14 septembre 2008

De la saine colère et de la compassion

Plusieurs personnes se sont récemment étonnées du ton pour le moins agressif de mes derniers articles et m’ont demandé si je me laissais aller à la haine ou quoi… Je reconnais bien volontiers que les mots que j’ai employés sont a priori incompatibles avec l’amour et la compassion que je prône, par ailleurs, au quotidien…

La colère n’est pas la haine ! Une colère peut être saine et dépourvue de haine, tout en exigeant un vocabulaire quelque peu incisif !

Si j’insulte avec allégresse certains organismes politiquement corrects ou les majors de l’industrie du disque (parmi d’autres), c’est parce que, en tant qu’entités intellectuelles, ils me semblent dignes des opprobres les plus virulents. C’est parce que leurs actes sont d’une telle bassesse qu’ils incitent aux insultes les plus basses et à la colère la plus noire. Ils sont nuisibles et c’est la responsabilité de qui s’en rend compte que d’ouvrir sa (grande) gueule !

Si j’avais en face de moi un représentant de la LICRA ou un cadre d’une major du disque, je lui dirais certes ce que je pense mais sans pour autant me permettre de l’insulter de la sorte. Non par lâcheté mais parce que la compassion, telle que la dicte (avec pertinence) le bouddhisme, démontre que chaque être possède en lui au moins une qualité, et ce quels que soient ses défauts. Je m’attaque à des groupes d’individus, à des ensembles, et ceux qui se sentiront personnellement insultés par mes propos ne le seront sans doute que parce que leur conscience leur dictera que ces insultes sont fondées de quelque manière. Pour autant, je m’oppose aux totalitarismes intellectuels que je dénonce. C’est justement cela qui me hérisse le poil chez mes « ennemis » : cet oubli de « l’individu » qui n’est plus qu’un « être idéologique ». Pourtant, (et ce sans vouloir faire de comparaison grossière), Staline, Mao, Pol Pot et même Hitler étaient des êtres humains capables de compassion et de gentillesse à leurs heures. Le film La Chute montre cela très bien : il décrit Hitler à la fois comme un fou meurtrier et comme un être d’une grande gentillesse au quotidien. Les dictateurs de la « pensée unique » de gauche ont reproché au film de donner une image « sympathique » de Hitler. Pourtant La Chute est historiquement véridique : on ne crée pas des allégeances telles que Hitler en a créées en étant odieux du matin au soir. Adolf Hitler était, par moments du moins, un être sympathique. C’est précisément grâce à cela qu’il a su se faire aimer et obéir à ce point de son peuple comme de ses subalternes. Mais cela est inacceptable pour les gens de gauche tout comme il est inacceptable pour ceux de droite que Staline ait pu, lui aussi, avoir de bons côtés. À ce sujet, l’article de Wikipedia sur le concept de « pensée unique » illustre bien l’absurdité à laquelle nous mène l’oubli de la personne humaine. Il n’y a plus que le « camp adverse », qui domine et doit être exterminé sans pitié. Selon les gauchistes, nous sommes dominés par les libéraux et les fachos. Selon ces derniers, nous sommes dominés par les gauchistes. Selon les gens, les gens sont cons, mais qui sont « les gens » ?

Pascal Nègre (PDG de Universal Music France et président du Syndicat National de l’Edition Phonographique) représente par exemple tout ce que je vomis, exècre et dénonce en terme d’hypocrisie intellectuelle, de détournement de la vocation artistique à des fins lucratives, d’ultralibéralisme sauvage et de persécution des citoyens (en l’occurrence les téléchargeurs de musique, qu’il voulait pendre haut et court ou presque). Pour autant, je ne connais pas personnellement Pascal Nègre. Il est indiscutablement mon « ennemi » du point de vue du système qu’il défend. Mais peut-être est-il par ailleurs un père aimant pour ses enfants, un ami fiable pour ceux qui l’entourent, peut-être déverse-t-il une part importante des millions qu’il se fait sur notre dos à des ONG caritatives… Si j’avais Pascal Nègre en face de moi, je ne me priverais pas de lui dire ce que je pense du système insupportable qu’il défend et cautionne (et dont il profite honteusement), mais je chercherais avant tout à instaurer un dialogue avec l’être humain que j’aurais en face de moi. Je chercherais à comprendre si ses actes sont le fait du cynisme le plus inhumain ou de l’aveuglement idéologique le plus total. Je chercherais même à m’assurer que ce n’est pas lui qui a raison et moi tort : on ne sait jamais…

J’en parlais tout à l’heure avec mon ami Christian B. : c’est la responsabilité d’un artiste que de se servir parfois (et je dis bien « parfois »), de son art et de la diffusion de celui-ci pour s’élever contre ce qui lui parait injuste, contre ceux qui lui semblent exercer un pouvoir excessif ou corrompre la logique pour leurs propres intérêts. Plus jeune, j’ai du subir ce choix et passer par des affrontements verbaux dont ma nature pacifique ne se satisfaisait pas. Par la suite, fatigué, je me suis écrasé et j’ai passé quelques années à apprendre l’humilité, au détriment parfois de mes engagements. Internet, en tant qu’outil de diffusion, m’offre aujourd’hui une alternative : je laisse à la toile, à mon métier d’écrivain, la vanité et les débats (auxquels je reste ouvert) de mes combats anti-idéologiques. Dans la « vraie vie », je préfère me vouer à des échanges amicaux et autrement enrichissants, avec d’autres agneaux, loin de toute joute verbale stérile…

Agneau pourpre, dragon blanc, telle est ma binoculaire. L’agneau et le blanc, inoffensifs, s’expriment dans le réel. Le pourpre impertinent et le dragon s’expriment à travers mes textes. J’ai en quelque sorte trouvé un agréable équilibre. Enfin !

Donc, disais-je, ces pourris de gauchistes pseudo-humanistes, ces salopards de majors et autres « industriels » de la culture, ces minables d’extrême droite et ces pouilleux pseudo-rebelles d’antistes anars n’ont qu’à bien se tenir : j’en ai encore beaucoup à dire sur leur gueules de parasites intellectuels et je ne vais dorénavant pas m’en priver !

Oops…

Je suis fichu !

Cet article contient par trois fois le mot « nègre. »

Cette fois, c’est sûr : la LICRA va m’attaquer en justice pour incitation à la haine raciale !

10 septembre 2008

La France a touché le fond, la culture française est morte, R.I.P.

Ben oui...

La preuve ici (mettez le son de votre ordi en route avant de cliquer sur le lien, et prévoyez du valium ensuite).

Merci aux merveilleux cadres et directeurs artistiques de nos majors bien aimées (Sony-BMG, Universal, Warner et EMI avec la complicité bienveillante de la SACEM, des chaînes de télévision et des radios, ces pourris) pour la manière dont ils abrutissent enfants et électeurs avec ce genre d'ordures, tout en exploitant les artistes authentiques d'une manière légalement criminelle (si vous connaissiez les dessous de table de l'industrie musicale, contrats-tiroirs et autres, vous tomberiez des nues !).

Qu'ils en profitent, ces bâtards, de ce marché juteux, parce que la cyber-révolution est en marche et que d'ici une vingtaine d'années au plus, leurs fils iront faire la manche pendant que les vrais musiciens vendront directement leur musique aux gens.

Acheter un disque distribué par une major est un crime contre l'intelligence ! Téléchargez-les gratuitement : les peer-2-peer sont vos amis ! Et si la loi vous fait peur, sachez que l'ancienne loi n'est plus appliquée et que la future loi Olivienne ne menacera plus que ceux qui partagent et non ceux qui téléchargent !

La guerre continue... et ce n'est que le début ! (Pour ceux d'entre vous qui se demandent si l'agneau pourpre n'est pas en train de sombrer du côté obscur : non, non, rassurez-vous lol ! Je vous expliquerai une autre fois ;-D).

6 septembre 2008

Tarés d'intégristes !

Mon article précédent m'a rappelé deux anecdotes sinistres, liées au texte La vérité sur le Christ (je vous invite à suivre le lien et à lire ce très court texte avant de poursuivre, ça vous prendra une minute et ça vous permettra de goûter pleinement à ce qui suit).

C’est bon, vous l’avez lu ? Vous l’aurez compris, le texte en question fut écrit sous pétard, un soir de 2003, alors que j'avais envie de coucher sur le papier toutes les absurdités qui me passaient par la tête, dans un de ces délires à la Ionesco qui me prennent de temps à autre. Bref, une énorme blague qui vous fera rire ou non mais qui en tout cas, moi, m'amusa beaucoup. Pas un mot dans ce texte n’a été voulu par son auteur comme une allusion, une métaphore ou un symbole de quoi que ce soit. C’est juste un tissu de non-sens, un premier jet écrit au fil de la plume et presque pas retravaillé (que voudrait-on retravailler, dans un cas pareil, de toute façon ?!)

Et bien figurez-vous que La vérité sur le Christ, tout ramassis d'énormités délirantes qu'il soit, a pris pour certains une portée politique que je n'aurais jamais soupçonnée !

La première anecdote remonte à la première « parution » du texte (collé sur les murs lors d'une journée porte ouverte à la Friche RVI, dont j'étais alors membre). Un peintre du cru s'offusqua de la phrase « Ce panda géant de la rivière Kwaï va dévorer Médor ». Et bien croyez-le ou pas mais le type me balance que mon texte est une insulte à la mémoire de tous les pauvres soldats qui sont morts sur la rivière Kwaï durant la Seconde Guerre Mondiale, qu’il est scandaleux de plaisanter sur ça, etc.

No comment…

Le pire advint pourtant lors de la parution réelle du texte, dans le premier numéro de Mercure Liquide, en septembre 2004. Cette fois-ci, personne ne vint rien me dire à moi, mais Marion (directrice de publication de la revue), vint un jour me voir, très embarrassée :
- Il faut quand même que je te dise, il y a plusieurs personnes qui sont venues me voir pour se plaindre que ton texte a des relents antisémites.
Je vous dis pas ma tête.
- Hein, quoi ?
- Ben oui, poursuit-elle, c’est à cause de la dernière phrase.

La dernière phrase : « En 2009, Brandon se fait prêtre. Il est crucifiée par les Juifs en 2011 » (La faute de genre est volontaire, Brandon changeant de sexe à chaque scène du texte ou presque).

- Attends un peu, je dis à Marion, tu sais comme moi que j’ai écris la première connerie qui m’est passée par la tête et que le titre a été ajouté a posteriori, justement à cause de cette dernière phrase !
- Je sais, mais on t’accuse de vouloir salir les Juifs en faisant perdurer l’idée que ce sont les Juifs et non les Romains qui ont assassiné Jésus.
- Mais enfin ! J’ai écris ça comme ça ! J’aurais aussi bien pu écrire « les Babyloniens » ou « les Chinois » !
Et Marion de m’expliquer que oui mais bon même si c’est involontaire de ma part je colporte un vieux préjugé contre les Juifs et qu’elle sait bien que je ne suis pas du tout antisémite mais que je devrais comprendre que certaines personnes, etc.

Je n’en veux pas à Marion. Nous venions de publier notre premier numéro, elle était encore toute débutante dans sa fonction de directrice de publication, encore assez jeune, et de fait vulnérable aux opinions de nos tous premiers lecteurs. Ce n’est que parce que j’avais sept ans de métier de plus qu’elle que j’avais appris à ne pas prendre en compte tout ce que tout le monde dit sur tout ce que l’on fait, et Marion l’a appris depuis. Peut-être ce jour-là d’ailleurs, car elle a fini par admettre que tout cela n’avait pas grande importance et que nous n’avions qu’à laisser cancaner les cancaneurs.

Mais quand même, ça m’a laissé matière à réfléchir.

Déjà, mettons les pendules à l’heure : je ne suis pas un spécialiste de la question mais pour autant que je le sache, d’après les Évangiles comme d’après L’homme qui devint Dieu (une biographie historique du Christ, écrite par Gérald Messadié, un écrivain que l’on pourrait difficilement qualifier d’antisémite sans faire preuve de la mauvaise fois la plus délirante), Jésus a certes été arrêté et crucifié par les Romains mais ceci à la demande insistante du clergé Juif, exaspéré par cet agitateur qui remettait en cause leurs institutions. Ceci est un fait à peu près historique (je dis « à peu près » à cause du flou qui persiste inévitablement quant à l’historicité de la vie du Christ). Et ce n’est tout de même pas davantage être antisémite de le dire qu’il n’est antieuropéen d’admettre que nous avons massacré les Amérindiens et réduit les Noirs en esclavage, ou antiallemand que de reconnaître que les Nazis ont assassiné je ne sais combien de millions de Juifs. Ce d’autant qu’il faudrait être sacrément dégénéré pour se servir d’un acte vieux de deux-mille ans, commandité par un petit groupe d’individus, pour incriminer un peuple tout entier (oui, je sais, les dégénérés existent, mais on ne les publie pas dans Mercure Liquide !).

Alors voilà où on en est : à cause d’un innocent délire sous pétard, à cause d’un innocent mot de travers, on se retrouve accusé de mépriser les combattants américains de la rivière Kwai ou d’être un odieux antisémite. La HALDE, la LICRA ou une autre de ces institutions pourraient même m’attaquer en justice pour « incitation à la haine raciale » à cause de La vérité sur le Christ, et compte tenus des excès délirants qu’ils font de leur (pourtant précieuse et nécessaire) mission, je m’y attends d’un jour à l’autre ! Et puis le CFCM pourrait aussi m’attaquer parce que, après tout, Jésus est un prophète reconnu par les Musulmans et que mon texte est presque aussi outrancier que les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Et tant qu’à faire j’encourage quand même une quelconque ligue Catholique à m’attaquer aussi, histoire de ne pas être en reste (parce que, après avoir tyrannisé le monde pendant mille ans, les cathos sont un peu mous ces derniers temps, vous ne trouvez pas ?). Et aussi les associations d’anciens combattants de 39-45 pour l’insulte faite à leurs collègues. Et puis le WWF doit bien pouvoir trouver quelque chose à dire sur l’image que je donne des pandas dans mon texte, et la SPA m’accuser de traiter les chiens comme un bien de consommation et non des êtres vivants… Et puis les féministes parce que l’image que je donne de la femme à travers le personnage de la mère est celle d’une femme soumise… Et aussi l’Ordre National des Pharmaciens à cause de la phrase « saleté d’apothicaire !».

...

Vous viendrez m’apporter des oranges en prison, dites ?

4 septembre 2008

Tout un sinéma !!!

Après que Costes se soit fait attaquer, il y a une dizaine d'années, par Dieu sait quelle ligue anti-raciste pour avoir... dénoncé le Front National en décrivant sur un disque les camps de concentration d'une France post-Le Pen (!) et que la HALDE ait dénoncé le muselage des chiens dits dangereux comme une « discrimination raciale » parce que tous les chiens doivent être muselés ou aucun sinon c'est raciste (!!), voilà que la LICRA, insatisfaite du tollé déjà fait autour de cette affaire, décide d'attaquer Siné en justice pour « incitation à la haine raciale (!!!) ».

Le fait est que la HALDE, la LICRA et leurs comparses sont une bande de trous de balles hypocrites et paranoïaques qui ne comprennent rien ni à l’humour noir, ni au second degré, ni au bon sens d'ailleurs, et que ces dégénérés mentaux foutent en l’air toutes les valeurs qu’ils sont censé défendre et leurs méthodes me font penser aux plus obscurs procès du stalinisme. Et qu’ils m’attaquent en justice pour propos homophobes (« trous de balles ») ou fascisants (« stalinisme ») si ça les amuse : je les emmerde, eux et tous ces pourris minables qui veulent nous vendre un totalitarisme idéologique au nom de la défense des droits de l’homme !

3 septembre 2008

Plus t'es splendide, plus t'es lucide !

Il est totalement glamour de tartiner son nutella sur du pain avec un couteau à poisson en argent !

(Méthode testée et approuvée par Shaomi, star dans sa salle de bain - dans sa cuisine en l'occurrence - qui garde ses lunettes de soleil pour dormir !)

2 septembre 2008

Touche pas à ma potasse !

« Au bout d’une demi-heure, je prends le parti d’interrompre l’honnête industriel.
- Monsieur, lui dis-je, le tableau que vous venez de m’exposer est tracé de main de maître, et je dois avouer que vous m’avez presque convaincu. Le moindre des produits chimiques prend dans votre bouche une valeur toute particulière, et je crois que les résultats que vous avez atteints jusqu’ici ne sont rien en comparaison de ceux que vous pouvez espérer. Je me permettrai cependant de faire mes réserves sur la potasse. Il me semble que vous ne rendez pas suffisamment justice à la potasse.
- Moi ? fait l’honnête industriel interloqué ; mais je n’en ai pas encore parlé !
- Justement. Votre silence est plein de sous-entendus hostiles. N’oubliez pas, Monsieur, que je suis ingénieur ; rien n’échappe à un ingénieur. »

Georges Darien, Le Voleur.

1 septembre 2008

La tentation de l'eau / 1 - Comme le temps qu'il fait

1- Comme le temps qu'il fait
2- Cartographie des conséquences
3- ???








comme le temps qu’il fait
ajourné, bercé
nuages ocres visionneuses

visionnaire, l’air
erre, dans l’hésitation
d’une maison ou d’un temple

silence au bout du tunnel
romance qui bat de l’aile
adultes nous veut le temps

deux mains face à face
choisir est ce que la vie impose
lorsque l’on implose, reste la prose

sans concentration, point de choix
nulle voie qui se démêle
ne t’inquiète pas, petite chouette

sans la voix, sans la prière d’hier
demain est un songe abstrait
retroussé du réel

comme le temps qu’il fait
je change sans cesse
bleu ciel, soleil, bruine & poussière

c’est deux, ou un
construire un nid ?
construire le temps qui passe 

qui saura où va la rivière
qui emportera sans bruit
la prière ?

les lèvres se déplacent
continuité rétroactive
relectures de l’intuition

tentation de l’eau, si forte
il faut délice & calice 
pour éveiller l’éternité

le voile des autres
derrière lequel
le voile de toi

comme le temps qu’il fait
comme le temps défait
l’eau m’a choisi

si le moment ne s’efface
le fantasme prend trop de place
tout se glace & nous dépasse

un train se déroule & coule
paysages bleus & enneigés
croisée devenue pilier

telle une statue
sans l’eau pour l’éroder
l’éloge de la fuite règnerait

tes vaguelettes, mes bandelettes
nos mots si maladroits
chut ! taisons ce qui n’existe plus

ne me laisse pas partir, tentation de l’eau
sois plus forte que 
la tentation du sable

28 août 2008

@ la nouvelle (et aux suivantes...) - deuxième partie


















je te veux danseuse, je te veux heureuse
je nous veux légers, ne sois pas peureuse
si ta joie n’est pas en ce lit douillet
pourquoi persister, pourquoi s’embourber ?

je ne suis là que pour quelques arcs-en-ciel
je ne suis là que pour tes étincelles
au moins transparent, je ne me cache pas
au moins galant, je ne te trashe pas

si ta danse est douce en ce partage-là
reste donc en piste & mmh... croque-moi
si ta danse est sombre & insatisfaite
reste mon amie & vole vers d'autres fêtes

j’ai trop bouffé de mélodrames
pour aimer encore à en perdre larmes
j’aime à jouer dans ta cour, princesse
mais sans nul chantage, sans nulle bassesse

25 août 2008

@ la nouvelle (et aux suivantes...)





















j'aime ton esprit de freak hypnotique
tes hanches savantes & électriques
mais rien, de ton verbe affiné à tes gestes moites
ne vaut l'amour que shiva me porte

si donc ma danse ludique ne te convient pas
va t'asseoir ailleurs, les bancs ne manquent pas
car ma joie sans borne est un rare cadeau
qui saura ravir d'autres beaux oiseaux

22 août 2008

Mariez-vous, faites des gosses, pourrissez-vous la vie !

Compte tenu de ce que j’observe, je me demande pourquoi les hommes et les femmes occidentaux persistent à se marier, à vivre en couple et à enfanter.

Le mariage est devenu une farce obscène (divorce à tous les coups).

La vie en couple est devenue un enfer (prise de choux à tous les coups).

L’enfantement est devenu un drame (séparation, mères célibataires et enfants perturbés à tous les coups).

Ne serait-il pas temps pour l’homme et la femme occidentaux d’admettre qu’ils sont devenus (à vie) des adolescents capricieux et individualistes et qu’ils sont de fait anthropologiquement inaptes à maintenir une relation dès qu’il s’agit de vivre ensemble et de fonder une famille ? Je ne dis pas que c’est bien ou mal, c’est juste un constat. Alors pourquoi s’obstiner à se rendre malheureux au lieu de reconnaître que nous rêvons tous d’être d’éternels célibataires (ou du moins de vivre le grand amour sans engagements ni responsabilités) ?

Non ? Très bien, continuez alors : mariez-vous et faites de votre mariage une farce grotesque, vivez en couple et faites de la vie de votre conjoint un enfer, faites des gosses et pourrissez-les ! On ira loin comme ça !

21 août 2008

Petite méditation avant de dormir...

Tiens, c'est vrai ça : pourquoi faudrait-il à tout prix « connaître » les gens pour leur vouloir du bien (et par extension, pourquoi faudrait-il être indifférent au sort des gens que l'on ne connaît pas) ?

Connaître, pas connaître... Quelle différence cela fait-il ? Au bout du compte, on est bien tous égaux face à la souffrance et à la joie...

16 août 2008

Mystique féline

Alors tout d’abord, je vous invite à vous assurer que le son de votre ordinateur est en marche puis à regarder la petite vidéo ci-dessous :


Outre que tout ça est assez hilarant et tout à fait choupinoux, je pense qu’il ne faut pas se méprendre sur le sens profond de ces mots !

« Oh my Dog,
Oh Long John,
Oh Long Johnson,
Oh Don Piano,
Why I eyes ya
All the live long day? »

Non, ce chat n’est pas sous acide et il n’a pas davantage besoin d’un psychanalyste.

Il est au cœur d’une révolution spirituelle !

Ce chat est en effet en proie à une crise mystique depuis plusieurs jours et les êtres qu’il invoque sont des divinités félines, inconnues de nous autres humains.

« My Dog » est, comme on dirait en anglais, « the Only Dog », le Chien Unique qui protège les chats. Quant à Long John, Long Johnson (le fils de Long John, selon la mythologie) et Don Piano, ce sont des sortes de Saints Protecteurs, qui guident et accompagnent les chats dans leur vie comme après leur mort.

Au moment où cette vidéo a été réalisée, le chat est dans une transe mystique depuis des jours et des jours (d’où son expression effarée), rempli par l’Amour et la Lumière du Chien Unique et des Trois Saints, qu’il contemple dans une extase indescriptible, oubliant de dormir et même de se nourrir !

Ainsi, dans un sursaut de lucidité, le chat réalise qu’il a perdu tout contact avec la réalité, et interroge ses Dieux afin de comprendre pourquoi il a été choisi, lui, simple chat parmi les chats, pour avoir l’honneur de voir Leur grâce et de Les adorer. D’où la dernière question : « Why I eyes ya all the live long day? » (que l’on peut grossièrement traduire par : « Pourquoi suis-je en train de vous contempler tout au long de cette éternelle journée ? »)

Puissent le Chien Unique, Long John, Long Johnson & Don Piano veiller sur vos âmes, amis lecteurs.

(La suite ici).

12 août 2008

Des perles et des cochons...

Une petite chansonnette écrite par Prince, que je publie à la mémoire des taliban(E)s sexistes, des anars-bien-pensants, des faux-humbles, des rebelles politiquement corrects, de ceux qui jugeaient sans chercher ni à connaître ni à comprendre, de ceux qui parlaient beaucoup mais ne faisaient rien, de ceux qui œuvraient pour le bien de l'humanité en buvant des bières dans leurs squats, de ceux qui détenaient l'incontestable vérité et qui - de fait - avaient tous les droits pour critiquer et humilier autrui, et de leurs compagnons antistes de tous bords. Paix à leurs âmes, qu'ils relisent La ferme des animaux de George Orwell et qu'ils reposent en paix...




If I leave my front door open
Would you come and visit me?
Just to slander my name hopin'
That I would pack my bags and leave
If I did would you remember
To feed the dove and clean the cage?
And never count in front of the children
Lest they die of old age

I don't really know
Why we have to go
Our separate ways
Whether or not we grow
After the seeds are sown
Only time can say...

Can I offer you baklava
Or a bagel with cream cheese?
Will we say grace to our father
Holding hands down on our knees?
Are we better off just fighting?
You on your side, me on mine
Are the words that i keep writing
Only pearls before the swine?

What makes men
Claim that you're a friend
When you're not at all?
They knock you down and then
They lift you up again
Just to see you fall...

But like a bird I'll keep on singing
A song that never leaves your mind
If nothing else you've taught me one thing:
"Never cast your pearls before the swine"

11 août 2008

Le but final...

Il nous a fallu deux-cent-cinquante-mille ans d'évolution pour le comprendre mais la véritable raison pour laquelle Dieu nous a donné des dents est pour que nous puissions déchirer les emballages en plastique qui entourent les objets qu'on achète.

3 août 2008

Bénis soient nos enfantillages...

Météo : tempête de soleil.

Marathon festif : vingt-neuvième jour (record explosé !). Ça finit par devenir une sorte de parcours initiatique : on n'en sort jamais tout à fait le même.


Bande son : Chromeo, The Knife, Hong Kong Counterfeit, Calvin Harris, Estelle feat. K. West, Annie, Nam:Live, Phoenix, Kitbuilders, Claire Diterzi, Prince, Avenue D., Dirty Sanchez, Mount Sims, Snax, Tiga, Chicks On Speed and more ! Merci à eux.

Grève terminée !
Reprise des négociations effective et en cours.
Reprise de l'activité : date inconnue.

(OhmyGodwasshecute!)

Problèmes du canapé à peu près réglés, mais il faut encore trouver un cours de Tamoul (ou de Kannada, ou de Malayam…)

Problème du dancefloor réglé : DV1 rules !

Phrase à méditer : « Plus t’es splendide, plus t’es lucide ! » (Bret Easton Ellis). Ça va plus loin que ça en a l’air !

Autel pour Caprica 6 à aménager en septembre.

Bonne nouvelle : il reste encore des freaks et des hippies au milieu du baisodrome ! Caprica 6, veillez sur nous : nous sommes leur seul espoir !

Pourpritude de l’agneau radieuse et irradiante. Groove à 100%.

Bénis soient nos enfantillages !

29 juillet 2008

Sénateur en manque de publicité

D'après Yahoo News :

« Le sénateur de l’Aube, Philippe Adnot, a semble-t-il effectué quelques voyages mouvementés, entre Troyes et Paris. Dans une question adressée début juillet à Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des transports, ce représentant s’inquiète quelque peu de la prolifération des « ordinateurs portables privatifs » dans les wagons TGV. Plus exactement, des libertés que prennent certains passagers sur ces PC (ou Mac) de consulter des « vidéos non autorisées à tout public ». « Ce type de projections, notamment à caractère pornographique, outre le fait qu'il peut porter atteinte à la liberté publique d'adultes non désireux, mais contraints de les voir en raison de la proximité de leur siège, porte certainement atteinte à celle des jeunes publics », explique le sénateur. L’intéressé qui veut protéger les jeunes publics « auxquels ce type de projections est interdit par la loi », demande ainsi au gouvernement s’il existe une réglementation spéciale pour remettre ces utilisateurs sur les rails ou si un texte est effectivement en préparation pour leur botter le train. »

Alors je suis bien d'accord pour dire qu'un enfant de trois ans n'a pas nécessairement besoin d'assister à une fellation sur PC pour s'épanouir sereinement, mais doit-on vraiment légiférer encore et toujours, plutôt que de laisser les gens s'arranger entre eux sur ce genre de choses ?

Voilà en tout cas ce qui se passe lorsque les médias ignorent trop nos sénateurs : ils trouvent une absurdité pour se faire un peu de publicité et racoler au passage les milieux conservateurs, et nous héritons d'une nouvelle loi visant à restreindre nos libertés individuelles. Pourquoi ne pas, tout simplement, interdire la pornographie en France et, tant qu'on y est, remettre au goût du jour la loi pénale révoquée en 1791, qui condamnait fermement la sodomie ? Je suis certain que ce genre de mesures suffirait à faire entrer un sénateur dans l'Histoire !

Mesdames et messieurs les journalistes, je vous en supplie : n'attendez plus que nos sénateurs se sentent délaissés pour parler d'eux ! Faites des articles sur leur look, sur leurs enfants, sur les recettes de cuisine préférées de leurs femmes, sur leurs vacances à la mer, sur ce que vous voudrez… Mais par pitié, faîtes-leur de la pub avant qu'ils ne soient acculés à proposer des lois !

28 juillet 2008

La vérité sur le Christ

























- Brandon ! Va sauver le chien !
- Peux pas, j’ai mes devoirs à faire !
- Bon… appelle les policiers, alors !
- Peux pas, j’ai ma météo à revoir !
- Tant pis : ce panda géant de la rivière Kwaï va dévorer Médor.
- On en achètera un autre…
- Le cours du chien est cher.
- Pense-tu ! Madame Melonveau en vend un en pack avec un vase rempli de perles de merde : 200 euros.
- Bon… mon fils, c’est bien grâce à toi que cette famille survit…
- Je sais, Papa. Maintenant, sois gentil et va balayer la cour.
- Oui, Brandon.


Le père sort par la porte, puis la mère entre par la fenêtre.

- Brandon !
- Mère ?
- J’ai froid.
- Mettez un pull.
- Vraiment ? Vous pensez que…
- Mettez un pull, je vous dis !
- Bon… si tu le dis.
- …
- …
- Mère ?
- Oui ?
- …
- Pardon ! Merci, Brandon.
- Ce n’est rien. Va nettoyer la baignoire, à présent.

Une heure quatorze plus tard…

- Alors, fils, cette météo ?
- D’après moi, il va faire beau demain soir.
- Mais c’est vrai, ça ! Quel savant tu es !
- C’est faux !
- Mais… Brandon…
- J’ai échoué mon précédent test en météo !
- Oui, mais… en découpage de verrues, tu as eu 21 sur 20, c’est très…
- Ne m’interromps pas, chien !
- Pardon, Madame.

Le client s’en va, Brandon se touche le bout des tétons et crache au sol.

- Saleté d’apothicaire !

Sarah entre.

- Brandon.
- Oui, sœur ?
- C’est confirmé, maintenant.
- Quoi ?
- Je suis enceinte de Papa.
- Qui est le père ?
- Pyrame, l’esclave du voisin.
- Bien ! Lorsque Papa renaîtra, tu le mettras dans une couveuse, et nous le clonerons en septembre.
- Oui, sœur.
Brandon sort un pistolet du tiroir bleu caché sous le lave-vaisselle.
- Prend ça.
- Dois-je…?
- Oui : cette comédie a assez duré !
Sarah tire.
- Aaaaaaaaaaaah !!!

Le plombier s’écroule.

- Mère !

La mère entre.

- Brandon ?
- Jette ce cadavre dans la benne recyclable, et répare le bidet.
- Oui, chéri.

Onze mois plus tard, Brandon se fait prêtre. Il est crucifiée par les Juifs en 2009.

27 juillet 2008

Sassy Shaomi!

& ce jour-là je jure
Que si j'arrive un jour à te coincer entre quatre murs
Je ferai hurler ton murmure
Car la liste des choses que je veux te faire
Est plus longue qu'un ticket de supermarché de famille nombreuse

Extrait de Fragments Nocturnes.

23 juillet 2008

Islam à deux vitesses ?

Pourquoi, dans le couple musulman que j'ai vu hier, la femme portait-elle un voile intégral et une longue robe noire alors que son mari, lui, était en baggy, casquette, t-shirt et baskets (et la barbe rasée, en plus !) ?

Respecter la tradition et la culture, moi je veux bien : mais c'est tout le monde ou personne, non ?

18 juillet 2008

Tendance ?


Shaomi dort avec ses lunettes de soleil et se demande si les pommes sont désormais plus tendance que le lait concentré sucré ?



17 juillet 2008

Des femmes et des enfants hurlaient de joie...

D'après Yahoo News :
« Aniche, France – Un enfant de 10 ans a poignardé son père après que celui-ci a frappé sa mère, enceinte. Rentré ivre au domicile familial, le père a frappé sa femme devant ses enfants. L’un d’entre eux, âgé de 10 ans, aurait alors saisi un couteau à steak et porté un coup au thorax de l’homme. Le jeune garçon se serait ensuite rendu chez les voisins, lesquels ont alerté les secours. Hospitalisé à Lille, l’homme, dont les jours ne sont pas en danger, devrait sortir sous peu. L’enfant devrait quant à lui faire l’objet de mesures éducatives. »

Il est évident que la justice française est trop molle : le pauvre homme devrait toucher une allocation à vie en récompense de son comportement exemplaire, sa femme devrait être lapidée pour l'avoir incité à la battre, et l'enfant devrait être émasculé et condamné à la prison à perpétuité pour avoir osé attaquer son père… 

Et pendant ce temps, Nicolas Sarkozy déclare qu'il ne « négociera jamais avec les Talibans... ». 

Vive la République, vive la France !

13 juillet 2008

Metrosexuality

Une péniche, berges du Rhône, hier soir :
Une fille : Tu te rends compte : j'ai vingt-six ans et je sors avec un mec qui a trente ans ! T'imagines ? La classe !

***

Plus tard, la même péniche :


Moi : Non mais là je fais un petit break, tu vois...

Une autre fille : T'hallucines ! T'as vu les gadjis qu'y a ce soir ? T'as trop moyen en plus, fonce !

Moi : Oui mais à la fois tu sais, là je sors d'un marathon de six ans : j'ai enchaîné non-stop quatre histoires dont les trois plus importantes de ma vie, j'apprécie la pause...

La fille : Mais tu t'en fous ! Vas-y : nique ! Faut s'éclater dans la vie !

***

Durant la semaine :

Une fille : Il m'a envoyé un mail adorable me disant qu'il aimerait beaucoup qu'on fasse l'amour un de ces jours. J'ai répondu que j'étais OK mais qu'il fallait qu'il négocie ça avec sa copine d'abord parce que moi je veux pas d'ennuis avec elle, tu vois ?

***

Samedi dernier :

Un mec : Ah ouais Meetic c'est bien pour des plans culs mais quand même tu tombes sur des tarées !

***

Samedi dernier, plus tard :

Une fille (trente-deux ans, maman) : Non, en ce moment je m'éclate, je me fais des plans culs.

Moi : ...

La même fille : Vraiment je trouve ça trop cool ! Tu t'en branles, tu t'éclates !

***

Samedi dernier, trop tard :

La même fille : Allez, sérieux, viens !

Moi (en pensée) : Je vomis tout de suite ou plus tard ?

***

Une soirée à la campagne, il y a quinze jours :

Un mec : Ouais l'autre soir j'ai réussi à choper le mail d'une meuf super belle. Du coup, qu'est-ce que tu en penses : est-ce que tu crois que je dois customiser mon adresse mail pour la contacter ?

Moi : « Customiser ? »

Un Mec : Ben ouais, est-ce que je dois utiliser mon vrai mail ou en créer un, genre un peu plus glamour ?

***

Plus tard, la même soirée :

Un mec très intello : C'est super ce que fait Alan Parker !

Un autre mec très intello : Ah ouais, Alan Parker, j'écoutais ça à l'époque !

***

Encore plus tard, toujours la même soirée :

L'autre mec, toujours très intello : Putain mais c'était quoi la chanson d'Alan Parker, déjà ?

***

Et tout au long de la putain de même soirée à la campagne (l'anniversaire de deux photographes, en l'occurence) :

Une meuf : Ah mais t'es pas photographe ?

Une autre meuf : T'es photographe, toi, non ?

Un type : Ah ? Mais je pensais que t'étais photographe !

Une troisème meuf : C'est fou, j'étais persuadée que t'étais photographe !

***

Et pour changer, une fois par semaine environ :

Une meuf ou un mec : Ah ! Mais c'est toi Madcap ? Mais t'étais pas parti à Marseille [ou un truc du genre...] ?

Moi : Les nouvelles vont vite !

La même meuf ou le même mec : Comment ça se fait que j'ai tellement entendu parler de toi ?

Moi : Je sais pas, j'étais pas là.

12 juillet 2008

Là, maintenant...

d'un clin d'œil s'éveille
à sa toile illuminée par d'étranges petites lucioles radioactives
& concrètes

Sinon, & ça n'a rien à voir...
La société occidentale m'a démontré aujourd'hui (si tant est que cela reste encore à démontrer) qu'elle avait perdu tout sens du bon sens. Mon futur exil en Inde n'en prend que plus de sens.

& quant à l'attitude :
"You think i'm serious about attitude? This is just the most delicious game, but still... it's just a game!"

11 juillet 2008

Yuk !

Le jus de radis noir est la chose la plus épouvantable que j'aie jamais goûtée !

Je vomis tout de suite ou plus tard ?

27 juin 2008

Frederic W. Taylor

(elle)
- J’aimerais te dire un truc qui risque de te blesser…
(lui)

- Alors ne dis rien ! Par pitié ne dis rien !

(elle)

- J’aimerais te dire un truc qui pourrait nous éloigner l’un de l’autre.
(lui)

- Pourquoi faire ? N’y en a-t-il pas déjà assez ?

(elle)

- J’aimerais te dire un truc mais ça va te mettre en colère.
(lui)
- Tout cela est contre-productif…

25 juin 2008

Le meilleur groupe du monde... et personne ne l'a su !

Qui se souvient encore de Novo Navis ?

Et pourtant…

Retour en 1999 : après un EP remarquable (Back!, paru sous le nom de Navis), le trio Novo Navis, composé de deux Français et une Japonaise, envoyait dans les bacs une petite perle nommée Populations : un album « polyglotte » (Français, Anglais, Japonais) qui devait connaître un cuisant échec commercial et être oublié tout aussi vite.


Et pourtant…

Des centaines de disques que j’ai achetés et téléchargés dans ma vie, Populations restera toujours l’un des plus marquants. Je suis littéralement, à l’époque, tombé fou amoureux de cet album. Près de dix ans plus tard, je l’écoute toujours avec le même émerveillement. Alors oui, c’est un coup de cœur perso, mais au delà de ça je crois que Populations est l’une des plus tragiques histoires de flop de l’industrie musicale française. Parce que, comment dire… il se passait vraiment quelque chose de spécial.

Novo Navis était un groupe difficile à catégoriser : globalement electro (mais quel sens a encore ce mot ?), instrumental et vocal à la fois, un penchant assumé pour la house music, un humour constant, un son un peu étrange, décalé et pourtant en phase avec son époque… Populations est une toile d'araignée musicale eclectique mais cohérante. Tout commence avec trois titres assez trip-hop, portés par des mélodies vraiment exceptionnelles, suaves et envoûtantes. Puis Populations bascule dans des expérimentations pop fantaisistes, un peu dandy, où se mêlent machines et guitares sèches (c’était avant Mirwais) ; vire à une house indo-bollywoodienne ponctués de commentaires hilarants sur la faune des îles Galapagos ; enchaîne avec une techno de free-party ; se calme le temps d’un long interlude folk et planant ; puis repart de plus belle avant de finir en beauté avec un instru electro-funk digne de Prince ou George Clinton (et glissée au milieu de tout ça : une reprise de… Robert Palmer !) Et puis il y a mon petit chouchou : Milles choses à faire. Une chanson sensible, qui faisait alors tant écho à ma vie de petit animal urbain, qui courait en tous sens et compensait le speed de la grande ville par un mélange de suractivité et de rêveries.

C’était début 2000, j’avais vingt-trois ans et j’ai découvert ce disque par hasard, vraiment par hasard. Il a bercé mes matinées et mes nuits pendant des mois, à cette époque où j’avais justement mille choses à faire. Populations m’a porté, réveillé, nourri, amusé et emporté, au point que je le considérais presque comme mon petit antidépresseur secret, un de ces chamallows musicaux, un peu comme Post de Björk et Big Calm de Morcheeba, mais en plus sportif (lol !).

Il y a les disques excellents, que l’on aime parce qu'ils le sont. Mais de temps à autre, rarement, il y a ces disques qui vous marquent, qui font partie de votre histoire et de celle de vos proches, qui vous emmènent loin et qui vous font vraiment, profondément, quelque chose. Populations fut pour moi de ceux-là.

Ignoré par ce monde ingrat, Novo Navis fut de ces groupes qui ne durent qu’un album et disparaissent. Il n’en reste aujourd’hui qu’un myspace posthume. Heureusement, ses trois membres ne se sont pas laissé abattre : la chanteuse Ai va désormais solo sous le nom de Ai-planet et ses mélodies n’ont rien perdu de leur magie. Quant aux deux autres compères, ils ont formé un nouveau groupe, Soda Pop Kid, qui distille une pop raffinée à la Scritti Politti.

Alors voilà : en 1999, Novo Navis était le meilleur groupe du monde, et Populations le meilleur album de l’année !

Jusque-là, personne ne le savait.

Maintenant, vous n’avez plus aucune excuse !

Liens :

Le myspace de Novo Navis.
Le myspace de Ai-planet.
Le myspace de Soda Pop Kid.
Populations (CD) sur Amazon.fr.

23 juin 2008

Une logique implacable

D'après Wikipedia :

« Raoul Villain, (…) est un nationaliste français, assassin de Jean Jaurès. (…) Après cinquante-six mois de détention préventive, il est acquitté lors de son procès, le 29 mars 1919, les jurés ayant estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès doit même payer les frais du procès. »

Oui, ça c'est sûr : si on n'avait pas fait la guerre, on n'aurait pas pu la gagner ! Dans la foulée, si Hitler n'avait pas envahi l'Europe, nous n'aurions pas gagné la seconde guerre mondiale. Quel dommage que Hitler n'ait pas vécu pour être décoré à Nuremberg...

1914-1918 : seize à dix-huit millions de morts et plus de vingt millions de blessés pour entendre... ça !!! :-(

22 juin 2008

Justin Chien

Après La malédiction du plombier-garou, voici un second texte jeune public écrit fin 2005, un texte que j'affectionne tout particulièrement.

JUSTIN CHIEN

Voici Justin.
C’est un chien.
Justin Chien, donc.

Pauvre Justin.
Toi aussi, tu t’es fait avoir par son nom.
Ce n’est pas « juste un chien. » C’est « Justin Chien. »
C’est comme cela qu’il s’appelle.

Dans la ferme où il vit, Justin est le seul chien.
Il aime bien les poules et les moutons et les chats et les cochons et les vaches, mais…
Il aimerait bien avoir d’autres amis chiens.

A chaque fois que Justin se présente à un autre chien, il dit :
« Bonjour, je suis Justin Chien. »
L’autre comprend : « je suis juste un chien. »
Qui voudrait être l’ami de « juste un chien » ?

Quand un animal de la ferme le présente à un autre chien, il dit : « je te présente Justin Chien. »
Et l’autre chien répond, déçu, « Oh… C’est juste un chien. », puis il se détourne.

Qui voudrait être l’ami de « juste un chien » ?
Personne.
Parce qu’à la télévision, ils disent tout le temps qu’il faut être exceptionnel ! Et tout le monde croit ce que dit la télévision.
Alors, quand on est « juste un chien. »

Justin trouve que ses parents, monsieur et madame Chien, n’ont pas été très malins.
Ils auraient pu le nommer « Médor », ou « Rex », ou encore « Pyrame », comme tous les chiens.
Mais ils trouvaient que « Justin », c’était joli. Parce que c’était le prénom… d’un animateur de télévision.
Quelle erreur ils ont fait !

Justin est donc un chien très malheureux.
Les vaches essaient de le consoler en lui disant qu’il est très intelligent.
Les cochons essaient de le consoler en lui disant qu’il est très beau.
Les chats essaient de le consoler en lui disant qu’il est très grand et très fort.
Mais Justin veut des amis chiens, et une madame chien, pour lui tenir compagnie.

Un jour, Justin voit à la télévision qu’il faut se relooker, pour se faire des amis et être exceptionnel.
Alors Justin se teint la fourrure en rose.
Puis il va ainsi rencontrer les chiens du voisinage.
Et tous se moquent de lui : « Ha ! Ha ! Ha ! Un chien rose ! »

Un autre jour, Justin voit à la télévision qu’il faut être riche, pour se faire des amis et être exceptionnel.
Alors Justin vole de l’argent au fermier, et s’achète un collier en or.
Mais les chiens du voisinage sont jaloux du collier, et ils le regardent de travers.
Puis le fermier comprend comment Justin s’est offert son collier, alors il le gronde, et confisque le collier pour se rembourser.

Un autre jour, Justin voit à la télévision qu’il faut voyager, pour se faire des amis et être exceptionnel.
Alors Justin part seul sur les routes.
Il a froid et faim pendant une semaine, et revient tout maigre et tout sale.
Lorsqu’il va voir les autres chiens, tous trouvent qu’il a l’air d’un chien de gouttière et refusent de lui parler.

Un autre jour, Justin voit à la télévision qu’il faut bien parler, pour se faire des amis et être exceptionnel.
Alors il invente tout une série d’aboiements très sophistiqués, avec beaucoup de syllabes.
De telle manière qu’aucun chien ne comprend plus ce qu’il dit, et que tous le prennent pour un fou.

Décidément, Justin enchaîne les échecs. Un jour qu’il se confie à un jeune agneau, l’agneau rit et lui dit qu’il est bien naïf.
« Si les gens arrêtaient de croire les bêtises qu’on leur dit à la télévision, le monde se porterait bien mieux ! »
« Comment saurais-tu cela, toi qui n’est qu’un bébé mouton ? » répond Justin, vexé.
« C’est justement parce que je suis petit, que je sais que la seule façon de se faire des amis est d’être gentil avec les autres. »

Justin songe toute la journée à ce que lui a dit l’agneau.
« Comment être gentil avec les gens s’ils ne veulent pas vous parler ? » gémit-il à haute voix.
Un moineau l’entend, et lui adresse ce conseil.
« N’attend pas que les gens s’intéressent à toi pour être gentil avec eux, voilà tout ! »

Justin décide alors de suivre les conseils de l’agneau et du moineau.
Il aide les vieilles dames chiens à traverser la route.
Il se mêle d’une dispute entre deux chiens, et les convainc de se réconcilier.
Il aide à se libérer une jeune dalmatienne, qui s’est emmêlée les pattes dans sa laisse.
Il partage son os avec un chien mal nourri par son maître.
Etc…, etc…

Et ainsi, pendant une semaine, Justin fait le tour des fermes en apportant son aide…
Sans jamais se présenter.
Bien sûr, tous les chiens du voisinage commencent à se demander qui est ce chien mystérieux, qui est si gentil avec tout le monde.
Et bien vite, ils apprennent dans quelle ferme il vit.

Un beau jour, tous les chiens vont à la ferme de Justin.
« Mais qui es-tu, toi qui es si bon ? », lui demandent-ils.
« Je suis Justin Chien », répond Justin.
Mais cette fois-ci, personne ne se détourne.
« Mais non, tu es bien plus que cela ! » disent les autres chiens.

Justin peut enfin leur expliquer que Justin est son prénom, et qu’en effet, il n’est pas « juste un chien. » Puis il leur raconte ses mésaventures.
Tous les chiens se retrouvent confus de l’avoir ignoré pendant si longtemps. Ils comprennent que quelqu’un n’a pas besoin d’être « exceptionnel » pour que l’on s’intéresse à lui ! Et que la télévision les a donc induits en erreur !

Ainsi, aujourd’hui, Justin Chien a beaucoup d’amis chiens.
Il s’est même marié avec la jeune et jolie dalmatienne.
Ils ont eu de jolis petits chiens… et ils ont bien réfléchi avant de choisir leurs prénoms !

C’est depuis cette époque que les chiens ont compris que la télévision enseignait beaucoup d’âneries, et qu’ils ont cessé de la regarder.

Si tu ne me crois pas, vérifie autour de toi : as-tu déjà vu un chien regarder la télé ?

13 mai 2008

La nuit où j'ai assassiné l'amour...

« It's cold outside, the night love died
On the night you murdered love »
ABC, The Night You Murdered Love.

J'ai assassiné l'amour et je suis le roi des cons ;-(
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