Dadi a dit…

j ai hate de l ire la suite dailleurs elle arrive quand?:)

Pankaj Sapkal a dit…

poignant...

Gwendoline a dit…

trop bien=)

Anonyme a dit…

J'aime beaucoup ta plume, n'ai hélas pas le temps de lire en ce moment et l'écran me fatigue énormément, j'y suis déjà beaucoup trop pour d'autres raisons.
Continue, tu es une perle et tu ne le sais pas. L'humilité oui. Le doute non, car celui-ci vient d'un manque de lucidité. Savoir exactement où sont ses forces et ses faiblesses permet d'avancer. Bien que je ne vois pas réellement ce qui pourrait encore être amélioré chez toi dans cette plume à part des détails sans importance. Tu as toutes les qualités réunies que d'autres ont séparément...

Caroline eRre a dit…

la classe, Mad ! Très honorée d'apparaître dans ton récit (photographe et poète c un peu too much, no ?), c'est vrai que je n'ai pas déboulé à une période très joisse de la life... Petite rectification (désolée pour la saison), Ben T. n'était pas là le soir de ce réveillon, c'est d'ailleurs pour ça que nous nous y sommes rencontrés...

Patatartiner a dit…

Triste histoire, qui me touche particulièrement. Je suis contente d'avoir pas vu finalement. Et triste pour toi, que le désert t’apporte un peu d'immensité pour couvrir ces peines..

camillius a dit…

très beau récit, ça donne envie. ;)

Marilène a dit…

Merci pour le partage, j'ai aimé ton blog !

boudune a dit…

Très difficile pour moi de commenter à chaud. C'est prenant, dur, rebutant et on tient quand même. Je vais relire, digérer, et je dirai peut-être des choses plus intelligentes après ? J'ai dit peut-être.

Claude Curutchet a dit…

Ce récit est à la fois dur mais tellement empreint d'émotions. J'en ai pleuré. J'aime ton style narratif efficace. J'ai souvenir de ton récit relatif au Temple d'Or d'Amritsar (un vrai bijou). Je me permettrai de te contacter pour quelques conseils que tu pourrais me fournir, car dans quelques semaines, je pars moi aussi (seule) m'installer en Inde.

L'itinérante a dit…

...

nidjitt a dit…

tout sauf séduisant, mais on lit jusqu'au bout.....

Gévé a dit…

Je salue ton courage. Quel texte ! J'ai aussi lu jusqu'au bout.

Cachou a dit…

Diantre, morbleu, vertuchou ........
"Aujourd'hui, maman est morte"... Et toi, justement, tu vas partir. L'étranger, ce sera TOI.

Mauron a dit…

C'est rude, barbare, rugueux. Mais on lit, oui, parce que la mort d'une mère, pas vrai? C'est fou ce qu'on leur fait porter aux mères... C'est fou ce qu'elles doivent "porter"... Avec ou sans soutien gorge. La tienne, elle doit se reposer d'avoir si mal vécu... Il lui faut bien l'éternité pour ça!

Claude Curutchet a dit…

Ce texte sur le décès de ta mère m'a touchée et a fait écho en moi. Tu l'a écrit dans le coeur. Belle journée ! Claude

Antoinette Graichy a dit…

Un récit très sincère et très touchant ! J'en suis bouleversée, trop d'émotions !!! Le deuil d'une mère n'est pas si facile que ça, quelle que soit la nature des relations qu'on a avec elle, elle demeure un symbole bien au-delà des limites de la mère charnelle et plus profond même. Merci Shaomi.

Nuit de soie a dit…

C'est bien de ne pas avoir fui devant ce qui doit être vécu. C'est le prix pour parvenir à grandir, et certainement parvenir au deuil (bien que parfois il se fait du vivant de la personne). Ce qui importe, c'est que ta mère t'a aimé, six années ça compte ! et toi aussi ! et qui sait de quelle fêlure a pu souffrir ta mère...mais je me mêle de ce qui ne me regarde pas.

hugopat a dit…

Très beau texte émouvant. J'ai passé un très agréable moment de lecture. On peut aimer ses bourreaux.... c'est étrange mais c'est ainsi, alors, lorsqu'il s'agit de sa mère!

Laurence Jézéquel a dit…

Beaucoup de questionnements autour de la maltraitance.

Stiane a dit…

Moi je n'ai pas passé un agréable moment de lecture... même que certains détails pouvaient être évités. Mais le texte prouve que l'on peut être mère et infâme.

Patatartiner a dit…

Bon... Ben... Phrase de blonde : je suis sûre qu'elle t'a attendu et entendu...
Et je suis certaine qu'elle t'a écouté.

C'est marrant (enfin, façon de parler !) parce qu'on avait un cours sur la fin de vie aujourd'hui, pendant lequel notre infirmière de prof a partagé un souvenir...Celui d'une dame avec un cancer généralisé, qui ne voulait pas partir. Elle était inconsciente, shootée aux antalgiques et aux morphiniques, sondée de tout les cotés mais elle était encore là, dans un coin de son corps, à s'y accrocher.
Sa famille était très présente, ils venaient lui rendre visite tout les jours et souffraient de la voir ainsi.
Sur les conseils de l'équipe soignante, ils ont organisé une prière pour elle (oui, petit détail qui a son importance, c'étaient des gens très croyants ), lui parlant de sa vie, des bonnes choses qu'elle y avait réalisé, des valeurs qu'elle avait su inculquer à ses enfants, et aux enfants de ses enfants... Ils lui ont dit qu'elle avait été une bonne chrétienne, qu'elle avait fait sa part sur cette terre et qu'elle y avait planté de bonnes graines. Mais qu'ils n'avaient plus besoin d'elle pour les nourrir, surtout dans cette souffrance qu'ils voyaient gravée sur ses traits.
Ils lui ont dit au revoir et elle est partie à ce moment là, une fois que chacun lui a dit son adieu...

Donc je sais qu'elle t'a entendue ta mère, tout comme je sais que je continuerai à parler dans les chambres que seul un corps semble habiter ^^
Oui, très prenant ce volet de ton périple !

Priya Goel a dit…

Im soo proud of you my little purple sheep, the past is the past and you have done so well, a big kiss and hug from me. <3<3<3<3

Maxcîme Léopold Enkhinho a dit…

https://www.facebook.com/sostanza.sopravento/photos/a.1572677106296813.1073741827.1572677016296822/1719468021617720/?type=1&theater

Claude Curutchet a dit…

J'aime +++ J'attendais ce texte si magnifiquement écrit sans "pleurnicheries" mais profond. Ta souffrance ... "Lettre d'amour à une mère" .Chaque phrase fait mouche. Je suis touchée en plein coeur; je pleure ... Du grand SHAOMI.

Vincent Thiaffay a dit…

La mort n est peut être que le c est pour cela que de mon vivant je ne veux croire qu au néant....

Satya Maya a dit…

Quel récit magnifique! Je ne reviendrais pas sur tous les coms que j'ai lu et avec lesquels je suis tout à fait d'accord! C tellement bien écrit, C simple, C extrêmement touchant mais raconté avec une telle sincérité qui ne peut laisser indifférent! Je me retrouve beaucoup en vous dans ce récit, ce que vous dites de votre relation à votre mère, de cette relation amour-haine; j'en sais quelque chose! Pour vous C fini, pour moi pas encore et je me pose souvent la question de comment vais-je réagir ce jour là? En tous cas un vrai bonheur de vous avoir lu, merci :)

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